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  • : Alternative Libertaire 37 - Le blog du Collectif Alternative Libertaire de Touraine
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  • : Nous sommes des militants et militantes anarchistes révolutionnaires et communistes libertaires vivant et travaillant sur Tours et son département.
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Mensuel Alternative Libertaire

Dans la ville de Tours, vous le trouverez aux adresses suivantes :

- 3 rue Nationale

- 1 place du Grand Marché

- 5 rue de Bordeaux

- 18 rue B. Palissy

- 30-32 rue Giraudeau

- 115 bis rue Giraudeau

- 21 avenue de Grammont

- 59 quai Paul Bert

- Gare SNCF

- 110 rue de la Fuye

- Le Numéro 6 (avenue Stendhal).

Pour le reste du département : http://www.trouverlapresse.com

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 21:56

Mouvement des logements, des papiers pour tous, appel à manifester Samedi à 14h, place Anatole France

 

UN JOUR VIENDRA....


Depuis quelques mois plusieurs occupations d'espaces publics ont lieu par des familles à la rue soutenues par des militants. Les pouvoirs publics ( mairie, préfecture, conseil général...) n'apportent toujours aucune réponse adaptée pour résoudre la situation.


Face à l'immobilisme des politiques, différents réseaux associatifs, sociaux et culturels ont été interpellés. L'ITS, les cinémas Studios, le Nouvel Olympia, le foyer de jeunes travailleurs ont pris position et soutenu la lutte sous diverses formes, apports financiers et matériels. Ces structures se sont engagées à participer à la pression exercée sur les pouvoirs publics.


En plus de leurs refus de dialogue, les autorités accentuent les différentes formes de répressions face aux populations en détresse : menaces de la préfecture sur les procédures de régularisations, tentatives d'expulsions des travailleurs sans papiers, et de familles logées en Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile, rafles autours des foyers d'hébergements, etc...


Les interventions musclées des forces de l'ordre s'intensifient également auprès du mouvement qui soutient ces familles dans leurs luttes : écoutes téléphoniques illégales, activations du plan vigipirate et de services de sécurité privée dans divers lieux publics, injures racistes et provocations.


Face à la violence de cette situation, les divers partis politiques de gauche et notamment le parti socialiste en cette période pré-électorale ne font part d'aucun positionnement politique.


Nous luttons pour la liberté de circulation et d'installation et revendiquons un logement et des papiers pour tous et toutes.


Nous vous appelons à une manifestation à Tours,
le samedi 3 Décembre à 14h place Anatole France


Le mouvement des papiers des logements pour tous et toutes, soutenu par Urgence un toit (SUD santé sociaux, RESF, LDH, AL37,NPA, EE-LV), Chrétiens Migrants, Des travailleurs sociaux professionnels ou en formation, et de nombreux individus révoltés


mouvementdeslogements@gmail.com, urgenceuntoit37@gmail.com

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 01:35

Tract jeunesse AL37

 

 

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 20:41

Mouvement des logements, des papiers pour tous (suite)

prochain rendez-vous est fixé demain Lundi à 9h, Quai Paul Bert (annexe de l'ITS).
Appel à rassemblement mercredi 30 novembre, à 17h, place Anatole France

Tract :

 

 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 23:16

Depuis plusieurs jours des familles et personnes sont à la rue, et une mobilisation se construit pour lutter contre l'inacceptable. Pas de logement ou de toit alors que dans l'un des pays les plus riches du monde il y a des milliers de logements vides. Pas de papiers en règles pour des être humains qui peuvent moins circuler aujourd'hui dans le monde que les marchandises, les frontières n'étant historiquement que des tracés aléatoires et des traits sur la carte. La liberté de circulation et d'installation reste pour nous quelque chose de fondamental et un droit aujourd'hui à reconquérir et à affirmer.

  Depuis quelques mois une convergence se construit entre des travailleurs sociaux de l'urgence sociale dépourvus de plus en plus de moyens, et des acteurs et actrices des luttes sur le logement ou le soutien aux sans papiers, et des collectifs se créent dans plusieurs villes de l’hexagone, avec rassemblements, manifestations, et occupations jusqu’en réquisition de lieux par l’action directe. A Tours un collectif "Urgence un toit ! " est créé et doit se développer dans ce cadre de construction de lutte en convergence. Aujourd’hui samedi, dans le cadre de l’occupation de l’Institut du travail Social pour y loger les familles et attirer à nouveau l’attention des pouvoirs publics, de la population, comme des futurs acteurs et actrices du travail social, s’est tenue une Assemblée Générale forte de nombreux et nombreuses participant-es :  des représentant-es associatifs, syndicaux, politiques (RESF, SUD santé-sociaux, LDH, Chrétiens migrants, Alternative Libertaire, NPA, EELV...) et nombre important d'étudiants-es et d’individus non organisé-es. C’est au delà d’un collectif un mouvement qui commence à s’affirmer, un mouvement qui réclame une vie décente pour toutes et tous, qui ne se cantonnera pas qu’à la simple revendication mais semble déterminé à offrir en acte et par la solidarité des conditions de vie autres que celles d’être à la rue dans l’indifférence et le froid.

Pierrot , Collectif Alternative Libertaire 37

 

Appel à rejoindre ce mouvement et continuer à renforcer cette mobilisation :

  Bonjour,
Aujourd'hui samedi 26 novembre à 15H00, s'est tenue la réunion des personnes demandeuses d'asile, ou sans papiers, et du mouvement "des logements des papiers pour tou.te.s".
Plusieurs commissions (Diffusion, Actions, Rédaction, Communication...) sont en place et seront au travail à partir de 14H00, au 21-23 quai Paul Bert,
à l'annexe de l'ITS, demain DIMANCHE 27 NOVEMBRE, réunion à laquelle tout le monde est invité.

Nous disposons de ces locaux (hébergement et organisation) suite à l'occupation de l'Institut du Travail Social, le vendredi 25 novembre, et ce jusqu'à LUNDI 28 NOVEMBRE, 10h00.
La semaine passée a vu la mobilisation prendre de l'ampleur, suite à différentes occupations et aux mobilisations qu'elles ont générées.
Nous appelons chacun et chacune à rejoindre ce mouvement.
A demain!

 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:41
PLATEFORME LOGEMENT DES MOUVEMENTS SOCIAUX

Le 12 mars 2011, nous étions des milliers, à l'appel de 37 organisations, mobilisés dans plus de 30 villes en France pour manifester contre la reprise des expulsions, les loyers chers et pour la production massive de vrais logements sociaux. Depuis la situation s'est encore dégradée et les expulsions de logement ont repris, jetant des familles à la rue, souvent sans même une solution d'hébergement puisque le nombre de nuits en prise en charge hôtelière a considérablement baissé, jusqu'à être réduite de moitié dans certains départements.

A l’entrée de la campagne électorale, qu'en est-il des 3.6 millions de personnes pas ou mal logées, des 4,4 millions de locataires HLM, des locataires et accédants modestes accablés par la cherté des loyers, des charges et de l’immobilier, de la majorité de la population qui a du mal face à la cherté du logement et la précarisation de ses habitants?

84 % des Français jugent insuffisante l'action des responsables politiques en matière de logement, pourtant cette question cruciale n’est pas une priorité dans la plupart les programmes électoraux pour la présidentielle.


Un contexte de précarité et d'inégalités sociales grandissantes...
Depuis plusieurs années, la situation financière de la majorité de la population se dégrade. D'après l'INSEE, le moral des Français est en berne.

Une hausse des inégalités sociales et de la pauvreté, du chômage et de la précarité
Aujourd'hui, la France compte plus de 8 millions de pauvres, soit 14% de la population. L'écart entre les plus riches et les plus pauvres, se creuse. Le niveau de vie des 10% les plus pauvres n'a augmenté que de 13.7% entre 1998 et 2008, soit un gain de 970 euros, alors que celui des 10% les plus riches a augmenté de 27.3 %, c'est à dire de 11 530 euros. Entre 2004 et 2008, les revenus des 0.01% les plus riches a augmenté de 33%, soit une hausse de revenus de 180 400 euros.
Avec la crise, les plans de licenciements massifs ont repris. Au deuxième trimestre 2011, 9.6% de la population active est au chômage. On compte 1.9 millions de travailleurs pauvres et le taux de précarité est passé entre 1984 et 2007 de 5.2 à 12.4.

Enfants, Jeunes, femmes, senior, handicapés et migrants sont particulièrement touchés...
Les moins de 30 ans représentent à eux seuls la moitié des personnes pauvres, le taux de pauvreté chez les 18 à 29 ans ne vivant pas chez leur parents est 17% pour 13% en moyenne de la population. Les personnes de plus de 75 ans ont vu leur niveau de vie baisser entre 1996 et 2008.
Au delà de l'âge, les femmes sont davantage touchées par la pauvreté que les hommes, leur taux de pauvreté est de 13.8% en 2008, celui des hommes de 12,2%. Enfin, les ménages immigrés ont un revenu de 24.8% inférieur à la moyenne nationale.


SE LOGER COÛTE DE PLUS EN PLUS CHER

Près d’un Français sur 5 éprouve des difficultés à payer son logement.
Entre 2000 et 2010, tandis que le coût de la vie à augmenté de 20%, les loyers HLM sont en hausse de 29%, les loyers privés ont en moyenne augmenté de 42 % et ont flambé à la relocation et les prix de l’immobilier de 107% !
Jamais le logement n’a été aussi cher, et disproportionné au regard des revenus de la grande majorité de la population.
Depuis 25 ans, le prix du logement a bondi. Les dépenses courantes de logement (regroupant loyer, énergie et charges) pour les résidences principales sont passées de 79 milliards d'euros en 1984 à 276 milliards en 2010.
Les dépenses liées au logement par rapport au revenu des ménages est en augmentation constante, il est est passé de 21.8% en 1984 à 33% en 2008, en moyenne. Pour les locataires du parc social, le taux d'effort médian pour le seul loyer est passé de 21.5% en 1996 à 30 %.


HAUSSE DES EXPULSIONS, DU MAL LOGEMENT, NON RESPECT DES LOIS :

Plus de 100 000 jugements d'expulsion par an
Dans ce contexte de logement cher et de baisse des revenus, les expulsions ont atteint un niveau record. Il y a eu 106 938 décisions de justice prononçant l'expulsion en 2009, soit une augmentation de plus d'un tiers en moins de 10 ans. Les expulsions par les forces de l'ordre ont, quant à elles, doublées en 2000 et 2009 pour dépasser les 10 000 expulsions par an. Depuis 2009, la loi Boutin a divisé par 3 les délais que le Juge d'exécution peut accorder, les limitant à un an. La précarisation du statut des occupants accélère également les expulsions.

Le retour du mal logement et des bidonvilles
Depuis 2000, le mal-logement touche plus lourdement : 685 116 personnes sont privées de domicile personnel et plus de 8 millions sont en situation de mal logement ou de réelle fragilité à court ou moyen terme ; 1,2 millions de ménages sont en attente de logement social, pour environ 400 000 attributions annuelles ; en effet 62.1% des ménages sont éligibles à un logement social.

La loi DALO mal appliquée par l’État
La loi sur le droit au logement opposable (DALO) avait pour but de remédier à cette situation, mais après plus trois ans, les résultats se font attendre. En décembre 2010, 59% des prioritaires n’étaient toujours pas relogés. Cette proportion monte à 70% en Île-de-France, où l’État bafoue le plus gravement la loi ; les régions PACA et Nord-Pas-de-Calais ne sont pas épargnées.

L’obligation d’accueil des personnes sans abris non respectée
Depuis 2009, l'article L 345-2 et suivants du Code de l'action sociale et des Familles prévoit l'obligation d'accueil des personnes et familles sans abris. En France métropolitaine, dans la deuxième moitié des années 2000, 133 000 personnes étaient sans domicile, dont 33 000 en très grande difficulté, entre la rue et les dispositifs d'accueil d'urgence.
Malgré cela, en mai dernier, le gouvernement a annoncé un recul de 30% du budget du logement d'urgence en hôtel, soit une diminution de 5 000 places hôtelières chaque nuit pour le Samu Social. Ce sont de plus en plus de personnes, y compris de familles avec enfants, qui se retrouvent exclues des dispositifs d'hébergement d'urgence.

Des attaques contre le statut des locataires
Depuis plusieurs années, les attaques contre les droits et la protection des locataires, entre autres définies par la loi de 1989 se multiplient. La loi MOLLE (loi Boutin de 2009) contient de sérieuses remises en cause. Pour les locataires HLM, le droit au maintien dans les lieux est attaqué ! Avec la multiplication des plans de rénovation urbaine et le « déplacement » des locataires, un locataire qui refuse 2 propositions de relogement peut être expulsé. La sous location se banalise …
Le parc locatif privé est particulièrement touché : sous location, baux de 3 mois et expulsion en hiver pour les « résidents temporaires », baux de 1 an (meublés), de 9 mois (étudiants), accélèrent la précarisation des locataires. Baux contre services rendus y compris des « services sexuels ».
Par ailleurs, les habitants qui font le choix d'un habitat léger, mobile ou éphémère (yourtes, caravanes, cabanes...) sont harcelés et ne sont que trop rarement reconnus et regularisés. Tandis que les Roms, les voyageurs, ou les habitants de camping à l’année sont marginalisés ou stigmatisés.

Et plus de 2 millions de logements vides
Parallèlement à cette situation dramatique, en 2010, l’INSEE a recensé 2.12 millions de logement vides en France, un record en 1983 le nombre de logements vacants en France était de 1,88 millions, tandis que la loi de réquisition reste inappliquée !


DES POLITIQUES PUBLIQUES RÉGRESSIVES

Malgré la crise et les difficultés grandissantes pour se loger, le gouvernement poursuit son offensive contre les droits des locataires et contre le logement social, mais il encourage l’endettement et la dépendance des accédants à l’égard des banques ...

Une Privatisation rampante du logement social
Le logement social, comme de nombreux autres secteurs, est en cours de privatisation. En 2003, la loi Borloo permet au MEDEF, et à des groupes financiers comme la Caisse d’épargne de prendre le contrôle des SA HLM (la moitié du parc). En 2009, la loi Boutin permet aux promoteurs de construire des logements sociaux, et leur ouvre la porte pour s’installer chez les bailleurs sociaux. Elle privatise l’autre moitié des bailleurs sociaux, les offices HLM, et les oblige à changer de statut.
Concernant les loyers, l’attaque est brutale, même si ses effets ne se font pas encore trop sentir. En 2004, les bailleurs obtiennent le droit de modifier les loyers et de les augmenter en fonction de l’emplacement et de la qualité du bâtiment. En 2009, cette possibilité devient obligatoire, ainsi que l’obligation de mettre en vente chaque année au moins 1% du patrimoine, et de définir un programme conséquent de démolition. La vente est censée pallier au désengagement de l’État en matière de financement des HLM

Le Désengagement financier de l’État
Alors que la pénurie de logements est criante, le parc social ne progresse que de 1% par an, c'est-à-dire moins vite que l'ensemble du parc. Les subventions d'Etat dédiées à la réalisation de logements sociaux sont en baisse chaque année. Alors qu'elles étaient d'1 milliard il y a 10 ans, elles sont passées en 2011 à 200 millions d'euros, déduction faite de la taxe sur les locataires créée cette année.
Le livret A, via la collecte par la Poste et les Caisse d’Épargne, est centralisée par la Caisse des Dépôts et Consignations. Il finance depuis 60 ans sous forme de prêts bonifiés, la construction de logements sociaux . En 2008, sa distribution est « banalisée » c’est à dire généralisée à toutes les banques. Aujourd'hui, les banques ont obtenu de garder à leur profit 35% de l’épargne populaire, voire 40. Plus de 37 milliards d’euros issus des livrets A sont désormais dans les caisses des banques, sans contrepartie, ou plutôt dans les circuits financiers spéculatifs et dans les poches des traders, des banquiers et des actionnaires.

Les allocations logements baissent également, elles ont été réduites de 240 millions d'euros entre 2010 et 2011 !
L’État se désengage aussi de l'hébergement, les crédits alloués ne sont pas à la hauteur des besoins et de plus en plus de familles, d’enfants, de malades, de handicapés, de personnes âgées, de femmes, de salariés, se retrouvent à la rue sans même un hébergement décent,  sans considération pour les souffrances qu’endurent les personnes à la rue.
Des maires continuent à bafouer impunément l'obligation de réaliser 20% de logements sociaux dans chaque commune, dans un délai de 20 ans. Entre 2002 et 2009, seules 50,3% des communes concernées par la loi SRU ont respecté les objectifs de financement de logements sociaux.

Au profit des bailleurs privés, des promoteurs et de l'illusion du tout propriétaire
Depuis son élection, Nicolas Sarkozy tente de vendre « la France des propriétaires ». Ce slogan est un échec complet car jamais le logement n’a été aussi cher, les locataires sont en grande majorité moins riches que les propriétaires occupants, et les crises financières ont limité les capacités. Heureusement cette politique n’a pas abouti pour l’instant, car l’endettement immobilier des ménages modestes aurait tourné à la catastrophe, comme on l’a vu aux USA ou en Espagne.
Ce discours de « la France des propriétaires » a davantage pour objectif de satisfaire les investisseurs. Ainsi pour le budget 2011, 1,32 milliards de cadeaux fiscaux pour l’investissement locatif, 500 millions d’euros pour les prêts à taux zéros déplafonnés, et un total de 150 milliards de d’allègements fiscaux (niches fiscales) c’est l’aubaine pour les plus riches…
Ces dernières années, l’État n’a cessé d’encourager la spéculation, les hausses de loyers, les sous statuts locatifs ou les programmes de rénovation urbaine et de réhabilitation des quartiers qui font grimper les prix, et chassent les couches populaires.
Ces politiques, loin de garantir un logement stable et décent pour toutes et tous, encourage et enrichi les spéculateurs, maintien la cherté des loyers, et installe toujours davantage de personnes dans la précarité.


REVENDICATIONS

A - Des mesures d'urgence :
Face à l’augmentation du nombre de sans-abris, à la réduction drastique des budget d’hébergement, à la hausse des expulsions locatives, nous exigeons des mesures d’urgence, à effet immédiat :

1.Un moratoire sur les expulsions locatives : il s’agit de suspendre toute expulsion locative en l'absence de relogement durable et décent.

2.Le respect de l’obligation d’accueil immédiat, digne, adapté et inconditionnel de toute personne sans logis jusqu’à son relogement et le développement de l'intermédiation locative à la place des hôtels jusqu'au relogement, conformément aux lois, et mobilisation des budgets publics nécessaires.

3.L'application et l'amélioration de la loi de réquisition, sur les logements et locaux vacants depuis plus de six mois, appartenant à de grands propriétaires, sociétés et personnes physiques, à l’initiative de l’État et de collectivités territoriales. Créer une obligation de déclaration de vacance et tripler la taxe sur les logements vacants. Mise à disposition d'office des biens vacants du domaine public.


B - Contre le logement cher:
Le logement cher asphyxie le budget des ménages, encourage les profits rapides, et crée une rente indue et contraire à l’intérêt général. C’est pourquoi nous demandons des mesures qui amènent au plus vite à une baisse des loyers, des charges, et qui découragent les profiteurs et les spéculateurs

4 Baisse et régulation des loyers dans le parc privé : baisse immédiate des loyers de 10% par un décret, et encadrement des niveaux de loyers à la relocation afin d’arriver à une baisse générale de 20%, dans un premier temps et dans l'objectif de revenir à un taux d'effort maximum de 20%.

5 Baisse de 20% des charges et des prix de l’énergie, tout de suite, puis gel des hausses supérieures à l’inflation, et renforcement du tarif social pour permettre aux précaires, chômeurs et travailleurs pauvres de vivre décemment.

6 Juguler la spéculation immobilière et foncière : Taxation des profits à la revente, arrêt de toutes les mesures de défiscalisation nouvelles et anciennes à l’investissement locatif non social, création de réserves foncières publiques notamment par préemption, en particulier sur les terrains devenant constructibles.


C - Un vrai logement social :
Les réformes se sont succédées depuis 2002, et sont en train de s’attaquer au cœur du logement social : par la baisse des financements, la dérégulation des loyers, la privatisation des statuts des bailleurs sociaux, les injonctions de vendre, de détruire … tandis que les loyers et les charges sont en forte hausse, et que la production de vrais logements sociaux reste insuffisante.

7 Gel des loyers dans les HLM  après une baisse immédiate, afin de revenir aux niveaux de loyers de 2000, compensé pour les bailleurs sociaux par la hausse des APL et des aides à la pierre, et la revalorisation du forfait charge dans les APL.

8 Création nette de 150 000  logements sociaux par an (PLUS, PLAI) et instauration d’un suivi de la production par année de financement, afin de mettre en place une véritable transparence sur les logements sociaux (traçabilité de la production et du financement des logements sociaux).

9 Le maintien intégral de la ressource du livret A, restitution à la Caisse des Dépôts et Consignations de l’épargne détournée à des fins spéculatives par les banques, afin de financer la réalisation des logements sociaux, et d’un programme massif de mise aux normes énergétiques des logements sociaux.

10 Abroger toutes les mesures de marchandisation du logement social prises depuis 2002, et retour à la situation antérieure en supprimant :

les CUS (Convention d’utilité sociale), qui impose la vente massive des HLM, le renforcement de la démolition et de la spéculation sur les terrains nus, la dérégulation progressives des loyers HLM (conventionnement global de patrimoine),

l’instauration d’un actionnaire majoritaire dans les conseils d’administration des SA HLM, et la privatisation rapide des offices HLM (règles de comptabilités privées)

la délégation aux promoteurs de la réalisation des logements sociaux


11 Mettre en œuvre et renforcer la loi SRU:
Retirer la compétence des permis de construire aux communes qui ne respectent pas l’obligation de réaliser sur 20 ans 20% de logements sociaux,

Obligation d’atteindre dans chaque commune 25% de vrais logements sociaux par commune sur 20 ans.

12 Créer un service public du logement et mobiliser les budgets publics nécessaires, pour mettre en œuvre ces dispositions


13 abroger la loi Boutin qui fait du logement une marchandise, qui accélère les expulsions locatives, qui précarise les locataires, qui retire le droit au relogement des habitants de taudis, qui réduit les moyens de financements du logement social , qui soutien la spéculation et l’exploitation des locataires …


D - Renforcer les droits des habitantEs :
Les habitants sont de plus en plus méprisés et considérés comme des marchandises : ils doivent être mobiles, c’est à dire être mis à la porte plus vite, les statuts locatifs se morcellent et de nombreux sous statuts font leur apparition. Pris en otages et exploités par les promoteurs, ils sont complètement exclus de l’élaboration des projets, et des logements .

14 Réaffirmer et renforcer le droit des locataires à un logement stable et durable :

. Interdiction des congés vente

. Suppression des sous statuts locatifs : meublé, locations touristiques dans les zones tendues, résident temporaire, location étudiante sur 9 mois, cohabitation contrainte …

. Abrogation des mesures qui remettent en cause le droit au maintien dans les lieux des locataires HLM.

. Renforcer le droit des locataires et de leurs représentants au sein des Conseils d'Administration et de concertation locative.

15 Respect de la loi DALO par l’application de la loi de réquisition, le développement de intermédiation locative type « louer solidaire », et par la création d’une indemnisation des prioritaires DALO non relogés suffisante pour leur permettre de se loger en attendant un logement social.

16 Droit à un logement décent : des mesures pour éradiquer les logements indignes, insalubres, toxiques (saturnisme infantile, amiante …) et ceux énergivore sans surcoût pour le locataire, prévoyant le relogement des occupants, quelque soit leur statut locatif.

17 Création d'un statut pour l’habitat léger, mobile et économe, développer les « terrains familiaux », reloger les habitants de camping à l'année, les protéger de la précarité et de la surexploitation en attendant leur relogement ou si c’est un choix.

18 Encourager les coopératives d’habitants, particulièrement les coopératives de locataires, et développer l’auto-production groupée de logements par les habitants, régulariser les maisons auto-construites et viabiliser les quartiers spontanés dans les DOM TOM ...



Premiers Signataires :

CSF, DAL, CNL, ACDL, Advocacy, Bagagérue, CAHL 94, CAL, CGL 75 et national, CGT, CNAFAL, Copaf, Fondation Copernic, FSU, Jeudi Noir, Sud Logement Social, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, ATTAC, SAF, AC !...

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 17:15

Texte sur le site d'Alternative Libertaire, http://alternativelibertaire.org/

 

Sécu, RSA

Le mythe utile des « profiteurs » (malades, chômeurs…)

Le candidat Sarkozy et l’UMP avaient certifié qu’ils s’attaqueraient sans coup férir à celles et ceux qui osaient abuser du système social français. Chose promise, chose due : en ces temps de crise économique, c’est en priorité contre les malades et les chômeurs qu’il faut agir.

Responsabiliser : telle est la formule magique, répétée sans relâche par les membres du gouvernement. « Si jamais, quand vous tombez malade, cela n’a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n’est pas très responsabilisant » a affirmé par exemple Laurent Wauquiez, avec sa morgue habituelle [1], reprenant là une vieille antienne de la droite et de l’extrême-droite [2] qui n’ont pas cessé de fustiger, au cours des dernières années, les acquis sociaux conquis au fil du temps par le salariat. Tirant les conclusion de ce fallacieux discours, la droite a pris la décision en novembre de faire passer de trois à quatre jours le délai de carence pour les salarié-e-s du privé – à savoir le laps de temps pendant lequel les travailleuses et les travailleurs malades ne sont pas remboursé-e-s par l’assurance maladie. Par ailleurs, dans le secteur public, les fonctionnaires subiront désormais un jour de carence eux aussi. Une mesure d’équité, serinent à tout vent les porte-parole de l’UMP, en tentant de dresser les salariés les uns contre les autres ; mais la réalité est quelque peu différente.

En fait, un certain nombre d’entreprises privées assuraient, sur la base de conventions collectives particulières et à partir de leurs fonds propres, le remboursement des salariés malades durant les trois jours de carence. Selon le très optimiste – et très sarkozyste – Christian Jacob, près de 75 % des entreprises palliaient de la sorte les insuffisances de la sécurité sociale. Quelle que soit la justesse de cette proportion, il apparaît clairement que le rallongement du délai va contribuer à l’effritement du pourcentage en question. Dès lors, tous les salariés ne seront pas égaux face à la maladie. Les agents publics – fonctionnaires ou non-titulaires – se trouvent quant à eux dans une situation inédite et ne disposent pas de ce genre d’aménagement. Leurs mutuelles vont vraisemblablement s’adapter, au prix d’une révision à la hausse des cotisations. En fin de compte, ce sont les salariés du privé travaillant dans les PME qui souffriront le plus de cette réforme, puisque leurs employeurs n’ont pas les moyens de rembourser leurs jours de carence. Or, c’est dans ce genre d’entreprise que l’on retrouve un nombre important de personnes qui exercent des métiers pénibles, et qui sont par conséquent beaucoup plus exposées au risque de maladie. Plusieurs médecins ont d’ailleurs dénoncé cette injustice patente, à l’image de Claude Leicher, le président du syndicat de généralistes MG France [3].

Quand on sait combien d’arrêts maladie sont refusés par les salarié-e-s eux-elles-mêmes qui craignent pour leur emploi et subissent déjà les effets de la pression au travail, sous-entendre que les travailleurs et les travailleuses malades sont avant tout des profiteurs, dilapidant sans remords l’argent public, est tout simplement un scandale. D’autant plus quand on songe à la politique menée par Sarkozy depuis son élection : distribution généreuse de cadeaux fiscaux aux riches en début de mandat, suivi par un renflouement massif et inconditionnel des banques… La réforme de la sécurité sociale n’est qu’un élément parmi d’autres, dans cette consécration des inégalités. En témoigne par exemple une autre décision prise en novembre dernier, qui impose un travail mensuel de 7h aux bénéficiaires du RSA – et crée au passage une armée de réserve de travailleurs précaires, au lieu de favoriser la création de nouveaux emplois.

La ligne générale est claire : ériger en coupables celles et ceux qui éprouvent les conséquences destructrices de l’exploitation capitaliste.

Boris (Paris Sud)

 

 

 

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 13:41

L'Engrenage accueille la Scop Le Pavé à TOURS.Téléchargez le programme!

Une semaine de conférences gesticulées accompagnées de leurs ateliers et deux stages d'éducation populaire : à vos agendas !

Conférences gesticulées et leurs ateliers :
 

- Dimanche 20 novembre 18h : La critique des medias est un sport de combat (les médias) ou comment se battre contre les moulins à vent 
avec Filipe Marques - FJT 16 rue Bernard Palissy à Tours - 18H.

3€ précaires /8€. Organisé par L'Engrenage-Un Pavé à Tours. Informations et réservations : unpaveatours@gmail.com 

- Lundi 21 novembre 19h : incultures 1 (la culture) ou "l'éducation populaire ils n'en ont pas voulu..."
avec Franck Lepage - Salle THELEME 3, rue des Tanneurs, Tours - 19H. .
Organisé par L'Engrenage-Un Pavé à Tours. 3€ précaires/8€. Petite restauration sur place. Informations et réservations : unpaveatours@gmail.com  Billetterie sur place dès 18h

- Mardi 22 novembre 10h-13h : Atelier de désintoxication de la langue de bois avec Franck Lepage et Emilie Viard au Centre Social Courteline, 48 rue Courteline à Tours (entrée libre)

- Mardi 22 novembre 19h : incultures 5 (le travail) ou "Travailler moins pour gagner plus...ou l'impensé inouï du salaire "
avec Gaël Tanguy et Franck Lepage - Salle THELEME 3, rue des Tanneurs, Tours - 19H.
3€ précaires/8€. Petite restauration sur place. Organisé par L'Engrenage-Un Pavé à Tours. Informations et réservations : unpaveatours@gmail.com Billetterie sur place dès 18h

- Mercredi 23 novembre 10h-13h : Atelier Travail et syndicalisme avec Franck Lepage et Emilie Viard - Salle 120 des Halles à Tours, place Gaston Pailhou (entrée libre)

- Mercredi 23 novembre 20h : incultures 9 (le management) ou "Exploiter mieux pour gagner plus ! "
avec Annaïg Mesnil et Alexia Morvan - MAISON DES SYNDICATS, "la camusière", 18 rue de l'oiselet, 37550 St Avertin à 20h.
Organisé par le syndicat Sud Santé Sociaux. 4€/8€. Piétons et voitures à vide : un rendez-vous est fixé pour un co-voiturage à 19h25 sur le Parking de la Place Rabelais à Tours. Informations : sudsantesociaux37@gmail.com

- Jeudi 24 novembre 19h : incultures 1 (la culture) ou "l'éducation populaire ils n'en ont pas voulu..."
avec Franck Lepage à la salle CLAUDE CHABROL, rue des Pruniers, 49000 ANGERS, 19h.
8€ tarif réduit/10 € tarif normal en résa/12€ sur place. Restauration sur place. Organisé par la DRACS. Infos et Réservations : dracs@mailoo.org ou au 06-06-71-56-43.

- Vendredi 25 novembre 9h30- 13h :  Atelier de désintoxication de la langue de bois  avec Franck Lepage, Pierre Carles et Filipe Marques 9h30 à 13h00, salle Daviers, 5 Bd Daviers à Angers. En partenariat avec la DDCS du Maine et Loire, renseignements et inscriptions au 02-41-72-47-20.

- Vendredi 25 novembre 20h : Rural(s) : la convergence des rustres 
avec Hervé Chaplais - FJT 16, rue Bernard Palissy, Tours - 20h.
3€ précaires /8€. Organisé par L'Engrenage-Un Pavé à Tours. Informations et réservations : unpaveatours@gmail.com
 
 - Samedi 26 novembre 10h-13h et 14h-17h (entrée libre) :  
Journée ateliers de l'engrenage (lieu à définir):

- 10h-13h Atelier Convergence des rustres
avec Hervé Chaplais et Filipe Marques
Repas en commun (amener quelque chose a partager)
- 14h-17h Atelier critique des médias : alternatives et canulars avec Filipe Marques
 
 

UN stage du 22 au 24 novembre :

Susciter la participation  
 Lorsque des animateurs définissent les résultats d'une action avant qu'elle ne soit commencée, lorsqu'une assemblée générale d'association est organisée comme une messe, ou lorsqu'un débat est monopolisé par des experts, on trouve toujours du monde pour dire que « les gens ne veulent plus s'engager »... Ces deux stages veulent répondre au problème de la mobilisation des publics, soulevé par des associations, des collectivités territoriales et d’autres structures. Il s’agit de comprendre les enjeux de la participation des habitants, des bénévoles, des adhérents et d'acquérir des techniques et des méthodes pour pouvoir susciter et animer cette participation. Les stagiaires sur ces deux stages ont une entrée libre pour chaque conférence gesticulée du soir.


21h de formation réparties sur 3 jours, salle Polyvalente du FJT, 16, rue Bernard Palissy (à 100 m de la gare de Tours). Frais pédagogiques : 400 € (nous écrire pour le tarif sans prise en charge) par participant et par stage . Possibilités d'hébergement sur place (FJT).

 

 

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 12:58

Deux journées pour le droit à l'IVG, le féminisme et l'antisexisme

 

 

 36 ans après la loi Veil pour l’interruption volontaire de grossesse, les femmes qui souhaitent avorter doivent encore affronter de nombreuses difficultés.
Les premières réunions du collectif d’organisations angevines ont permis de valider la nécessité de réactiver les luttes pour l‘avortement en particulier et pour la cause féministe en général. En effet, les attaques contre les droits fondamentaux se font de plus en plus fréquentes, le service public hospitalier ou le planning familial pâtissent de la compression des dépenses publiques, le climat politique général de décomplexion de la pensée rétrograde et haineuse est peu propice aux mesures d’émancipation féministe.

C’est pourquoi, plusieurs organisations ont décidé de se constituer en collectif de travail pour organiser un week-end féministe. Il aura lieu les vendredi 18 et samedi 19 novembre 2011, dans la salle Thiers-Boisnet, et toute la semaine précédente dans les maisons de quartier de la ville d’Angers.

les organisations impliquées
Politiques : Alternative Libertaire, NPA, Parti de Gauche, Europe Ecologie-Les Verts
Associatives : ATTAC, le Collectif Émancipation, Le planning familial 49 (MFPF), Quazar Syndicales : Solidaires, Sud Étudiant-e-s, Sud Santé Sociaux, Sud Education, la FSU

 

 

Programme du week-end


Vendredi 18 novembre

20 h salle Thiers-Boisnet, RENCONTRE DEBAT :

« Egalité hommes femmes, où en est-on ? »

Intervenantes :
. Christine Bard, historienne du féminisme à l’université d’Angers,
. Annick Coupé, Porte-parole de l’union syndicale Solidaires,
. Irène Perreira, sociologue



Samedi 19 novembre

De 10 heures à 15 heures, salle Thiers-Boisnet, TABLES RONDES :

. 10h-11h : IVG/sexualité/santé animée par le Planning Familial 49 et Sylvie Cognard, médecin intervenant au centre de planification Flora Tristan

. 11h-12h : LGBT/homoparentalité animée par Patricia Bellefet, Quazar, Centre Lesbien, Gay, Bi, Trans d'Angers et Amantine Revol, les Enfants Arc En Ciel, l'asso.

. 13h-14h : antipatriarcat, animée par Christine Rebatel (Alternative Libertaire) et Myriam Martin (NPA)

. 14h-15h : violences faites aux femmes, animée par SOS femmes et Maître Christine Cappato, avocate au barreau d’Angers

. 10h-15h : contes antisexistes pour enfants, puis lectures/discussions par le collectif émancipation

. 15h, Rdv Place du Ralliement, MANIFESTATION « marchons en musique » ; marche revendicative et festive.


. 20 h, salle Thiers-Boisnet : Pièce de théâtre : D’Armure et d’Eau Fraîche. « D’Armure et d’Eau Fraîche » est un spectacle burlesque mêlant conte, théâtre d’objets, chevaliers, aventures, brosses à dents, princesses, combats pas trop violents, gaufres aux cornichons farcis et Amour! » Prix libre.


Les journées d’égal à égales auront lieu
salle Thiers-Boisnet, 15 Rue Thiers à Angers, Tramway arrêt Molière.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 23:32

Appel à rassemblement ce jeudi 17 novembre à 18h, à Tours, place de la préfecture.

Lettre ouverte du Collectif des Travailleurs Sans Papiers, et communiqué de presse du Comité de soutien :

 

Lettre ouverte au prefet du Collectif des Travailleurs Sans Papiers :

 

Madame, Monsieur,

 
Le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d’Indre-et-Loire vous prie de trouver en pièce jointe et ci-dessous la lettre ouverte adressée au Préfet de ce département, dans laquelle ils rétablissent la vérité sur leur situation et soutiennent la légitimité de leur revendication : la régularisation.
Le Collectif TSP 37 appelle à un rassemblement Place de la Préfecture à Tours le jeudi 17 novembre à 18 heures, à l’occasion du 2ème dépôts des dossiers de demande de régularisation.
  
Merci d’en informer le public.
Contacts à la fin du texte.

 

  

C’EST PAS UNE VIE !

Lettre ouverte au Préfet d’Indre-et-Loire

Par le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d’Indre-et-Loire (Collectif TSP 37)

  

Monsieur le Préfet,

  

Le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d’Indre-et-Loire (Collectif TSP 37), composé pour l’heure d’un peu plus de 20 personnes, a décidé, le vendredi 4 novembre, de manifester publiquement son existence et ses revendications par un premier dépôt de demandes de régularisation, qui sera suivi d’un deuxième le 17 novembre. Deux communiqués de presse successifs de la Préfecture d’Indre-et-Loire, publiés les 5 et 9 novembre dans La Nouvelle République du Centre-Ouest,  montrent que notre situation exacte reste fort mal comprise de vos services, malgré les informations précises qui ont été données au Chef de Cabinet adjoint qui nous a reçus le 4 novembre avant notre manifestation.

  

C’est pourquoi nous pensons indispensable de rappeler les difficultés de tous ordres qui font notre quotidien depuis que ce que nous avions commencé à construire ici s’est effondré, du seul fait de votre refus de nous renouveler nos cartes de séjour.

  

Soudain tout a basculé !

  

Nous sommes devenus des « indésirables », nous vivons dans l’angoisse constante d’être arrêtés ; trois d’entre nous ont été envoyés en centre de rétention, l’un en avril dernier ; l’autre en octobre ; le troisième il y a 5 jours. Ils ont été finalement libérés tous les trois, sans pour autant être soulagés de l’angoisse permanente de l’expulsion vers les pays qu’ils ont fuis, angoisse que nous ressentons tous. 

  

On nous traite comme des délinquants, des criminels, bons à alimenter la machine à faire du chiffre et à remplir les quotas d’expulsion, quel qu’en soit le coût humain.  A la fin de l’été, l’un d’entre nous n’a pas supporté de n’avoir comme alternative que le retour vers l’enfer auquel il croyait avoir échappé, ou le basculement dans la misère et la mort lente dans la rue. A son suicide, nous pensons tous, - tous les jours. A tout moment nous nous sentons traqués. Nos nuits sont une longue insomnie. Nos rêves sont des cauchemars. Et au matin, toujours les mêmes questions : allons-nous pouvoir manger à notre faim ? Comment ne pas se faire repérer ? Où trouver un lieu sûr ? Cette menace perpétuelle sur nos têtes, finalement, n’est-ce pas le moyen de nous pousser vers la sortie ?

 

Nous rendre la vie intenable ici, n’est-ce pas la meilleure arme de la machine à expulser ? Car ce que vous appelez « l’aide au retour » (on nous promet jusqu’à 2000 euros), nous n’en voulons pas ! Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi un tel pactole ne nous intéresse pas ? Pourquoi les demandeurs d’asile déboutés ne retournent-ils pas « chez eux » alors qu’on leur promet des poches pleines ? La réponse est très simple : nous ne voulons pas rentrer « chez nous », car nous ne voulons pas y revivre ce que nous avons subi. « Chez nous », maintenant, c’est ici !

 

« On bosse ici, on vit ici, on reste ici !»

 

Ce slogan peint sur la banderole qui symbolise notre mouvement, nous allons, Monsieur le Préfet,  vous expliquer ce qu’il veut dire.

 

Nous sommes en France depuis 3, 4, 5 ans et même plus pour certains d’entre nous. Demandeurs d’asile, le premier choc que nous avons subi fut de nous voir refuser le statut de réfugiés. Ne pas voir reconnues les persécutions, les souffrances, voire les tortures subies, lors même qu’elles ont laissé des traces toujours sensibles dans nos corps et nos esprits, c’est en soi une épreuve terrible.

 

Il nous a ensuite été possible de déposer des demandes d’autorisations de séjour pour raison de santé. C’est alors que nous furent délivrées, plusieurs années de suite, des titres de séjour « Vie privée et familiale » qui nous autorisaient à travailler. C’était pour nous comme une compensation, qui est venue atténuer les conséquences du déni de nos souffrances passées. Nous avons alors cherché du travail. Nous avons accepté d’occuper ces emplois pour lesquels les entreprises peinent à recruter : travail dans le bâtiment, le nettoyage, la sécurité etc. Les sociétés d’intérim savaient qu’elles pouvaient compter sur notre disponibilité et notre mobilité. Nous avons payé notre part d’impôts et de cotisations sociales, contribuant ainsi au financement de nos dépenses de santé. Nous avons eu accès au logement. Nous avons progressivement reconstruit notre vie professionnelle, sociale et privée ici. Certains d’entre nous ont trouvé ici leur compagne ou leur compagnon, éduquent ici leurs enfants. Après tant d’épreuves, d’instabilité, de difficultés accumulées, nous osons vous le dire : nous voulons rester vivre en France !

 

Monsieur le préfet, comme nous venons de le montrer, nous ne sommes pas "des personnes qui se maintiennent de manière irrégulière sur le territoire au seul motif qu'ils ont, pendant l'instruction de leurs dossiers, bénéficié d'un droit au travail".

 

C'est pourquoi nous vous demandons, à vous, parce que vous en avez le pouvoir, d’annuler les décisions par lesquelles vous voulez nous chasser, et nous vous demandons de nous « régulariser ».

C'est la raison pour laquelle nous allons faire un 2ème dépôt de demandes de régularisation, le jeudi 17 novembre à 18 h devant la  préfecture et nous invitons tous ceux qui sont solidaires de notre démarche à nous y rejoindre.

 

Le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d'Indre et Loire
 Le 15 novembre 2011

 Représentants du Collectif :

 Helder: 06 49 18 94 35 et Martin : 06 09 42 03 21

 

 

 

 

   

 

communiqué de presse du Comité de soutien :

 

 

 

Madame, Monsieur,
 
A l’occasion du 2ème dépôt collectif des dossiers de demande de régularisation des Travailleurs Sans Papiers d’Indre-et-Loire, pour lequel il appelle à un rassemblement Place de la Préfecture le jeudi 17 novembre à 18 heures, le Comité de soutien au Collectif TSP 37 interpelle le Préfet. Il importe en effet que les faits décrivant la situation exacte des membres du Collectif ne soient pas constamment travestis à travers la communication officielle de la Préfecture d’Indre-et-Loire.
 
Merci d’en informer le public.
Contacts en fin de communiqué.

 

Monsieur le préfet,  pourquoi travestir la vérité ?

 

 Une première fois, dans un communiqué publié dans La Nouvelle République du Centre-Ouest le 8 novembre, Le Comité de soutien au Collectif des Travailleurs sans papiers  a dû rappeler, contre les « erreurs » contenues dans votre communiqué publié le 5 novembre, la situation de nos camarades : ils étaient tous, avant de recevoir une Obligation de Quitter le Territoire Français, des travailleurs légaux à part entière ! Mais votre communiqué publié le 9  de ce mois contient à nouveau des interprétations contestables et des accusations infondées.

 

 Pourquoi faire croire au public que les régulariser reviendrait à amplifier la statistique du chômage dans le département ? Pourquoi cette tentative  pour diviser les travailleurs entre eux, et même opposer les travailleurs étrangers légaux aux « illégaux » (c’est eux qui sont désignés de la sorte) !

Voilà une méthode que nous condamnons – d’autant plus que c’est le fait de leur avoir retiré leurs titres de séjour et les autorisations de travail qui vont avec qui fait d'eux des « illégaux ».  

 

 Il faut être clair : ce sont les obligations de quitter le territoire qui créent l'irrégularité de leur séjour et les prive de tout droit, y compris le droit d'honorer leurs contrats de travail.

 

 Pourquoi expliquer aussi que ce sont des avis médicaux sur leur état de santé qui les ont privés de leurs cartes de séjour. Non, Monsieur le Préfet, les médecins agrées par vous n’ont pas modifié leurs diagnostics ni leurs ordonnances. Ce sont les responsables de l’Agence régionale de santé qui se font les exécutants de la politique d’expulsion en osant affirmer que les infrastructures sanitaires dans leurs pays d’origine sont à même de leur prodiguer des soins efficaces. En 2010, ces pays n’étaient pas en mesure de leur assurer des soins, et en 2011, tout d’un coup, ils font des merveilles ? C’est impossible à croire !

 

 Et c'est tellement impossible à croire que le Tribunal Administratif d'Orléans vient d'annuler, hier, la décision que vous avez prise, jeudi dernier, d'arrêter puis de placer en rétention l'un d'entre eux en vue de son expulsion.

 

Plus encore : Le Tribunal Administratif a annulé également l'Obligation de Quitter le Territoire Français qui conduisait à son expulsion et son retour forcé dans son pays d'origine, précisément le lieu où il a vu toute sa famille se faire massacrer et où il a subi les traumatismes dont il souffre encore !

 

Monsieur le préfet, ce que vos services ont fait, ils peuvent le défaire : ils peuvent leur permettre, à tous, de cesser de survivre en clandestins et leur donner le droit de vivre régulièrement.

 

C'est la raison pour laquelle le Comité de soutien au Collectif des travailleurs Sans Papiers appelle à soutenir la démarche du Collectif qui va faire un 2ème dépôt de demandes de régularisation le jeudi 17 novembre à 18 h à la préfecture.

 Soyons nombreux à leur côté pour manifester notre solidarité : ils vivent ici, ils bossent ici, ils restent ici !

 

Le 15 novembre 2011

Le Comité de soutien au Collectif des Travailleurs sans papiers d'Indre et Loire

 

Contacts : Josée : 02 47 61 51 08    Chantal : 02 45 47 95 22

 

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:56

Urgence !! Un toit pour toutes et tous, toute l’année !

Le collectif « Urgence, un toit !! » est un regroupement d’associations, de professionnels et d’individus revendiquant l’accueil, l’hébergement et l’accès au logement des personnes sans abris ou en situation de précarité.

 

Dans toute la France, des mobilisations sont organisées le jeudi 10 novembre pour réclamer l’application pure et simple d’un droit fondamental, le droit au logement pour toutes et tous. Alors que plus de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et que 700.000 personnes sont sans domiciles, le gouvernement et les pouvoirs publics méprisent et violentent les mal logés en refusant d’appliquer les lois. En effet, le code de l’action sociale et des familles affirme le droit à l’accueil inconditionnel de toute personne qui se trouve à la rue et les lois DAHO et DALO étaient censées résoudre une situation injuste et incompréhensible : des personnes qui dorment dans des rues abritant des logements vides.

Réclamons le financement et l’application de ces lois !

A Tours, l’hébergement d’urgence géré par le 115 est saturé. Les places manquent tout comme les financements. Depuis plusieurs semaines des familles de demandeurs d’asile se retrouvent chaque soir à la rue, sans solution d’hébergement. A ces familles s’ajoutent les célibataires qui doivent régulièrement dormir dehors. Pourtant les logements vides sont nombreux à Tours, Jean Germain les estimant lui-même à 2.000... Ces logements vides, auxquels il faut ajouter les bureaux inoccupés, maintiennent une pression sur les loyers pendant que les sans logis sont contraints de quitter les foyers d’urgence chaque matin sans certitude d’y retrouver une place le soir venu.

Revendiquons des préfets et des maires qu’ils utilisent leur pouvoir de réquisition !

Le collectif tourangeau « urgence, un toit !! » appelle donc à un rassemblement le jeudi 10 novembre à 18h devant l'Hôtel de ville, afin de réclamer l’application du droit au logement pour toutes et tous sans distinctions.

 

Plateforme revendicative 

  • Mise en œuvre du droit à l’accueil inconditionnel avec des moyens adaptés, jusqu’au relogement.

  • Garantie d’un accompagnement social pour les personnes qui en ont besoin et participation des mal logés à l’élaboration des politiques qui les concernent.

  • Moratoire sur les expulsions et prévention de toutes formes d’exclusion

  • Application de la loi DALO.

  • Réquisition des logements vides.

  • Régulation des loyers pour rendre le logement accessible à tou-te-s.

 

Contact mail: urgenceuntoit37@gmail.com

 

 

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