Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Alternative Libertaire 37 - Le blog du Collectif Alternative Libertaire de Touraine
  • Alternative Libertaire 37 - Le blog du Collectif  Alternative Libertaire de Touraine
  • : Nous sommes des militants et militantes anarchistes révolutionnaires et communistes libertaires vivant et travaillant sur Tours et son département.
  • Contact

Où acheter notre journal ?

Mensuel Alternative Libertaire

Dans la ville de Tours, vous le trouverez aux adresses suivantes :

- 3 rue Nationale

- 1 place du Grand Marché

- 5 rue de Bordeaux

- 18 rue B. Palissy

- 30-32 rue Giraudeau

- 115 bis rue Giraudeau

- 21 avenue de Grammont

- 59 quai Paul Bert

- Gare SNCF

- 110 rue de la Fuye

- Le Numéro 6 (avenue Stendhal).

Pour le reste du département : http://www.trouverlapresse.com

Recherche

27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 00:43

 

En ce 1er mai qui n’apparait pas être un “temps fort” de lutte, il pourrait être important de permettre aux libertaires tourangeaux de rendre visible ce mouvement, alors que bien souvent notre investissement syndical ne le permet pas.

C’est pourquoi AL37 appelle à la création d’un cortège libertaire unitaire pour cette manifestation, et apportera une banderole non siglée, chacune et chacun pouvant amener drapeaux divers et signes distinctifs.

Face aux reculs sociaux, aux mesures liberticides, à la montée actuelle du racisme et du fascisme en France et en Europe, nous considérons qu'il est important de réaffirmer notre combat pour une société de femmes et d'hommes libres et égaux, pour l'égalité économique et sociale, pour la libre circulation des individus, pour l'égalité des sexes et contre toutes les discriminations racistes, sexistes , homophobes,...

Aussi, nous vous invitons à venir nous rejoindre ce dimanche 1er mai, à 10h place Anatole France.
    
Le Collectif Alternative Libertaire 37

 

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Actualités locales et communiqués
commenter cet article
23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 12:21
26 avril - Tours et la centrale de Chinon-Avoine (37) : Rassemblement -
"Le jour de Tchernobyl en Touraine"
 
le matin, vers 10 h (CNPE), le soir vers 18h (Tours) 
Place Jean Jaurès à Tours, et devant la centrale nucléaire de Chinon-Avoine.
 
"le groupe local Sortir du nucléaire-Touraine convie les personnes
opposées au nucléaire et pour la sortie, à un rassemblement place Jean
Jaurès, le 26 avril à 18h. Nous déposerons des gerbes de fleurs devant des
endroits emblématiques, informerons le public sur la sortie du nucléaire.
Le matin, autre rassemblement devant la centrale de Chinon-Avoine, vers
10h, avec peut-être un pique nique vers 12h."
 
Contact : Gardelle Philippe - Groupe local Sortir du nucléaire-Touraine
philippe.gardelle (a) orange.fr

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Écologie
commenter cet article
19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 21:16

Communiqué d'Alternative Libertaire :

Gaz et huile de schiste :
Les promesses n’engagent que celles et ceux qui les croient

Depuis plusieurs mois, la mobilisation s’amplifie en France contre l’aberration écologique que représente l’exploitation des gaz et huile de schistes. Prolonger encore l’illusion de l’indépendance énergétique à travers la promesse d’une catastrophe écologique : voilà le projet soutenu par le gouvernement et les entreprises privées détentrices de permis d’exploration et exploitation (Toréador, Vermilion, etc.). Après avoir donné son accord en 2010 dans la plus grande opacité, le gouvernement a proposé un moratoire de 6 mois et la mise en place d’une mission parlementaire face à la montée de la colère populaire et à la détermination des nombreux collectifs créés dans la majorité des régions concernées. Cela a mis en branle l’establishment politique et a conduit au dépôt de propositions de lois venant de l’UMP comme du PS et visant à obtenir l’abrogation ou la suspension des permis délivrés mais sans pourtant exiger leur retrait immédiat compte tenu des dégâts provoqués (gaspillage et pollution de l’eau, des sols, dévastation du paysage).

La mobilisation de la population face à la perspective d’un tel désastre écologique serait ainsi récupérée dans le cadre d’un simple débat politicien et les vrais enjeux du problème seraient totalement évacués. Ces promesses politiques n’ont qu’un seul but : démobiliser les forces militantes opposées à ce projet et empêcher que le mouvement de protestation ne prenne trop d’ampleur en cette période pré-électorale. En témoignent, les déclarations récentes du premier ministre qui se veut catégorique en demandant le gel des permis et en laissant sous-entendre que ce qu’une loi fait, une autre peut la défaire.

Car derrière ces manœuvres électorales, les enjeux sont clairs : maintenir les profits des sociétés exploitantes et de l’industrie pétrolière en général. Sans perdre de temps, réunie à travers le lobby de l’amicale des foreurs, cette industrie a déjà commencé un  travail de désinformation agressif en direction des député-es en vue de l’examen des lois qui aura lieu le 10 mai.

Dans ce contexte, Alternative libertaire s’est associée aux mobilisations qui ont eu lieu le week-end dernier et réaffirme plus que jamais son soutien actif aux personnes mobilisées depuis plusieurs mois pour demander l’arrêt immédiat et définitif en France comme ailleurs de l’exploration et exploitation des gaz et huiles de schiste. Une absence de débat démocratique, une catastrophe écologique en suspens, voilà où conduit  la logique mortifère du système capitaliste

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Écologie
commenter cet article
17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 19:43

 

952198BATOGAZA204

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37
commenter cet article
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 01:06

Georges Fontenis, 1920-2010

voir article : http://alternativelibertaire37.over-blog.com/article-georges-fontenis-une-figure-internationale-du-communisme-libertaire-nous-a-quittes-55302194.html 

fontenis-fly-2.png

 

 Evenement autour de Georges Fontenis

Tours, Samedi 30 avril : Projection publique - Débat - Rassemblement.

Cet hommage se déroulera le samedi 30 avril 2011, salle Paul Bert à Tours (37100).

Il se passera en deux temps.

A 14H30, projection publique du documentaire « Parcours libertaire » réalisé par Franck Wolff suivi d’un échange pour évoquer le militant Fontenis : Michel Desmars (ex Union des Travailleurs Communistes Libertaires), Jean-Michel Surget (Collectif Contre la venue du Pape à Tours et SUD éducation), Jacques Berthereau (militant social à Loches).

A 16h30, un autre débat animé par Guillaume Davranche (du mensuel Alternative libertaire) et  Julien Bournique (Fédération Anarchiste) sur "Georges Fontenis, cheminement d’un militant révolutionnaire dans le mouvement ouvrier (syndicalisme, mouvement social, lutte des classes, etc).

Fin de la commémo à 19h.

Une exposition de photos en large partie inédites retracera les combats libertaires des années 1940-1950 : Guerre froide et grèves dures, conflits internes à la FA de l’époque, grèves insurrectionnelles de Nantes, guerre d’Algérie…

Une librairie et un buffet seront également à disposition.

Pour plus d’infos et si besoins d’hébergement, contacter alternativelibertaire37@gmail.com 

  Les Amis de Demain Le Grand Soir , Alternative Libertaire, CAL 37 et SUD/Solidaires 37 .

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37
commenter cet article
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 02:52

Tract et bulletin d'Alternative Libertaire : 

 

Sortir du nucléaire : Changer de société !

 

La catastrophe de Fukushima, 25 ans après Tchernobyl, vient nous rappeler que le nucléaire n’est pas une réponse aux besoins en énergie : contrairement à ce que déclarent de nombreux responsables politiques, en France comme ailleurs, le nucléaire n’est pas une énergie viable. Non seulement le risque d’un accident dans une centrale est partout présent mais en plus il faut prendre en compte le problème des déchets, les mensonges à la population, le risque pour les travailleurs/euses et le mépris pour la démocratie. Et pourtant il existe des alternatives et la sortie du nucléaire est possible…

Une catastrophe écologique et humaine

Le désastre de Fukushima aurait pu être limité si la folie de la croissance économique n’avait pas poussé à un tel délire technique. C’est un choix politique de faire courir autant de risques à la population, ce n’est pas juste une question de maîtrise technologique. L’exemple de Fukushima montre qu’il est impossible de produire une énergie nucléaire propre et que même les pays les plus développés ne sont pas à l’abri d’un accident aux conséquences dramatiques. Mais, au-delà du danger que représentent les centrales, toute l’industrie nucléaire empoisonne et fait courir des risques immenses à l’humanité, depuis l’extraction de l’uranium dans les mines du Niger (rejets de gaz radioactifs, eau polluée) jusqu’au stockage des déchets. Enfin, le nucléaire ne se limite pas aux centrales et il faudrait toujours garder à l’esprit que la première utilisation de l’énergie nucléaire a été la bombe atomique…

Le mépris pour la démocratie

Toutes les décisions politiques qui concernent le développement du nucléaire ont été prises sans jamais consulter la population. Pour qu’un réel débat n’ait jamais lieu et pour qu’elle puisse continuer à faire des profits sur le dos de la population sans souci de viabilité, l’industrie nucléaire multiplie les campagnes de désinformation et de propagande. Elle cherche à faire taire les critiques des écologistes tout en mettant la pression sur les politiques par d’intenses activités de lobbying et en absorbant quasiment l’ensemble des subventions destinées aux alternatives énergétiques.

Un danger pour les travailleurs/euses

Parmi les victimes du nucléaire, les premiers oubliés sont les mineurs sous-payés des carrières du Niger mais aussi les « nomades » du nucléaire, ces salarié-e-s d’entreprises privées auxquelles EDF sous-traite l’entretien de ses centrales. Mobiles et précaires, ils restent démunis dans un environnement quotidien dangereux (radiations). Et comme on le voit aujourd’hui au Japon, ce sont les travailleurs/euses du nucléaire qui sont en première ligne lors des accidents : ce sont elles/eux qui sont chargé-e-s de limiter les dégâts tandis que les responsables politiques et industriels se contentent de déplorer l’accident…

D’autres solutions existent !

Contrairement à ce qu’on nous répète sans arrêt, la sortie du nucléaire est possible et n’est en réalité qu’un choix politique. Cela passe tout d’abord par des économies d’énergie, à l’échelle individuelle et industrielle, en améliorant l’isolation thermique et l’efficacité énergétique (diminution de la consommation, arrêt des dépenses inutiles). Il faut aussi développer les énergies renouvelables (solaire, hydraulique, éolienne) et peut-être avoir recours provisoirement aux énergies fossiles (mais pas aux gaz de schiste !). Mais il faut surtout repenser le système économique dans son ensemble et sortir à la fois du nucléaire et d’un modèle de société capitaliste basé sur le gaspillage des ressources et la croissance à tout prix.

Pour en finir avec les mensonges de l’Etat et de l’industrie nucléaire ! Pour une sortie rapide du nucléaire et une transformation radicale de la société !

 

Tract en PDF : http://www.alternativelibertaire.org/IMG/pdf/2011-04-11_Sortir_du_nucleaire_Changer_de_societe.pdf

 

 

clash-anti-nuke.png

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Écologie
commenter cet article
11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 21:23

Pour mémoire,

 Le mani­feste des 343 salo­pes

En 1971, Simone de Beauvoir a rédigé un texte paru dans les colon­nes du Nouvel Observateur, au tra­vers duquel 343 femmes disaient haut et fort qu’elles avaient eu recours à l’avor­te­ment. C’était « le mani­feste des 343 salo­pes », signé par de nom­breu­ses per­son­na­li­tés, dont Catherine Deneuve, Marguerite Duras, Jeanne Moreau, Agnès Varda… Le texte disait ceci :
« Un mil­lion de femmes se font avor­ter chaque année en France. Elles le font dans des condi­tions dan­ge­reu­ses, en raison de la clan­des­ti­nité à laquelle elles sont condam­nées, alors que cette opé­ra­tion, pra­ti­quée sous contrôle médi­cal, est des plus sim­ples. On fait silence sur ces mil­lions de femmes. Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir avorté. De même que nous récla­mons le libre accès aux moyens anti­concep­tion­nels, nous récla­mons l’avor­te­ment libre ». 

 

 

banner-igv2.jpg

 

 

un blog : http://blog.jevaisbienmerci.net/

 

 L'appel :

 Plus de 200 000 femmes avortent chaque année en France.

Cet acte, pratiqué sous contrôle médical, est des plus simples. Pourtant, le parcours des femmes qui avortent, lui, l'est de moins en moins :

Le droit à l'IVG est menacé : en pratique, par la casse méthodique du service public hospitalier, et dans les discours, car l'avortement est régulièrement présenté comme un drame dont on ne se remet pas, un traumatisme systématique.

Ces discours sur l'avortement sont des slogans éloignés de ce que vivent la grande majorité des femmes, ils ont pour but de les effrayer et de les culpabiliser.

Nous en avons marre que l'on nous dicte ce que nous devons penser et ressentir.
Depuis le vote de la loi Veil en 1975, a-t-on cessé de prédire le pire aux femmes qui décident d'avorter ?

Nous en avons assez de cette forme de maltraitance politique, médiatique, médicale.

Avorter est notre droit, avorter est notre décision. Cette décision doit être respectée : nous ne sommes pas des idiotes ou des inconséquentes. Nous n'avons pas à nous sentir coupables, honteuses ou forcément malheureuses.

Nous revendiquons le droit d’avorter la tête haute, parce que défendre le droit à l’avortement ne doit pas se limiter à quémander des miettes de tolérance ou un allongement de la corde autour du piquet.

Nous disons haut et fort que l'avortement est notre liberté et non un drame.

Nous déclarons avoir avorté et n’avoir aucun regret : nous allons très bien.

Nous réclamons des moyens pour que le droit à l’IVG soit enfin respecté. Nous réclamons son accès inconditionnel et gratuit mais également la liberté de faire ce que nous voulons de notre corps sans que l'on nous dise comment nous devons nous sentir.

 

à signer ici : http://jevaisbienmerci.net/index.php

 

Qui sommes Nous et Pourquoi cet Appel ?
Qui sommes-nous ?
Nous sommes un collectif, les filles des 343, formé par des militantes féministes d’âges et d’origines diverses, copines de blogs, appartenant pour certaines à des organisations ou associations féministes et/ou de gauche de la gauche. Nous nous sommes retrouvées autour de la même exaspération : le discours faisant de l’avortement un drame, un traumatisme dont on serait censées ne jamais se remettre.

Nous avons avorté, et nous allons bien : nous avons décidé de le dire.

Pourquoi cet appel et ce blog ?
(Lire l’appel : http://jevaisbienmerci.net/)
Le 5 avril 1971, paraissait le Manifeste des 343, http://blog.jevaisbienmerci.net/le-mani ... -343-1971/. 343 femmes déclarant en toute illégalité, avoir avorté pour s’opposer à une situation inique obligeant les femmes à avorter par leurs propres moyens, quitte à en mourir.

Le manifeste des 343 a sorti l’avortement du silence des cliniques privées étrangères que pouvaient se payer certaines femmes, et des appartements miteux où les plus pauvres allaient trouver les « faiseuses d’anges ».

Cet acte de désobéissance civile a rendu l’avortement visible et en a fait une question politique. Il a obligé les politiques à voir en face les mortes et les estropiées que sa loi absurde avait enterrées. Il a obligé les politiques à regarder l’avortement en face.

40 ans plus tard, où en est-on avec l’avortement ?

Du droit à disposer de son ventre… au droit à disposer de son ventre ET de sa tête !
Si en France, on ne meure plus en avortant depuis 1975, en revanche, on est encore sommée d’en crever… de honte et de culpabilité.

Depuis le vote de la loi Veil en 1975, a-t-on cessé de prédire le pire aux femmes qui décident d’avorter ?

« On voudrait crier.
L’avortement libre et gratuit c’est : cesser immédiatement d’avoir honte de son corps, être libre et fière dans son corps comme tous ceux qui jusqu’ici en ont eu le plein emploi ; ne plus avoir honte d’être une femme. » (Manifeste des 343, 5 avril 1971)


C’est ce que nous, filles des 343 réclamons aujourd’hui.

Une majorité de médias, de politiques, de médecins présentent sans cesse l’avortement comme un drame et un traumatisme dont on ne se remettrait pas : ces discours sur l’avortement sont des slogans éloignés de ce que vivent la grande majorité des femmes, ils ont pour but de les effrayer et de les culpabiliser.

Nous en avons marre que l’on nous dicte ce que nous devons penser et ressentir.

Nous en avons assez de cette forme de maltraitance politique, médiatique, médicale.

Nous disons haut et fort que l’avortement est notre liberté et non un drame.

Nous déclarons avoir avorté et n’avoir aucun regret : nous allons très bien.


Libérer notre parole sur l’avortement
C’est la raison d’être de cet appel et de ce blog :

■  Faire enfin émerger la parole des femmes qui ont avorté et qui vont bien. Cette parole est trop souvent passée sous silence.
■  Faire entendre un autre discours pour que les femmes puissent enfin ne plus se sentir coupables de ne pas souffrir d’avoir avorté.
■  Permettre aux femmes qui ont avorté et l’ont mal vécu de voir que ce n’est pas une fatalité, que la pression qui pèse sur nos épaules et nos ventres contribue à rendre les femmes malheureuses.
■  Faire comprendre que ces discours dramatisant l’avortement peuvent jouer comme des prophéties auto-réalisatrices : lorsqu’on croit que l’avortement ne peut être vécu autrement que comme un drame, comment bien le vivre ?
 
 
LOGO-IVG-JVBM.png

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37
commenter cet article
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:50

communiqué  du Comité de soutien "aux 4 de Tours" :

 

UN PROCES POLITIQUE QUI, ENFIN, A DIT SON NOM !

 

Et qui a été digne de ce nom : voilà ce à quoi nous avons assisté, ce mardi 5 avril 2011 à Tours.

Depuis le début, il était évident que sous couvert de diffamation, le ministère de l'Intérieur, et à sa suite, le Procureur ne cherchaient qu'à interdire aux militants d'exercer leur solidarité à l'égard des sans-papiers, de pratiquer leur devoir d'alerte de l'opinion et leur libre expression qui consiste, entre autres, à établir des comparaisons historiques, fût-ce avec les périodes les plus noires de notre histoire.

 

Cette tentative pour masquer tout cela sous les apparences du délit de droit commun a volé en éclats ce 5 avril, sous l'effort conjugué des multiples témoignages qui, les uns après les autres dans leur diversité, leur richesse et leur complémentarité ont tissé, heure après heure, une longue chaine d'évidences : qu'ils émanent d'historien, de juriste, de linguiste, de psychanalyste, d'enseignant, d'étudiant, d'anthropologue, de militant, de "témoin de l'Histoire", tous les témoignages concourent à dire l'insupportable, l'inacceptable, en un mot l'infamie du présent : l'infamie de la chasse à l'enfant, l'infamie de la chasse à l'étranger qui se déroule actuellement sous nos yeux et qui fait écho, -pourquoi le nier- , à d'autres chasses à l'homme si vivaces encore dans nos mémoires.

 

Après que le Procureur a admis ne plus pouvoir maintenir la poursuite sur la distribution du communiqué de presse, en raison des erreurs contenues dans sa citation à comparaitre,

après qu'il a reconnu que parmi les 4 critères de la bonne foi dont doivent faire preuve les prévenu-e-s, on pouvait leur accorder, à coup sûr, les 2 premiers (2 sur 4 tout de même !), à savoir la poursuite de " l'intérêt légitime" et "l'absence d'animosité",

les plaidoiries des avocates ont alors poussé jusqu'à leur conclusion ultime ces longues chaines d'évidences si bien développées par les témoignages :

 

Ce procès a été le lieu d'un vrai débat, ont-elles fait remarquer, …mais un débat qui a eu lieu dans l'enceinte fermée d'un tribunal, un débat qui a été -de fait- confisqué par une instance juridique alors qu'il a vocation à se poser sur la place publique.

Le tribunal est-il bien dans son rôle ?

 

Comment la présumée diffamation pourrait-elle être établie sur des "preuves" quand il s'agit, au-delà du zèle de quelques fonctionnaires, de pointer tout un contexte qui concourt à rendre possible, probable, -et parfois clairement à l'encourager- le zèle de certains ?

La dangerosité de ce contexte, tous les témoignages l'ont petit à petit "resserrée" autour de 2 "mécaniques" administratives dont les mises en œuvre créent des effets, génèrent des processus dont les conséquences sont incommensurables.

La politique du chiffre est l'une de ces nouvelles "mécaniques administratives" qui rend chaque jour plus ténue, plus poreuse, la limite qui sépare la légalité de l'illégalité dans l'action des fonctionnaires.

L'autre " mécanique" est celle de la mise en fichier et des possibles interconnexions auxquelles les nouvelles techniques donnent un pouvoir de nuisance accru.

Comment un tribunal pourrait-il juger de cela ?

 

Comment pourrait-il, d'autre part, émettre un jugement sur la nécessité ou non – pour mener le débat public- de faire des comparaisons historiques? Comment pourrait-il se prononcer sur la pertinence de ces comparaisons ?

C'est pourtant un tel "jugement" qui sous-tend la plainte en diffamation portée contre les 4 prévenu-e-s et c'est à l'interdiction de certaines comparaisons qu'aboutirait leur condamnation…

 

Comment un tribunal pourrait-il statuer sur ces questions éminemment politiques ?

 

A TOUTES ces questions, il convient de répondre NON, ont affirmé avec force les avocates : tout cela est hors du champ du juridique et ne peut relever de la compétence d'un tribunal.

 

Le rôle d'un tribunal, ont-elles insisté, ne doit consister qu'en une chose : garantir l'exercice de la libre expression, cette libre expression si nécessaire, justement, au débat public.

 

A l'issue de cette audience très politique – "du politique" et non de la politique politicienne-

le verdict du tribunal n'est pas tombé, il sera connu le 26 mai.

 

Mais le verdict de la salle et de tous ceux qui étaient présents a été unanime : oui, ce procès était politique, oui, les militants et ceux qui, par leurs témoignages, sont venus les soutenir et soutenir leur juste cause ont fait de la politique, la plus belle qui soit : engagée, éclairée par l' analyse, généreuse et profondément humaine. Oui, il est temps que le débat public quitte les salles d'audience pour se porter là où il devrait se tenir : partout dans la société.

 

C'est ce "verdict" là qui nous importe et le Comité de soutien aux 4 de Tours se félicite d'y avoir activement participé. Il continuera, du reste, d'y participer avec toute la vigilance nécessaire.

 

Il reste au verdict du Tribunal de se mettre en conformité avec celui-ci :

 

Relaxe des 4 de Tours !!!

 

Comité de soutien "aux 4 de Tours"

http://baleiniers.org/

 

 

 

Déclaration commune des 4 prévenu-e-s

C’est une ruse bien connue des institutions judiciaires des Etats qui se disent « Etats de Droit » que de faire passer les actes militants, et les critiques politiques du pouvoir qu’ils portent, pour des délits de droit commun. C’est à faire tomber ce masque que nous allons nous attacher, nous les 4 prévenu-e-s, tout au long de ce procès.

Sous couvert d’un procès en diffamation, on cherche à interdire aux militants solidaires des sans-papiers, à la fois d’alerter l’opinion sur la véritable chasse à l’homme que subissent les étrangers, et de lui rappeler qu’elle fait écho à la persécution des « indésirables » pendant l’occupation.

Jamais on ne nous fera renoncer à dénoncer sans relâche, non seulement les dérives auxquelles donnent lieu les expulsions massives, mais leur principe même. Jamais on ne nous fera renoncer, pour dénoncer l’inacceptable d’aujourd’hui, à rappeler ce qui fut inacceptable hier !

Jean-Christophe Berrier, Muriel El Kolli, Abd-El-Kader Aït-Mohamed, Chantal Beauchamp.

.

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Anti-répression
commenter cet article
7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 00:08

Communiqué d'Alternative libertaire :

 

 Côte d’Ivoire :

 La France vole au secours de ses propres intérêts

 

La partie est finie pour Laurent Gbagbo. Le président de Côte d’Ivoire va devoir céder la place à Alassane Ouattara, soutenu par les Forces nouvelles (rebaptisées « Forces républicaines de Côte d’Ivoire »), par les forces de l’Onu et par l’armée française – la fameuse force Licorne – entrées en scène à l’acte final.

 

Il est très difficile de savoir lequel des deux candidats avait recueilli le plus de voix lors du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010, vu l’importance des fraudes de part et d’autres. Mais cela importe peu : les puissances étrangères avaient de toutes façons choisi Alassane Ouattara.

 

La France, en mettant ses troupes en branle pour la bataille d’Abidjan, a cherché à s’assurer que la Côte d’Ivoire de demain restera dans son orbite. C’est ce qu’elle avait fait en 2002, quand les troupes françaises avaient volé au secours d’un Laurent Gbagbo menacé par la rébellion. C’est ce qu’elle fait de nouveau en 2011, en aidant à chasser le même Gbagbo devenu, entre-temps, ingérable. Et le faire avec un mandat de l’Onu, c’est bien plus « propre ».

 

Mais voilà, Alassane Ouattara n’est pas issu d’une écurie françafricaine. Il est même assez proche, politiquement et culturellement, des Américains. Désormais, il sera redevable à l’Élysée, qui lui aura en partie fait don de la victoire finale. Cela devrait l’aider à se souvenir ce qu’on attend de lui : qu’il préserve les intérêts économiques français dans le pays. Bouygues y gère l’eau et l’électricité ; la Société générale, la BNP et le Crédit lyonnais y ont la haute main sur le secteur bancaire ; Orange domine le marché des télécoms ; Bolloré a la mainmise sur l’industrie portuaire. Bolloré était d’ailleurs la multinationale qui avait le plus manifestement soutenu Gbagbo. Rancunier, Ouattara voudra-t-il remettre en cause ses contrats ? Soyons assurés que Nicolas Sarkozy intercèdera en faveur de son cher ami Vincent Bolloré – le même qui lui avait offert des vacances sur son yacht de luxe en mai 2007.

 

De Gbagbo et de Ouattara, aucun ne défend les intérêts du peuple ivoirien. Les forces armées qui les ont soutenus – Jeunes Patriotes et Armée ivoirienne du côté de Gbagbo, Forces nouvelles du côté de Ouattara – ont semé la terreur dans la population civile, commettant pillages et massacres racistes. Et Gbagbo comme Ouattara ont dépendu de puissances étrangères qui ont misé sur un potentat, puis sur l’autre, pour assurer la continuité de leurs affaires. La roue tourne pour les valets de l’impérialisme. Ce n’est que débarrassée d’eux que la Côte d’Ivoire pourra construire son avenir ! 

 

À bas l’impérialisme !

 

Retrait des troupes françaises de Côte d’Ivoire !

 

Liberté pour les peuples !

 

Alternative libertaire

le 6 avril 2011

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans International
commenter cet article
6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 23:52

Tract d'Alternative Libertaire :

 

Refusons l'hypocrisie de la guerre humanitaire

L’opération militaire en Libye menée par l’OTAN a plusieurs objectifs mais sûrement pas celui de sauver sans arrière-pensée le peuple libyen : cette intervention a permis de stopper la contre-offensive du régime mais il ne faut pas se faire d’illusions sur les vraies raisons qui ont poussé la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis à prendre en main la situation. Nous soutenons les révolutions au Maghreb et au Machrek mais ce n’est pas sous les bombes américaines qu’elles triompheront.

Deux poids deux mesures

Les puissances occidentales ne soutiennent les peuples opprimés que lorsqu’elles peuvent en profiter et il faut avant tout se rappeler que Kadhafi a été accueilli en grande pompe par Sarkozy à Paris en 2007. Que la France a vendu de nombreuses armes aux troupes kadhafistes. Que la première réaction du gouvernement à l'insurrection libyenne a été de développer un discours démagogique de « dangers de vagues d’immigrations de réfugiés » et de renforcer les patrouilles aux frontières de l’Union européenne. Que la liste des dictatures soutenues aujourd'hui par les dirigeants de la France, de l’Union européenne et des États-Unis est longue. Et qu'à côté de cela, la France et les États-Unis laissent Israël opprimer le peuple palestinien, la dictature syrienne abattre des manifestant-e-s sans arme et la monarchie saoudienne le Bahreïn pour y mater la révolte sans lever le petit doigt.

Les raisons de l'intervention

L’humanitarisme des États occidentaux est à géométrie variable et pour cause : ce n’est pas ce qui motive l’intervention militaire en Libye. Depuis le début du « printemps arabe », les puissances occidentales observent avec inquiétude les chutes successives de leurs meilleurs soutiens dans la région. Mais le démarrage de grèves, comme en Tunisie et en Égypte, et la persistance des mouvements sociaux malgré les concessions accordées par les oligarchies locales font planer le risque pour les impérialismes occidentaux de voir les transitions démocratiques en cours déboucher sur des révolutions sociales.
C’est finalement le risque (bien réel) d’un massacre des insurgé-e-s libyen-ne-s retranchés à Benghazi qui a servi de prétexte pour justifier une intervention militaire. Oui, cette intervention a permis de stopper la contre-offensive kadhafiste. Mais il ne faut pas se leurrer sur les raisons de cet engagement militaire et sur ses suites.

La France est en guerre

Car des suites, il y en aura. La France est désormais en guerre et l'OTAN semble décider à poursuivre l'intervention jusqu'à la chute de Khadafi, évoquant la possibilité de 3 mois de conflits. On est bien loin de la « zone d'exclusion aérienne » initialement demandée par les insurgé-e-s libyen-ne-s. Or une guerre est une guerre, une « frappe aérienne », c'est un bombardement, des « dommages collatéraux », ce sont des victimes civiles. La résolution de l'ONU ayant autorisé l'intervention militaire interdit toute occupation mais n'exclut pas une intervention terrestre. Comme l'ont montré les invasions de l'Irak et de l'Afghanistan, la démocratie ne s'exporte pas à coups de canon et les grandes puissances impérialistes justifient toujours leurs interventions par des arguments humanitaires... quitte à laisser derrière elles un champ de ruine. Prenons du recul et ne nous laissons pas berner : la guerre humanitaire est une hypocrisie.
En Tunisie, en Égypte et aujourd'hui en Syrie, les classes populaires ont démontré qu'en étant unies, déterminées et en restant indépendantes des bourgeoisies locales ou étrangères, elles pouvaient faire tomber des dictatures. Ces révolutions montrent la voie à suivre au Maghreb- Machrek comme en France et ailleurs.

Solidarité avec les peuples en lutte pour leur liberté au Maghreb et au Machrek !
Non aux bombardements en Libye !
Retrait des troupes étrangères du Bahreïn !
 
Alternative Libertaire


tract en PDF : http://www.alternativelibertaire.org/IMG/pdf/2011-03-31_Refusons_l_hypocrisie_de_la_guerre_humanitaire.pdf

 

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans International
commenter cet article