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  • : Alternative Libertaire 37 - Le blog du Collectif Alternative Libertaire de Touraine
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  • : Nous sommes des militants et militantes anarchistes révolutionnaires et communistes libertaires vivant et travaillant sur Tours et son département.
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Dans la ville de Tours, vous le trouverez aux adresses suivantes :

- 3 rue Nationale

- 1 place du Grand Marché

- 5 rue de Bordeaux

- 18 rue B. Palissy

- 30-32 rue Giraudeau

- 115 bis rue Giraudeau

- 21 avenue de Grammont

- 59 quai Paul Bert

- Gare SNCF

- 110 rue de la Fuye

- Le Numéro 6 (avenue Stendhal).

Pour le reste du département : http://www.trouverlapresse.com

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 01:07

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 22:33

Chaque jour sur le site d'Alternative Libertaire, une synthèse des évènements et actions et des éléments de perspectives : http://www.alternativelibertaire.org/

 

Synthèse et éléments de la mobilisation au 25 octobre

Stratégie du gouvernement

- La loi a été adopté par le Sénat. La procédure parlementaire devrait aboutir à la promulgation de la loi autour du 15 novembre.
- La communication du gouvernement et des médias est très forte pour tenter d’affaiblir la grève. Ils insistent en particulier sur les déblocages de dépôts pétroliers (sans évoquer leurs reblocages quand ils ont lieu) et sur les réquisitions de salarié-e-s des raffineries ou du nettoiement. Rappelons que de telles réquisitions sont légales seulement en période de guerre ou quand la sécurité des personnes est menacée. - Le Medef et la Cgpme s’inquiètent tout deux des pertes financières dues aux grèves
- De fait, le mouvement social est dans une passe difficile et la question qui se pose de plus en plus est celle de rebondir après les vacances scolaires. Pour autant, de nombreuses régions ou secteurs professionnels sont encore mobilisés ou démarrent tout juste (comme les étudiants par exemple).

Grèves par secteurs

- SNCF : Dans la plupart des assemblées générales ce matin, les cheminots ont décidé de suspendre là grève jusqu’à la journée d’action de jeudi ou de maintenir une grève de 59 minutes par jour. Le taux de grévistes a chuté à 16,7% selon la CGT.

- Raffineries : Un tiers des pompes à essence sont à sec d’après le gouvernement.
- A la raffinerie Petroplus de Reichstett, en Alsace, suite à l’annonce par la direction de la fermeture du site avec suppression de 253 emplois, les grévistes ont repris le travail ce lundi en échange du maintien de l’emploi, prévenant que des « actions beaucoup plus dures » étaient envisagées si Petroplus ne tenait pas sa parole.
- Les deux raffineries Esso de Fos-sur-Mer et de Gravenchon ont voté la fin de la grève d’après la direction. La Cgt accuse la Cfdt d’avoir incité officieusement à reprendre le travail. Ces raffineries sont toujours en attente de brut pour reprendre le raffinage.
- Les grévistes de Grandpuits appellent tous les militant-e-s à venir à la raffineries pour dissuader les flics d’utiliser la force. La solidarité financière avec cette raffinerie (caisse de grève en ligne sur www.raffineriegrandpuits.fr) a très bien fonctionné.
- Toutes les autres raffineries ont reconduit la grève.

Universités et lycées :
- La mobilisation étudiante continue de prendre de l’ampleur. La coordination nationale étudiante a émis un appel reprenant en gros la plate-forme de l’Unef et appelant à des journées d’action mardi 26 et jeudi 4, en plus des journées d’action interpro.
- L’Unef estime que 37 facs sont mobilisées. La grève avec piquets en continu a été votée à Caen, Rennes 2, Pau, Paris 10, Paris 13, Montpellier 2, Lyon 2, Lille 3, piquets les jours de manifs à Paris 1, Paris 4, Paris 8 et barrages filtrants à Aix et Bordeaux 2. Dans une vingtaine de facs les AG dépassent les 300 participant-e-s. Certains établissements plus petits comme les IUT, les IRTS, les IUFM, les Beaux-Arts de Rennes, les IEP de Lyon, Rennes et Paris, et les ENS de Lyon et Paris sont également dans l’action.
- Des personnels BIATOSS se mettent en grève (20 à Paris 1, site Panthéon, 60 sur le site Tolbiac).
- Les lycéen-ne-s son actuellement en vacances mais se greffent aux journées d’action étudiante et appellent à faire grève le 4 novembre.

Eboueurs : à Marseille, Toulouse, Nantes, Agen, Paris-Ivry, Nantes, Lyon, Angers, Belfort, Morlaix, Brest, Saint-Brieuc, Périgueux et Clermont-Ferrand, la grève des éboueurs est reconduite depuis une ou deux semaines. La grève s’étend parfois au privé comme à Marseille où, après qu’on leur ai demandé de jeter des ordures au bord des routes, le centre de retraitement étant bloqué, les salarié-e-s de Derichebourg sont entrés en grève.
- A Marseille, la préfecture réquisitionne des éboueurs, évoquant un risque sanitaire. FO (majoritaire) appelle à suspendre la grève. La CGT appelle à maintenir le blocage. Actions
- Dans l’Ain, un calendrier d’actions est prévu pour la semaine : blocages de ronds points, actions en direction des grosses entreprises du transport et de la métallurgie du département.

- Dans le Calvados, les Côtes d’Armor, le Gers, l’Ain, la Gironde, l’Hérault, le Nord, l’Ille-et-Villaine, Savoie, Seine-Maritime, Seine St Denis, Morbihan des blocages de ronds points, de zones industrielles et de dépôts de carburants sont prévues pour la semaine, ainsi que des barrages filtrants à l’entrée de grosses entreprises de la métallurgie. Des opérations « villes mortes » sont en préparation pour mardi et jeudi.
- Dans d’autres villes, des barbecues ou pique-nique entre grévistes sont organisées.
- La gare de Bordeaux a été envahie par des manifestant-e-s vendredi dernier et devait l’être de nouveau ce lundi.
- Le centre des impôts de Toulouse Mirail est désormais bloqué par les agents, comme celui de Rangueil.
- Il y a toujours relativement peu d’actions à Paris et Marseille. A Paris, une manifestation est organisée mardi 26 par l’UD CGT de l’hôpital de la Pitité Salpétrière (qui subit des restructurations importantes), à l’incinérateur de Paris-Ivry, occupée par les ouvriers. Les AG de facs en lutte appellent à s’y joindre.

La mobilisation à l’internationale

- De nombreuses organisations syndicales d’autres pays ont envoyé leur soutien à la mobilisation actuelle : ACOD (Flandre, Belgique, procédera à des arrêts de travail si des barges belges contribuent à ravitailler la France en carburant.), ANEL (Equivalent brésilien de l’UNEF), CES (Europe), CGSP-FGTB (Wallonie, Belgique, procédera à des arrêts de travail si des barges belges contribuent à ravitailler la France en carburant.), CGT (Espagne), CGT-B (Burkina-Faso), COA (Asturies, Espagne), CONLUTAS (Brésil), CSA (Sénégal), CUB (Italie), CUT (Galice, Espagne), DGB (Allemagne), DISK (Turquie), FCOSI (Irak), Fédération Syndicale Européenne des Services Publics, FISEMARE (Madagascar), LKP (Guadeloupe), SEKRIMA (Madagascar), UDT (Djibouti), UGTCI (Côte-d’Ivoire), UMT (Maroc), UST (Tchad).

- Notons que la CES, dont sont adhérentes la CGT, la CFDT, FO, l’UNSA et la CFTC, a beau jeu de soutenir le mouvement : elle a validé avec le patronat européen (UNICE) et les différents gouvernements la nécessité d’allonger la durée de cotisation et de repousser l’âge de départ à la retraite dans tous les pays d’Europe.

- Le 26 octobre, LKP en Guadeloupe, le KSF en Martinique et le MKP en Guyane appelle à une journée d’action pour le respect des accords de 2009. C’est sans rapport direct avec les retraites, mais cela pèse dans le climat social.

Stratégie des organisations syndicales

- L’intersyndicale appelle à deux nouvelles journées d’action jeudi 28 octobre et samedi 6 novembre. Le communiqué de l’intersyndicale est très mou, appelant à respecter la « sécurité des biens et des personnes », ce qui revient en gros à se démarquer des blocages organisés par les équipes syndicales dans bien des départements.
- Aucun soutien aux grèves reconductibles en cours n’a été exprimé par l’intersyndicale. FO et Solidaires n’ont donc pas signé le communiqué.

- La CFDT a publié une mise au point interne suite à l’intersyndicale du 21 octobre. Dans cette note, elle condamne les actions de blocages et les grèves reconductibles et considère que « Les actions décidées [par l’intersyndicale] le sont dans la perspective de la promulgation de la loi ». Il faut donc s’attendre à ce que la CFDT se retire de la mobilisation à partir du 15 novembre. Elle sera sans doute suivie par l’UNSA et la CGC au moins.

Coordinations de grévistes
- Dans plusieurs villes en pointe dans le mouvement, des assemblées générales interprofessionnelles (AG interpro) ou intersyndicales émergent, comme au Havre ou dans l’agglomération rouennaise, et appellent directement à des actions.
- Dans la plupart des villes, la participation aux assemblées générales interpro oscille entre 50 et 120 participant-e-s et servent avant tout de réseau de coordination entre syndicats de lutte.
- A Paris, les personnels de l’université de Paris 1 en grève appellent à une coordination des personnels d’universités mercredi après-midi à Tolbiac.

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 20:41

Cette semaine a marqué un tournant quant à la forme que prend la lutte contre la réforme des retraites en Indre et Loire. En effet, si, auparavant, la mobilisation s'était essentiellement traduite par des manifestations et des rassemblements, depuis lundi, nombre d'actions de blocage ont été menées, à l'initiative de divers secteurs professionnels. Plus intéressant encore, pour chaque action, l'information a bien circulé entre nous et, ce qui était au départ l'initiative d'un secteur s'est transformé en une véritable action interprofessionnelle.

Petit bilan de la semaine :

-Dépôt pétrolier de Saint Pierre des Corps : Depuis lundi matin, 4h, à l'appel de la CFDT routier, le dépôt est bloqué. Des salariés de tous secteurs (santé, éducation, rail, culture, fonction publique, PTT...) et de divers organisations syndicales (SUD-Solidaires, FO, CGT) mais aussi des étudiants, des lycéens, des chômeurs, des retraités, se relaient jour et nuit sur place. Malgré les menaces d'intervention policière, le blocage tient toujours.

-Déchetterie de Tours Plus : Mercredi et Jeudi, à l'initiative des communaux de Saint Pierre des Corps, la sortie des camions bennes de l'agglomération de Tours a été bloqué, empêchant ainsi la collecte des ordures. Là encore, de nombreuses personnes d'autres secteurs se sont jointes à l'action. De plus, sur place, plusieurs salariés se sont mis en grève à notre arrivée afin de participer avec nous au blocage.

-Dépôt de bus fil bleu : Jeudi (à Saint Pierre des Corps) et vendredi (à Tours Nord), les dépôt de bus ont été bloqués entre 5 et 8h du matin, perturbant ainsi la circulation en ville pour une bonne partie de la journée. Jeudi, se sont près de 200 personnes, tous secteurs confondus, qui étaient présentes à 5h du matin pour participer à cette action.

En plus de tout cela, des actions commencent à être organisées dans d'autres villes du département (Amboise, Chinon, Loches, Château Renault).

Quant à la manifestation de mardi, il s'agissait, à Tours, de la plus grosse manifestation depuis le début de la lutte.


Pendant le week-end, le blocage du dépôt pétrolier de Saint Pierre des Corps (rue Yves Fages, Z.I. des Yvaudières) se poursuit. N'hésitez pas à aller relayer un peu ceux qui sont sur place (il y a des braseros pour se réchauffer et de quoi se sustenter!)

Lundi soir, 18 h : Assemblée Générale Interprofessionnelle salle Louis Mirault (depuis la Place de la liberté, prendre l'avenue du Général de Gaulle. La rue Louis Mirault est une rue sur la Gauche juste avant d'arriver aux voies de chemin de fer). Pour décider des actions à venir, il est essentiel qu'un maximum de personnes y soient. Faites circuler l'info autour de vous.


La lutte continue, On lâchera rien.

 

ensemblepourleretrait@gmail.com

 

 

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 12:25

Chaque jour sur le site d'Alternative Libertaire, une synthèse des évènements et actions et des éléments de perspectives : http://www.alternativelibertaire.org/

 

synthèse du 22 octobre :

 

GREVES

- Les grèves reconductibles continuent dans plusieurs secteurs en pointe de la lutte, pétrochimie et rail en particulier. Pour le rail le nombre de grévistes tourne ce vendredi autour des 20% selon les structures syndicales. Les AG de vendredi reconduisent les grèves jusqu’à lundi, l’objectif étant maintenant de tenir jusqu’au jeudi 28. Il semble possible que dans le rail les modalités d’actions évoluent la semaine prochaine.
- De nombreuses grèves ont moins d’écho nationale en tant que telles, en particulier parce que le cœur médiatique de la lutte cette semaine a concerner la question de « l’essence ». Ainsi, la grève se développe dans les collectivités territoriales ou aux impôts, aussi bien que dans de nombreuses boîtes du privé.
- Pour autant il faut noter la difficulté à élargir la grève à de nouveaux secteurs. Les vacances d’automne font que le personnel de l’éducation nationale est « hors jeu » pour la grève pendant 10 jours, mais peu, pour la frange militante, participer aux différentes actions et préparer la mobilisation dans ce secteur pour la rentrée.
- Le mouvement contre la casse des retraites est très particulier. Un noyau dur de grévistes en reconductible est appuyé par des beaucoup de grèves ponctuelles, d’heures de débrayage dans le privé, des blocages et des actions.

BLOCAGES et ACTIONS :

- L’idée de multiplier les actions et les blocages de l’économie c’est fortement développée ces derniers jours. Ces actions/blocages cibles principalement : le renforcement de piquets de grèves, le blocage des transports (routiers, ferroviaires, ports), le blocage de zones industriels, de secteurs spécifiques (par exemples les MIN, marchés d’intérêts nationaux). S’y ajoute également des actions symboliques (banderoles et collages d’affiches, investissements de sièges du MEDEF, de venues de ministres…)
- Les actions de blocages continuent de gagner en intensité. Certaines régions, comme en Bretagne Sud (Quimperlé, Lorient…), ont fait l’objet ce vendredi d’actions concertées et multiples empêchant une intervention policière sur chaque point.
- La semaine a été marquée par les déblocages policiers ordonnés par l’Etat de nombreux dépôts pétroliers, ce qui n’empêche pas à certains endroit de continuer à distance les blocages, sur les voie d’accès à ces dépôts.

UNIVERSITÉS

Le mouvement prend de l’ampleur dans les Université. En une semaine ce sont plus d’un vingtaine qui ont été touché par des piquets de grève (19 en grève vendredi selon SUD Etudiant). A quelques exceptions prêts, liées à des assemblées générales confuse (Rennes II, Le Mirail), le mouvement semble bien s’enraciner. Reste à voir si les étudiant-e-s vont se mobiliser dans la durée de façon massive et réussir à se coordonner (première coordination nationale étudiante prévue ce week-end). Très peu d’universités sont concernées par les vacances. UN appel de l’UNEF (qui ne pèse en réalité pas grand chose) à des mobilisation pendant les vacances est sorti aujourd’hui.

LYCEES

Une frange importante des lycéen-ne-s a rejoint la mobilisation en milieu de semaine dernière. A l’heure actuelle, il est difficile de voir si les vacances d’automne vont avoir un effet mobilisateur ou non. Cela dépend pour beaucoup de l’évolution du mouvement de façon plus générale, ainsi que d’un mouvement plus fort chez les personnels. A noter que les lycéen-ne-s sont particulièrement ciblée dans la répression actuelle contre le mouvement.

(AUTO-)ORGANISATION DU MOUVEMENT

La question de l’organisation du mouvement est complexe. L’auto-organisation, par comité de grève n’est que peu répandue. Par contre les assemblées générales souveraines sont la base du mouvement de grève. La question de l’auto-organisation, du dépassement des structures syndicales dépend surtout des secteurs et des des cultures militantes. A part au niveau étudiant, aucune coordination de secteurs en luttes n’est envisagé au niveau nationale. Il existe de nombreuses réunions interprofessionnelles à l’échelle locale et parfois départementale.

A côté, les rapports intersyndicaux sont vraiment variables suivant les secteurs et les échelles géographiques. Difficile de tirer des généralités, ce qui reste certain c’est que la bonne entente intersyndicale entre structures de luttes ne s’invente pas dans le mouvement mais est issue de rapports de confiances tissés dans le temps. Ainsi sur un même territoire de fortes luttes, tel que Marseille, plusieurs OS agissent en parallèle mais sans union ou concertation.

La question sous-jacente, si le mouvement continue de prendre de l’ampleur, c’est l’articulation entre AG interpro/comités de lutte et intersyndicales (locales, départementale, nationale), du point de vu de la légitimité.

POSITIONS SYNDICALES

La dernière intersyndicale nationale s’est réunie jeudi 21 octobre. Il en sort un nouvel appel, relativement « mou » auquel s’ajoute une journée de grève, le jeudi 28 octobre, et une journée de mobilisation, le samedi 6 novembre. FO et Solidaires n’ont pas signer l’appel, disponible sur les sites internets des structures syndicales. La CNT ne participe pas à ces intersyndicales nationales. Qu’en retenir ? Comment comprendre cette intersyndicale qui n’apporte pas son soutien au mouvement de blocage ?
- Volonté de la CGT de maintenir l’unité de l’intersyndicale et d’y garder la CFDT et l’UNSA, quitte à affaiblir la mobilisation actuelle.
- Volonté des syndicats les plus réformistes de ralentir la mobilisation voir de stopper le mouvement une fois le texte voté au Sénat.
- Faible poids du syndicalisme de lutte.

Il est clair que ces dates sont actuellement, pour les personnes les plus mobilisées, une régression par rapport au rythme adopté depuis le 12 octobre. A nous d’éviter l’enterrement de première classe que nous réserve les directions confédérales.

L’enjeu de la pérennité du mouvement et de sa victoire se porte maintenant sur les secteurs en luttes, les intersyndicales et AG interpro locales et départementales : il faut multiplier les actions et réussir à ce que d’autres secteurs partent en grève pour maintenir le niveau actuel de rapport de force. Le début de la semaine prochaine sera de ce point de vue déterminant.

POSITION DU GOUVERNEMENT ET DU PATRONAT :

Gouvernement L’Etat attaque le mouvement sur trois fronts :
- une action et un discours « anti-blocage ».
- la répression de la jeunesse ( plus de 2400 arrestations à ce jours) qu’accompagne un discours « anti-casseurs » (terme d’amalgame simpliste repris de façon aussi simpliste dans les médias…).
- un discours sur « la France qui travaille » (sic !) et « la France qui veut partir en vacances, pris en otage » (re-sic !).

L’Etat a choisi un affrontement direct avec les grévistes en choisissant de débloquer les dépôts de pétroles et d’utiliser l’argument de « sécurité nationale » pour réquisitionner des ouvriers du privé. Les raffineries sont devenus des enjeux symboliques. Pour autant, vendredi soir, le tribunal de Melun a annulé sur une base d’illégalité, suite au recours en référé syndical, la réquisition des salariés de Grandpuits.

En guerre contre les blocages, qui montrent chaque jours de plus en plus leur efficacité, le gouvernement entretien allégrement une confusion terminologique (bloqueur / casseurs / prise en otage) et tente une offensive qui ne semble pour le moment pas payante vers « l’opinion ».

Ce qui est certain, c’est que de nombreuses personnes ont été arrêté, et les premières peine de prison ferme sont tombées (comparutions immédiates). Au delà du discours sécuritaire et de la répression concrète, de partout remontent les violences policières envers des manifestant-e-s, des lycéen-ne-s, des syndicalistes.

Par ailleurs, force est de constater deux erreurs de communications majeurs du gouvernement sur la question du pétrole. Après avoir dénié toute pénurie, le pouvoir a parlé d’un retour à la normale d’ici à samedi ou dimanche. A l’heure actuelle, cela semble bien improbable. Soit il s’agit de discours influencés par des technocrates très éloignés des réalités, soit il s’agit d’une communication agressive visant à « rassurer » sur sa capacité d’action. Les deux sont possibles. Dans tous les cas la « faiblesse » de l’Etat apparaît au grand jour.

A noter : le début de l’organisation de la bourgeoisie « anti-grève ». On peut s’attendre à l’organisation de pétitions et autres manifestations de droites.

Au niveau du MEDEF : discours geignard sur les répercussions des blocages en prenant la défense des PME. Le patronat se fait tout de même relativement discret. La pression commence à monter de la part des entreprises touchées qui mettent dans la balance une réforme des retraites idéologiques face à des conséquences très concrètes et actuelles des grèves et blocages. Touché là où ça lui fait mal, au porte monnaie, on peut s’attendre à des réactions croissantes et des prises de positions publiques du patronat, notamment au « nom de la préservation de l’emploi ».

« OPINION » Malgré la gesticulation présidentielle et gouvernementale, « l’opinion » semble toujours soutenir majoritairement le mouvement. Cela se sent dans les villes par le soutien direct apportés par les gens, par le succès des caisses de grèves. Les médias véhiculent des sondages indiquant que 3/4 des gens soutiennent le mouvement et près de 60% soutienne l’idée d’un mouvement qui durerait au-delà du vote de la loi au Sénat. Par ailleurs, les populations qui défendent avant tout la réforme sont… les retraités ! Le vieillissement de la population semble renforcer le camps réactionnaire (ce que l’on observe depuis quelques années). Pour autant, les jeunes et les travailleuses et travailleurs soutiennent très massivement la lutte.

« BOITE A IDEES »

Quelques idées qui circulent et qui peuvent servir, si adaptable localement, à renforcer le mouvement :

- avoir un « tract-synthèse » sur la grève, expression des AG interpro locales ou départementales (exemple : le bulletin du Havre)
- Mettre en avant dans les villes, voir dans les quartiers, un espace de rencontre quotidien et à heure fixe. Ce peut être autour d’un lieu de grève, d’une bourse du travail,. L’objectif est de créer un espace d’échange et d’information, indispensable pour mener une lutte sur le long terme.

 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 01:06

C'est tous les jours que çà se passe, en blocages, en rassemblement, etc...

Pour en savoir plus et suivre les actions, il faut s'inscrire sur la liste de "Ensemble pour le retrait", et mieux encore, venir aux Assemblées Générales interpro, ouvertes à toutes et tous :

ensemblepourleretrait@gmail.com

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 09:42

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 23:45

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 15:41

Un collectif de lutte s'est créé à Amboise, réunissant des syndiqué-es et non syndiqué-es, des lycéen-es jusqu'aux retraité-es .

amboise-2.png

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 23:42

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 10:53

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