Mardi 8 mai 2012
2
08
/05
/Mai
/2012
14:49
Appel à rassemblement de soutien ce mercredi 9 mai, à 18h, devant la préfecture.
DECLARATION DU COLLECTIF 37
DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS
Rassemblement du 9 mai 2012 Place de la Préfecture
Nous, Collectif 37 des Travailleurs Sans Papiers, et notre Comité de soutien, avons appelé à ce rassemblement afin de
remettre au Préfet les 2020 signatures recueillies à la pétition demandant que nous soient délivrés à nouveau des titres de séjour qui nous permettent de travailler, et de participer ainsi
pleinement à la prospérité du pays dans lequel nous vivons, par notre travail, nos cotisations sociales et nos contributions fiscales – comme c’était le cas jusqu’à ce que nos permis de séjour
nous soient injustement retirés.
Ces nombreuses signatures témoignent de l’existence d’un courant d’opinion qui, loin des idées fausses répandues ici
ou là contre la présence d’étrangers en France, partage le sentiment d’injustice à l’égard de la politique migratoire poursuivie depuis des années, et qui a transformé arbitrairement des
étrangers vivant régulièrement en France en «clandestins» - pour faire de nous les boucs émissaires de toutes les difficultés. Pour donner un exemple de ces idées fausses, et contrairement à la
déclaration du Secrétaire général de la Préfecture, affirmant que nous redonner des titres de séjour ne ferait qu’augmenter le chômage, ceux d’entre nous (ils sont 3) qui ont de nouveau un permis
de séjour ont immédiatement retrouvé du travail !
Après la défaite électorale de Nicolas Sarkozy, qui a incarné avec une particulière dureté le rejet de l’étranger,
nous entendons faire valoir nos revendications. Encouragés par tous ces citoyens qui partagent nos objectifs, nous voulons :
- que cessent la chasse aveugle aux migrants, les mises en rétention, les expulsions du territoire
français ;
- que cesse l’arbitraire dans l’attribution des titres de séjour ;
- que nous soit restitué notre droit au séjour et au travail ;
- que soient reconnus de façon pleine et entière nos droits sociaux, comme à tous les travailleurs de ce
pays.
ON VIT ICI ! ON BOSSE ICI ! ON RESTE ICI !