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  • : Alternative Libertaire 37 - Le blog du Collectif Alternative Libertaire de Touraine
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- 30-32 rue Giraudeau

- 115 bis rue Giraudeau

- 21 avenue de Grammont

- 59 quai Paul Bert

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- 110 rue de la Fuye

- Le Numéro 6 (avenue Stendhal).

Pour le reste du département : http://www.trouverlapresse.com

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 23:43
Ci-dessous, l’envoi à la presse de la Lettre Ouverte des résidents du CADA de Joué.
 
Madame, Monsieur,
 
Excédés par les contrôles policiers qui se poursuivent aux abords du CADA Adoma de Joué-lès-Tours, et qui ont eu comme conséquence les 23 et 25 janvier derniers de nouvelles arrestations de pères de famille,  mis en rétention puis libérés par les tribunaux, les résidents de nouveau s’insurgent contre ce harcèlement qui ne leur laisse aucun répit.
  
Ils adressent ce jour au Préfet d’Indre-et-Loire la présente “Lettre ouverte” (en pièce jointe et ci-dessous), et vont lui demander une entrevue. N’est-il pas temps que l’autorité préfectorale se rende compte que ce sont des êtres humains qui sont blessés et meurtris par sa politique de chasse aux étrangers ?
 
Merci d’informer le public de cette initiative.
 
 Comité de soutien aux résidents
 
 
 
      

LETTRE OUVERTE AU PREFET D’INDRE-et-LOIRE

par les résidents du CADA Adoma de Joué-lès-Tours

 

Monsieur le Préfet,

  

Lors d'une conférence de presse le 3 janvier 2012 et dans une lettre publique adressée à la police et aux Français nous disions ceci : Nous ne sommes pas des criminels ! 

  

Nous ne sommes pas venus en France pour vivre sur le dos des Français, pour profiter de leur argent. Nous voulons seulement le droit de travailler pour assurer nous-mêmes notre vie. 

Nous voulons juste vivre en sécurité. Nous sommes venus en France parce que nous avons été obligés de le faire pour vivre tranquilles. Dans nos pays, nous avons déjà beaucoup souffert, nous avons été tourmentés, blessés.

 

Nous ne sommes pas des criminels et pourtant vous continuez de nous faire suivre, de nous contrôler, de nous arrêter !

 

Vous voulez nous forcer à retourner dans nos pays mais vous ne pouvez nous assurer que nous y serons en sécurité pour nos vies.

 

Dans notre précédente lettre, nous disions aussi :

Nous voulons avoir une 2ème chance et commencer une nouvelle vie.

Nous ne voulons plus vivre dans la peur. Nous ne voulons pas que nos enfants subissent ce que nous avons vécu, nous voulons qu'ils aient une vie meilleure que la nôtre.

 

C'est pourquoi, Monsieur le Préfet, vous qui représentez  le pays qui  a vu naitre la 1ère Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen et la devise Liberté, Egalité, Fraternité, vous qui représentez un pays signataire de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales  et de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, nous allons solennellement vous demander de nous recevoir pour que nous puissions porter à votre connaissance les réalités qui nous ont contraints à l'exil et qui rendent impossible tout retour dans nos pays.

 

Les résidents du CADA Adoma

Joué-lès-Tours 6 février 2012

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 14:24

Communiqué du comité de soutien :

 

Procès politique et police des mots…

 

Depuis le début de ce procès, il était évident que sous couvert de diffamation, le ministère de l'Intérieur ne cherchait qu'à  interdire aux militants solidaires des sans-papiers de pratiquer librement leur devoir d'alerte, lequel peut consister, entre autres, à établir des comparaisons historiques, fût-ce avec les périodes les plus noires de notre histoire.

  

Ce procès n'est rien d'autre qu'une tentative pour masquer un procès politique sous les apparences d'un délit de droit commun : une diffamation. Cette tentative a volé en éclats une première fois, à l'audience du 5 avril 2011 du Tribunal Correctionnel de Tours, sous l'effort conjugué des prévenu-e-s et des multiples témoignages qui, les uns après les autres dans leur diversité, leur richesse et leur complémentarité ont tissé, heure après heure, une longue chaine d'évidences : qu'ils émanent d'historien, de juriste, de psychanalyste, d'enseignant, d'étudiant, d'anthropologue, de militant, de "témoin de l'Histoire", tous les témoignages avaient concouru à dire l'insupportable, l'inacceptable, en un mot l'infamie du présent :  l'infamie de la chasse à l'enfant, l'infamie de la chasse à l'étranger qui se déroule actuellement sous nos yeux et qui fait écho, -pourquoi le nier- à d'autres chasses à l'homme si vivaces encore dans nos mémoires.

 

Pour la 2ème fois, le 30 janvier 2012, cette fois à la Cour d'Appel d'Orléans, cette extraordinaire démonstration  a été faite, avec la même qualité d'analyse et la même force. Pour la 2ème fois donc, ce procès apparaît bien pour ce qu'il est : un procès politique !

 

D'autre part, une 1ère fois, le 5 avril, le Procureur de Tours avait admis une "nullité de procédure" : il ne pouvait plus maintenir la poursuite sur le 1er chef d'inculpation relatif à la distribution du communiqué de presse…en raison des erreurs sur les faits et dates contenues dans sa citation à comparaitre !

Il  reconnaissait également aux prévenu-e-s d'être de bonne foi, et parmi les 4 critères de la "bonne foi" qu'un tribunal peut exiger d'eux, et qu'on  pouvait leur accorder, à coup sûr,  les 2 premiers, à savoir la poursuite de " l'intérêt légitime"  et "l'absence d'animosité".

 

Le 30 janvier 2012, le procureur général de la Cour d'Appel d'Orléans a posé lui aussi qu'il ne poursuivait plus désormais que sur la diffusion du communiqué sur internet. Il a dit également admettre la bonne foi des prévenu-e-s sur les 2 critères cités précédemment. Il demandait en outre au tribunal d'Appel de confirmer la relaxe de l'une des 4 prévenu-e-s.

 

Ainsi, petit à petit, le contenu des charges qui pèsent sur les militants diminue. Le Procureur d'Orléans a même souligné qu'il  requiert avant tout  des "peines de principe", sans plus de précision… si ce n'est une invitation à confirmer les peines infligées par le tribunal de Tours.

 

Désormais le CONTENU POLITIQUE du procès s'impose de plus en plus, rendant chaque fois plus difficile le maintien de la forme juridique – le délit de diffamation -  dans laquelle on tente de le circonscrire.

 

La présidente de la Cour d'Appel a d'ailleurs posé d'entrée de jeu la nature politique de ce procès…pour mieux demander qu'on s'oblige à respecter le jeu juridique. Aussi plus personne n'est dupe.

 

Il est d'ailleurs d'autant plus intéressant de voir de plus près comment a été argumenté le motif de diffamation, cela  permet de prendre la mesure des restrictions actuelles à la libre expression des citoyens :

Il est reproché aux prévenu-e-s de n'avoir pas fait d'enquête suffisamment précise et approfondie, sur le modèle des enquêtes  des journalistes et selon les exigences qui sont habituellement posées à ces professionnels ! Un simple citoyen doit-il désormais être un professionnel de l'information pour pouvoir s'exprimer ?

On leur reproche également, bien que de bonne foi, d'avoir passé les clous ("d'avoir passé le droit") du fait du caractère "outrancier" de leur propos à l'encontre de certains fonctionnaires préfectoraux : ils ont non seulement évoqué Vichy mais, pis encore, parlé  de "nervis de Vichy". On a appris alors qu'il avait été établi par certains jugements de la Cour de Cassation que seuls les propos échangés par des "hommes politiques" pouvaient échapper à l'obligation de modération qu'on tente d'imposer à nos camarades !  

 A noter, au final, que c'est même essentiellement sur ce motif de propos immodérés qu'ils sont désormais incriminés !

 

Ainsi il y aurait à distinguer entre les "hommes politiques" reconnus comme tels, patentés en quelque sorte, et  les  militants et citoyens ordinaires qui, eux, tomberaient sous le coup de la loi… s'ils parlent politique librement et s'autorisent certaines comparaisons historiques !

Parler politique sans… modération (!) devient donc le droit (l'affaire et le pré carré !) de quelques personnes seulement, les professionnels de la politique institutionnelle !

 Et ainsi, pénaliser le fait de parler de Vichy, ce serait moins, pour le tribunal, une question de référence historique que le fait de souligner le caractère outrancier et outrageant du propos  en question ! Juste une affaire de modération de langage en quelque sorte !

 

Belle démonstration de toutes les subtilités auxquelles peut conduire la volonté POLITIQUE de transformer un propos politique en un "fait diffamatoire" et d'instituer - ce faisant - une véritable police des mots !

 

Belle démonstration surtout de ce que peut être un procès politique de nos jours lorsque se met en place la judiciarisation du politique et son corollaire : la pénalisation, la criminalisation des militants et tendanciellement de tous les citoyens qui osent parler librement !

 

Oui, monsieur le procureur général, il s'agit bien de principe. Vous affirmez, pour nos camarades, la nécessité d'une "peine de principe" et vous ajoutez : "les combats de principe, ce sont les plus beaux" !

En effet, monsieur le procureur général, et le principe auquel nous tenons, nous,  précisément, c'est qu'il ne saurait y avoir… aucune peine. Il en va de la liberté d'expression ! Prononcer une peine, fut-ce la plus légère, c'est encore…pénaliser et c'est précisément ce que nous récusons depuis le début.

 

Ce n'est pas un tribunal qui doit dire quelles sont les références historiques que tout citoyen a le droit et parfois le devoir d'invoquer ! Quelles que soient les arguties avancées, ce tribunal sera comptable d'avoir PENALISE le fait de faire certaine référence historique.

 

Ce n'est pas un tribunal qui doit définir ce qu'est un propos politique, ni qui a le droit de le tenir !

 

Nous demandons au tribunal de TENIR SON ROLE qui est, ici, de garantir la liberté d'expression!  Il ne saurait y avoir pour nous d'autre verdict acceptable que la RELAXE des 4 de Tours !

C'est le 26 mars à 14h à Orléans que la Cour d'Appel fera connaître sa décision.

 

 

Le Comité de soutien aux "4 de Tours", le 01 février 2012

 

Contacts : Patrick Bourbon : 02 47 63 27 06

                     Josée Benoit : 02 47 61 51 08

 

http://baleiniers.org

contact@baleiniers.org

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 17:37

Nouveau tract d'Alternative Libertaire

 

Sortir du capitalisme pour sortir de la crise

Les responsables et les profiteurs de la crise, ce ne sont pas juste les banquiers qui ont bâti des fortunes sur des bidouillages financiers, ce sont tous les capitalistes qui n’en finissent pas de faire payer les salarié-es pour augmenter leurs profits. Nous ne pouvons pas nous contenter de dénoncer les agences de notation et les spéculateurs boursiers. Nous ne pouvons pas nous contenter de durcir les règles du jeu ou de moraliser le capitalisme. La seule solution, c’est de se débarrasser une bonne fois pour toutes de ce système fondé sur l’exploitation et la domination.

Refuser de se soumettre aux marchés, refuser de payer la dette

A l’UMP comme au PS, les élites politiques pensent que la seule manière de s’en sortir, c’est de réduire les dépenses sociales, d’augmenter l’âge de départ à la retraite, de détruire les services publics et de saigner à blanc tous les salarié-es pour rassurer les prêteurs et les créanciers. Cette situation est insupportable ! Si les politiciens ont placé une confiance aveugle dans les marchés financiers et s’ils ont choisi d’augmenter la dette plutôt que d’augmenter les impôts des plus riches, qu’ils assument ! Il n’y a aucune raison pour que les travailleurs et les travailleuses, qui triment déjà pour enrichir leurs patrons, soient en plus obligé-es de payer l’addition ! Nous ne voulons pas nous serrer la ceinture pour remplir les poches de la bourgeoisie et il est hors de question que nous laissions les gouvernants liquider nos droits sociaux pour sauver un système à l’agonie. Le capitalisme est malade ? Achevons le !

Lutter sans attendre

Si nous les laissons faire, les capitalistes vont réduire nos salaires au minium et détruire nos retraites, comme en Grèce. Nous ne pouvons pas nous résoudre à encaisser les coups sans résister : contre-attaquons dès maintenant et organisons-nous pour reprendre nos vies en main. Si nous voulons sortir la tête de l’eau, il va falloir multiplier les résistances dans nos lieux de travail comme dans nos lieux de vie pour construire des contre-pouvoirs partout où les attaques se feront sentir. Contre les licenciements, contre les expulsions, contre les coupures d’électricité, nous devons nous serrer les coudes et entrer dans la lutte. Nous avons perdu la bataille contre la réforme des retraites car nous attendions trop d’un petit nombre de grévistes déterminés : si nous voulons gagner, c’est tous ensemble que nous devons agir !

Changer de système et changer la société

Les politiciens n’ont qu’un seul projet en tête : réformer le système afin de le maintenir en place. Et, pour cela, ils sont prêts à toutes les mesures d’austérité. De leur point de vue, peu importe que le chômage explose et que les services publics s’effondrent, du moment que les banques tiennent bon et que les actionnaires continuent à gagner de l’argent. Mais nous ne voulons plus de ce système injuste qui nous emmène droit dans le mur ! Contre la dictature patronale, nous revendiquons une économie sociale, directement contrôlée et organisée par la population. Le capitalisme n’est pas une fatalité et nous pouvons nous en débarrasser si nous commençons dès aujourd’hui à résister, à construire une alternative et à inventer une société réellement démocratique, bâtie sur la solidarité et débarrassée des oppressions.

 

tract PDF : http://alternativelibertaire.org/IMG/pdf/2012-01-24_crise.pdf

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 22:56

Procès en appel des 4 de Tours à Orléans le 30 janvier 2012 à 14h30 : La mobilisation continue

POUR QUE LA MOBILISATION SOIT MASSIVE ET DETERMINEE, LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX 4 DE TOURS VOUS INVITE A :


  • VOUS RENDRE NOMBREUSES ET NOMBREUX SUR PLACE LE JOUR MÊME A PARTIR DE 13h15,
  • A DIFFUSER LARGEMENT AUTOUR DE VOUS CETTE LETTRE, ET A NOUS COMMUNIQUER LES CONTACTS MEDIAS SUSCEPTIBLES DE SUIVRE L’AFFAIRE ET L’AUDIENCE A ORLEANS,
  • POUR CELLES ET CEUX QUI NE L'ONT PAS ENCORE FAIT, A  SIGNER LA PETITION EN LIGNE QUI AU 20 JANVIER 2012 A RECUEILLI 12.068 SIGNATURES INDIVIDUELLES ET CELLES DE 150 ORGANISATIONS, EN  VOUS RENDANT SUR NOTRE SITE : http://baleiniers.org/la-petition

ET VOUS POUVEZ AUSSI FAIRE UN DON.

En effet, le Comité de soutien doit assurer des frais de déplacement (avocates, prévenu-e-s, témoins) et autres dépenses. Nous lançons donc un appel à dons, que nous vous demandons de répercuter dans vos réseaux, qui peuvent se faire par chèque à l'ordre de SUD Solidaires, avec au dos la mention « soutien aux 4 de Tours », à adresser à Solidaires 37, La Camusière, Maison des syndicats, 18 rue de l'Oiselet, 37550 Saint-Avertin.

BREF RAPPEL : À l’initiative du ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, depuis juin 2010 quatre militants tourangeaux, Jean Christophe BERRIER & Muriel EL KOLLI du Collectif Soif d’utopieS et Chantal BEAUCHAMP & Abd-El-Kader AIT MOHAMED du RESF 37 sont poursuivis pour « diffamation publique » contre l’administration préfectorale : ils avaient dénoncé les méthodes utilisées dans la chasse aux sans-papiers et à leurs enfants, rappelant celles de la police de Vichy, en particulier l’utilisation par l’administration des fichiers de la « base-élèves ». De reports en délibéré au tribunal de Tours, le Procès en Appel (à la demande des prévenu-e-s et du Procureur) se tiendra finalement le Lundi 30 Janvier 2012 à partir de 14 heures à la 1ère Chambre de la Cour d’appel d’Orléans, 44 rue de la Bretonnerie à Orléans. (Plus d'infos sur notre site : http://baleiniers.org

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 23:38

Communiqué d'Alternative Libertaire

 

Violences policières : circulez, il n’y a rien à voir !

  Le 10 janvier, Wissam el Yamni mourait des suites d’un arrêt cardiaque survenu lors d’un tabassage policier en règle au cours de la nuit du nouvel an. Une dizaine de jours plus tard, à Aulnay, Abdel el Jabri succombait lui aussi à un arrêt cardiaque après avoir croisé le chemin de policiers. Deux noms qui s’ajoutent à la longue liste des victimes des violences policières.

Si l’historien Maurice Rajfus décompte près de 200 morts entre 1977 et 2001, leur nombre n’a depuis pas cessé d’augmenter : Abou Bakari Tandia, Zyed Benna, Bouna Traoré, Reda Semmoudi, Yakou Sanogo, Lamine Dieng… – les affaires se suivent et se ressemblent.

Il n’est désormais plus acceptable de parler de bavures alors qu’il s’agit clairement de violences volontaires voire de meurtres dont le caractère raciste est facile à démontrer. Ces homicides ne sont d’ailleurs que la partie émergée de l’iceberg : dans l’ombre se découvrent les humiliations quotidiennes des contrôles au faciès, les gardes à vue, les insultes et les conséquences désastreuses d’une politique carcérale impitoyable.

Les habitantes et habitants des quartiers populaires n’en peuvent plus de cette pression policière et de ces crimes impunis ; les proches des victimes s’organisent. En ce moment ont lieu les procès des policiers impliqués dans la mort d’Hakim Ajimi à Grasse en 2008 et de ceux impliqués dans la mort d’Ali Ziri à Argenteuil en 2009. Dans cette dernière affaire, comme le craignaient toutes celles et tous ceux qui se battent pour que justice soit rendue, un non-lieu a été requis par le procureur de Pontoise…

Alternative libertaire apporte son soutien aux proches des victimes et dénonce l’impunité dont bénéficient les responsables de ces crimes. Pour exiger vérité et justice dans le procès des policiers impliqués dans la mort d’Hakim Ajimi, Alternative libertaire appelle notamment à venir se rassembler ce vendredi 20 janvier à 18 heures à Marseille devant le tribunal de grande instance (6, rue Joseph Autran) et, à Paris, à la même heure, à la Fontaine des Innocents. Mettons fin au régime policier d’exception imposé au quartiers populaires !

Alternative libertaire, le 19 janvier 2012

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 16:18

La manifestation de ce samedi 14 janvier a été un succès, avec une forte mobilisation.

 

Article NR :

 

Grande manifestation pour les sans-papiers

 

Plus de quatre cents personnes ont manifesté hier dans Tours pour apporter leurs soutiens au collectif 37 des travailleurs sans-papiers et des résidents du Cada-Adoma.

Ils n'avaient pas été aussi nombreux dans la rue depuis plusieurs années. Hier, les militants de diverses associations, organisations politiques et syndicales, collectifs d'aide aux sans-papiers, aux sans-logements se sont retrouvés place Anatole-France à 15 h pour une manifestation de soutien aux travailleurs sans-papiers et des résidents du Cada Adoma. Plus de quatre cents personnes se sont donc rassemblées et ont manifesté jusqu'à la préfecture en empruntant la rue Nationale, la rue de la Scellerie et la rue Emile-Zola pour le retour vers la place Anatole-France.

« Le collectif des sans-papiers et les résidents du foyer Cada Adoma se sont associés pour appeler à cette manifestation. Et c'est bien, a expliqué hier avec le départ du cortège Chantal Beauchamp, l'une des animatrices du comité de soutien au collectif des travailleurs sans-papiers et membre de Réseau éducation sans frontière (RESF). Nous sommes là aujourd'hui pour les soutenir et demander à ce que les situations des uns et des autres soient réétudiées. Toutes ces personnes ont en commun d'être des demandeuses d'asile. Certaines sont en cours de procédure, d'autres ont été déboutées du droit d'asile. Beaucoup ont eu des autorisations de séjour avec autorisation de travail. Donc elles étaient en cours d'insertion et payaient des impôts. »
Lionel, Angolais, est de ceux-là. « J'ai travaillé sur de nombreux chantiers de la ville et depuis un an, on a refusé mon renouvellement de séjour donc de travail. Pourtant, je dois encore payer des impôts sur les revenus. » Dans le cortège, hier, Lionel était en tête.

Delphine Coutier

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2012/01/15/Grande-manifestation-pour-les-sans-papiers

 

 

Photos :

 

 

 

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 15:02

 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 14:33

Lettre ouverte des résidents du CADA de Joué-Les-Tours.

Ils  invitent à une conférence de presse qui aura lieu le mardi 3 janvier 2012 à 15 heures au CADA Adoma, 10 rue
du Chemin vert à Joué-lès-Tours, au cours de laquelle ils vous informeront des initiatives qu’ils comptent prendre, avec leur Comité de soutien composé de diverses associations et  organisations politiques et syndicales.

 

ON N'EST PAS DES CRIMINELS !

 

Adresse à la police et au préfet :

 

Nous voulons définitivement ne plus être suivis.

Nous voulons définitivement que vous nous laissiez tranquilles.

 

Les criminels, il faut aller les chercher ailleurs, ici, il n'y a pas de criminel.

 

Ne venez pas la nuit, comme un cauchemar !

Ne cassez pas nos portes !

Ne dérangez pas les rêves des enfants.

 

A chaque fois, vous dépassez les bornes, vous ne respectez pas nos droits.

 

A chaque fois que vous nous contrôlez, vous vous riez de nous, vous vous moquez de nous

parce que nous ne parlons pas bien le français, parce que nous sommes des étrangers.

 

Vous dites que nous vivons sur le dos des Français parce que nous n'avons pas de travail, que c'est les Français qui paient pour nous, même quand nous nous faisons soigner.

 

Ce que vous dites, c'est du racisme !

 

C'est une honte pour un pays comme la France !

 

Adresse à tous les français :

 

Ce que vous pensez de nous, ce que vous dites de nous, ce n'est pas vrai !

 

Dans nos pays, nous avons déjà beaucoup souffert, nous avons été tourmentés, blessés.

 

Nous ne sommes pas venus en France pour vivre sur votre dos, pour profiter de votre argent.

Nous voulons juste vivre en sécurité.

 

Nous sommes tous aptes au travail et nous voulons le droit de travailler pour assurer nous-mêmes notre vie, pour pouvoir nous soigner.

 

Nous sommes venus en France parce que nous avons été obligés de le faire pour vivre tranquilles.

 

Nous voulons, avec votre aide, avoir une deuxième chance et commencer une nouvelle vie.

 

Nous ne voulons plus vivre dans la peur.

Nous ne voulons pas que nos enfants subissent ce que nous avons vécu.

Nous voulons seulement qu'ils aient une vie meilleure que la nôtre.

 

 

Joué les tours, le 26 décembre 2011, les résidents du foyer Cada-Adoma de Joué les Tours

 

 

                                                  - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

« On se croirait revenu à l’époque de la guerre  »

article NR http://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/ACTUALITE/People/On-se-croirait-revenu-a-l-epoque-de-la-guerre#

  C’est un policier qui s’exprime. Un flic comme les autres, au commissariat de Tours. Dans un couloir, il confie à demi-mots son écoeurement. En cette fin d’année 2011, sur ordre de la préfecture, les effectifs de police sont mobilisés sur la chasse aux sans-papiers. Plusieurs policiers en témoignent : ils reçoivent des listes de gens à interpeller avec les adresses devant lesquelles il faut planquer pour les trouver. Parfois, la consigne porte sur un groupe de Roumains qu’il faut contrôler sans raison apparente. Plus tard, c’est devant un foyer Adoma qu’il faut guetter l’arrivée d’un père de famille arménien signalé en situation irrégulière. « On se croirait revenu à l’époque de la Seconde Guerre mondiale, ça me révulse, ajoute le policier. Les quotas, c’est une réalité. On nous demande de faire tant d’arrestations d’ici la fin de l’année. » La chasse aux sans-papiers est loin d’être terminée.  

Nouvelle République, Caroline Devos, 30 décembre 2011

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 18:22

Quelles solidarités avec les sans-papiers ?

  

Tel est le thème retenu pour la soirée de projection-débat, organisée par Chrétiens-Migrants, Cimade37, LDH37 et RESF37 le

 

Jeudi 12 janvier à 20 heures au Cinéma Les Studios,

rue des Ursulines à Tours, dans le cadre du CNP

 

En avant-première, Damien Mansion, réalisateur, présentera son film "PRENDRE SA PART", une coproduction Les Films de la Plume, Les Ateliers du Réel, TV Tours, avec le soutien de Centre Images et du CNC.

Ces portraits croisés de Rose-Marie, Chantal et Jean-Christophe, militants solidaires des « sans-papiers », décrivent leurs exigences de solidarité et de démocratie, et leur engagement pour l’égalité des droits. Leurs convictions sincères s'expriment au travers des associations, groupes et réseaux divers auxquels ils participent, par des actions complémentaires et convergentes.

Cela ne se passe ni à Calais, ni aux frontières de l’espace Shengen, mais à Tours, ville dont la réputation de calme et de sérénité est largement démentie par les faits dès qu’il s’agit de la vie des étrangers. En effet depuis plusieurs mois, une véritable chasse est ouverte visant à terroriser les migrants, hommes femmes et enfants : harcèlement policier autour des centres d’accueil pour demandeurs d’asile et de certains hôtels « ciblés », arrestations au pied des immeubles, envoi immédiat en centre de rétention, refus multipliés des titres de séjour pour études, pour se faire soigner, pour travailler

Le débat, qui permettra à tous de prendre la mesure de la situation intenable faite aux migrants dans notre département, sera animé par Catherine. Lison-Croze (LDH), Chantal. Beauchamp (RESF), Louis Barraud (Chrétiens-Migrants) et Geneviève. Fontaubert (Forum VIH). Un point sera fait sur les mobilisations en cours : faire respecter le droit à l’hébergement, au travail et aux soins des migrants, et soutenir les « 4 de Tours », 4 militants tourangeaux poursuivis en correctionnelle pour diffamation par Brice Hortefeux, et dont le procès en appel se tiendra le 30 janvier 2012 à 14 heures à la Cour d’appel d’Orléans.

 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 15:48
L’épine noire n°1, journal de contre-info sur Poitiers et ses environs / Décembre
 
 
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