Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Alternative Libertaire 37 - Le blog du Collectif Alternative Libertaire de Touraine
  • Alternative Libertaire 37 - Le blog du Collectif  Alternative Libertaire de Touraine
  • : Nous sommes des militants et militantes anarchistes révolutionnaires et communistes libertaires vivant et travaillant sur Tours et son département.
  • Contact

Où acheter notre journal ?

Mensuel Alternative Libertaire

Dans la ville de Tours, vous le trouverez aux adresses suivantes :

- 3 rue Nationale

- 1 place du Grand Marché

- 5 rue de Bordeaux

- 18 rue B. Palissy

- 30-32 rue Giraudeau

- 115 bis rue Giraudeau

- 21 avenue de Grammont

- 59 quai Paul Bert

- Gare SNCF

- 110 rue de la Fuye

- Le Numéro 6 (avenue Stendhal).

Pour le reste du département : http://www.trouverlapresse.com

Recherche

16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 21:17

12 familles et des célibataires à la rue, une famille expulsée, remobilisation.    
http://www.lanouvellerepublique.fr/Indr ... ue-1646963    
. http://www.lanouvellerepublique.fr/Indr ... ee-1650699    
Des associations militantes en faveur de familles étrangères à la rue ( DAL, Chrétiens Migrants) ont été reçues à la mairie de Tours par l'adjointe au social, avec un succès plus que mitigé, les solutions d’hébergement ne sont que bricolage et sont précaires.
Le Tribunal a octroyé à la famille Hovannessyan l'autorisation de rester dans le logement qu'elle occupait chez COALLIA jusqu'a fin mars 2014. La violence qui a été faite hier après-midi à cette famille et les dépenses très importantes engagées pour son expulsion locative décidée de manière intempestive auraient donc pu être evitées. Ce soir elle est retournée dans son appartement.    

Une réunion pour relancer le collectif “Un toit c’est un droit !” se tient vendredi à 19h au bar Le Vel'pot, place Velpeau à Tours.  

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Actualités locales et communiqués
commenter cet article
16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 21:00

Tract d'Alternative Libertaire

 

Pas de pause pour les luttes

face au gouvernement des riches

La question à la mode aujourd’hui c’est la fameuse « pause fiscale ». Les riches en auraient marre de payer trop d’impôts ? Vaste mensonge quand on sait que ces derniers continuent à s’engraisser sur le dos des travailleur-ses, des retraité-e-s, des chômeur-ses.

 

Pause ou pas pause ?

 

tout augmente ma bonne dame ! Si l’on en croit les médias et les politicards, le bon peuple serait saturé d’impôts, les entreprises vont toutes mettre la clef sous la porte et bientôt à cause des prélèvements fiscaux nous serons tous et toutes obligé-e-s de renoncer à nos vacances (pour peu que l’on en prenne).

Cette question semble passionner les médias et les politiciens. et, pendant ce temps là, le chômage continue d’augmenter, les salaires de stagner, voire de diminuer, les boites continuent de fermer et la précarité de se généraliser.

Une « pause » pour qui ?

 

Oui « ça augmente » Mais qu’est ce qui augmente ? et pour qui ça augmente ? elles sont là les vraies questions ! Avec la hausse de la TVA, l’augmentation de la durée de cotisation pour les retraites, les hausses du coût de la vie (électricité, loyers) c’est un fait : ce sont celles et ceux qui galèrent au quotidien pour boucler les fins de mois qui raquent de plus en plus. Et tout ça pour soi disant « sauver » les finances publiques, au nom du sacro-saint « équilibre financier » voulu par les technocrates de Bruxelles.

Et pourtant…. Les grands patrons, ceux et celles qui possèdent le plus, qui bénéficient depuis des années de niches fiscales, d’exonérations fiscales en tous genres sont ceux qui, par rapport à leur capital, paient le moins d’impôts.

Et ce n’est pas près de s’inverser avec un gouvernement qui défend les riches et les rentiers !

Ainsi, la Cour des comptes (présidée par un « socialiste ») rend des rapports à tour de bras pointant le coût des chômeurs et des chômeuses, des prestations sociales, des remboursements de lunettes… Une vraie attaque en règle contre ces classes « laborieuses et dangereuses  » qui ne feraient rien, qui ne rapporteraient rien à l’Etat, mais qui lui coûteraient tellement...

C’est oublier que les richesses dont se gavent une minorité (les politiciens et les grands patrons) sont le produit du travail des millions de salariés (précaires ou non) de ce pays.

C’est tellement plus facile de pointer du doigt les pauvres que les riches et d’oublier que l’évasion fiscale de ces derniers, c’est 60 à 80 milliards d’euros par an, que les exonérations de charges patronales en 2010 représentaient environ 30 milliards d’euros, que le bouclier fiscal a déjà coûté près de 4 milliards d’euros.

Pour les riches, la « pause fiscale » est une réalité depuis un moment !

Pas de pause sociale !

 

Malgré les belles annonces du gouvernement, le chômage ne régresse pas (en fait ce sont les radiations de chômeurs-ses qui explosent) et les salaires sont toujours aussi minables. il n’y a rien à espérer d’un gouvernement et d’un système qui préfèrent renflouer les caisses des entreprises et faire payer toujours plus ceux et celles qui triment  !

Payer leur crise, on s’en moque, nous n’avons rien à y gagner. Les solutions il y en a, à commencer par faire, enfin, raquer les patrons. Que ceux-ci rendent l’argent qu’ils volent au quotidien aux travailleuses et travailleurs.

Cela ne se décidera pas au gouvernement, au Parlement ou avec des pétitions. C’est collectivement, dans les entreprises, les quartiers, dans les syndicats, les collectifs, les associations, avec nos collègues, nos voisins et voisines, tous et toutes ensembles que nous ferons bouger les choses.

Ce dont ils ont peur c’est de notre unité, de notre capacité collective à faire changer les choses, à leur montrer qu’il n’y a pas de pause pour les luttes sociales.

Que les politicards et les spécialistes autoproclamé-e-s se méfient car leur système ne tiendra pas si nous nous organisons pour lutter !

 

Alternative Libertaire

 

Tract à télécharger : .http://www.alternativelibertaire.org/IMG/pdf/2013-10-02_Pause_fiscale.pdf

 

Image

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Mouvement social
commenter cet article
12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 11:50

 

 

FAITES DES PAPIERS AVEC LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS

Un « sans papiers », ça n’existe pas.

Un « sans papiers » a toujours avec lui des tonnes de papiers, il croule sous des masses de papiers, il en a des valises entières : attestation de domiciliation «Croix Rouge» ; demande d’aide juridictionnelle ; preuve de dépôt de dossier à l’OFPRA ; décisions du Tribunal administratif ; avis d’impôts ; obligations de quitter le territoire ; courriers préfectoraux innombrables… où l’on comprend que, si on veut des papiers, il faut d’abord accumuler toute une paperasse cent fois déballée au guichet, toujours incomplète. Les papiers, quand on est « sans papiers », on en a à revendre… et ce ne sont jamais les bons ! Un « sans papiers » n’aime pas forcément le papier. Ce n’est pas vraiment sa tasse de thé, les papiers. Ce qu’il veut, c’est le BON papier, la carte de séjour. !


« Sans papiers » = sans droit, sans ressource…

sauf à travailler « au noir », pour le plus grand profit des employeurs qui, aujourd’hui comme hier, peuvent se livrer impunément à la poursuite de cet esclavage moderne que le pouvoir prétend combattre alors qu’il le favorise. Fabriquer des « sans papiers », c’est de la bonne politique. La précarité, la flexibilité, les salaires non déclarés, c’est tout bénéfice pour la compétitivité. Sur le dos des « sans papiers » aujourd’hui, et sur le dos de tous les salariés demain.


« Le changement, c’est pire qu’avant ! »

C’est ce que nous écrivions en septembre 2012. Sur le fond des choses, rien n'a changé pour les travailleurs sans papiers depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande. Le Collectif TSP 37 continue plus que jamais sa lutte contre cette politique discriminatoire et cynique qui broie nos vies – et pour faire reconnaître nos droits élémentaires.

Nous en avons assez qu’on nous traite comme des esclaves à la merci des caprices de nos maitres et des « autorités » !

Venez prêter main forte au Collectif 37 des Travailleurs Sans Papiers

SAMEDI 12 OCTOBRE PLACE JEAN JAURES 15 HEURES


APPORTEZ DES PAPIERS, TOUTES SORTES DE PAPIERS

FAITES DES PAPIERS

VENEZ ALIMENTER LES GRANDES GUIRLANDES DE PAPIERS TOUT AUTOUR DE LA PLACE

DES PAPIERS POUR TOUS !

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans antiracisme
commenter cet article
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 23:04

Michelin en lutte, grève et manifestation ce 8 octobre à Joué-lès-Tours

 

Image

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Mouvement social
commenter cet article
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 02:42

Communiqué d'Alternative Libertaire  

 

Les Rroms, boucs-émissaires des politiciens
 

La campagne des municipales a commencé et les politiciens surenchérissent dans le racisme.

Pour deux raisons : ils pensent que ça caresse l’électorat dans le sens du poil (quel mépris !) et, pendant que les médias parlent de ça, ils ne les interrogent pas sur le chômage, la pauvreté et la répartition des richesses.

L’objet des propos les plus vils est variable : une semaine les musulman-es, une semaine les Rroms.

Il y a environ 20.000 Rroms de l’Est en France. L’Europe a créé une règlementation spéciale pour eux : ils et elles ont le droit de venir mais pas de travailler. Pas de revenus, pas le logements sociaux, une migration par groupes, et voilà les conditions de la création des bidonvilles dont politiciens et médias parlent tant.

JPEG - 167.6 ko

 

Les mensonges s’accumulent. L’extrême droite, par la bouche de Manuel Valls, affirme que les Rroms ont vocation à rentrer dans leurs pays d’origine ou qu’ils ne veulent pas, à quelques familles près, s’intégrer.

Logiquement, puisque Valls donne le la du gouvernement en la matière, les expulsions des terrains et bidonvilles sont massives et en nombre croissant : en 2012, plus de 11.000 personnes ont été évacuées de leurs lieux de vie ; pour le premier semestre 2013, c’est plus de 10.000. Et cet été, plus de 3.700 personnes ont perdu leurs (précaires mais existants) lieux de vie.

Ne nous laissons pas berner et distraire. Les ennemis, ce sont les banques, les capitalistes et les gouvernants, pas les personnes pauvres et étrangères !

Alternative libertaire, le 26 septembre 2013

 

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans antiracisme
commenter cet article
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 18:56

Rassemblement de soutien au Collectif des Travailleurs Sans Papiers vendredi 13 septembre, 17h, place Anatole France, Tours.

 

Image

Image

 

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans antiracisme
commenter cet article
8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 11:29

Tract d'Alternative Libertaire

 

Retraites : Mobiliser contre la fatalité

 

2003, 2010, 2013 : les réformes se suivent et se ressemblent, qu’elles viennent de la droite ou du PS. C’est toujours la même logique d’austérité : les travailleurs payent davantage alors que les patrons sont épargnés. Inversons la tendance et brisons les logiques du capitalisme pour construire un communisme solidaire !

 

La « réforme » proposée par le gouvernement PS-EELV valide et aggrave les mesures précédentes imposées par Sarkozy. La principale mesure prolonge la durée de cotisation initiée par les réformes de 2003 et 2010 : les salarié-e-s nés après 1973 devraient maintenant cotiser 43 ans au lieu de 41,5 pour avoir une retraite à taux plein. Une rallonge de 6 ans de cotisations en 10 ans de « réformes » ! Sachant qu’on commence à cotiser à 26 ans en moyenne et qu’on cumule du coup 36 annuités pour les femmes en moyenne, 39 pour les hommes, cette réforme entrainerait logiquement une baisse des pensions.

L’argument phare du gouvernement PS-Verts, l’augmentation de l’espérance de vie, ne tient pas debout puisque l’espérance de vie en bonne santé, elle, est en constante diminution (62,4 ans pour les hommes, 64,2 pour les femmes). De même, les aménagements célébrés par la CFDT sur la pénibilité ou les carrières des femmes restent des promesses floues et sont bien loin de compenser les reculs encaissés en 2003 et 2010. Enfin la hausse des cotisations et le décalage à l’automne de la revalorisation des pensions pèseraient sur le niveau de vie de tous et toutes.

L’objectif est bien, de nouveau, de baisser nos salaires directs et indirects. C’est ce que le patronat, les politiciens et les médias appellent faire baisser le « coût du travail », à la fois par l’augmentation des cotisations sur les salaires, la baisse des pensions et les impôts (fin de l’avantage fiscal pour les parents de trois enfants).

Le capital doit payer !

Le patronat sort grand gagnant de cette réforme puisqu’il n’a même pas à mettre la main à la poche : la hausse des cotisations patronales sera intégralement compensée par une baisse des cotisations famille. Or c’est bien parce que les cotisations des capitalistes sont en constante diminution qu’il y a un trou dans le financement des retraites de 22 milliards d’euros. Et pourtant d’autres solutions il y en aurait :
- supprimer les exonérations patronales rapporterait 10 milliards ;
- imposer l’égalité salariale homme-femme rapporterait 10 milliards ;
- embaucher 5 millions de chômeurs et chômeuses rapporterait 25 milliards.

Avec tout ça il y aurait largement de quoi financer une retraites à 55 ans à taux plein pour toutes et tous !

Des pistes pour gagner

La journée de mobilisation du 10 septembre appelée par la CGT, Solidaires, FO et la FSU est un premier pas. Il faudra rapidement que soit lancé un nouvel appel à la grève et à la mobilisation. Le bilan de 2010 c’est que des journées isolées, même réussies, ne suffisent pas à faire plier le gouvernement. C’est un mouvement durable qu’il faut construire.

Le combat des retraites est une partie du combat contre l’austérité et contre la capitalisme. Chaque augmentation de salaire, chaque nouvelle embauche vient renflouer les caisses de retraites. Faire le lien entre les différentes luttes a donc du sens et est nécessaire pour ancrer la mobilisation dans les préoccupations immédiates des salarié-e-s. Et les chômeurs aussi doivent s’inviter dès maintenant dans la rue puisque après les retraites c’est l’indemnisation du chômage qui sera renégociée.

Ensuite il faut que chacun clarifie sa position vis à vis du gouvernement PS-Verts. Celui-ci n’est pas un simple arbitre entre les salarié-e-s et le patronat, mais il est à la botte de celui-ci. Ménager le PS, c’est s’en rendre complice, semer la désillusion chez les salarié-e-s et préparer le terrain au Front national.

Enfin, il faut mener la lutte idéologique pour convaincre que le système capitaliste n’est pas une fatalité et qu’une autre société est possible. Nos cotisations retraites et leur gestion sont un formidable magot qui échappe encore aux banques et aux assurances privées. C’est cette idée, les ressources de tous au profit de chacun qu’il faut préserver et étendre. Et si on généralisait un système autogéré par les travailleurs et les travailleurs, qui offrirait à toutes et à tous des études, une formation, la santé, le logement ou encore les transports ? Nous n’avons pas besoin des banques privées, ni de leurs crédits, ni de leurs profits ni de leurs faillites !

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Mouvement social
commenter cet article
1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 18:32

 

Baleiniers Info n°17


Arrêt de la Cour de Cassation du 28 mai 2013 :

Service minimum pour sanction maximum  

La Cour de Cassation, dans son arrêt n°K 12-83.225 FD en date du 28 mai 2013 a rejeté en tous ses points le pourvoi en cassation de nos camarades Abd-El-Kader AIT MOHAMED, du RESF37, Jean-Christophe BERRIER et Muriel EL KOLLI, du Collectif Soif d’Utopies. Ils s’étaient pourvus en Cassation contre l’arrêt de la Cour d’appel d’Orléans du 10 avril 2012 qui, en plus d’avoir multiplié par deux les sommes à débourser en faveur de l’Agent judiciaire du Trésor, avocat de la partie civile, avait traité par le plus grand mépris les témoins de la défense, accusés de « propos outranciers ».
 
Tout au long des 12 pages de l’arrêt, la Cour de Cassation se contente de reprendre mot pour mot les conclusions de la Cour d’appel d’Orléans, tant en ce qui concerne les 3 “nullités de procédure” soulevées par Abd-El-Kader AÏT MOHAMED (et Chantal BEAUCHAMP lors des audiences en correctionnelle et en appel), que les attendus sur le caractère “diffamatoire” du communiqué de presse du 12 février 2010, qui a valu toutes ces poursuites pénales.

Dans son mémoire, l’avocat des prévenus avait soulevé un certains nombre de « moyens », d’une part, concernant le non respect des droits de la défense (plainte du ministre de l’Intérieur qui comportait de fausses allégations, assignation du Procureur imprécise, voire fautive sur la date présumée du « délit » et les lieux de la diffusion du texte incriminé.) ; d’autre part, concernant le caractère prétendument diffamatoire du communiqué de presse du 12 février 2010. Comment considérer comme diffamatoire un texte qui fait part de « soupçons » sur l’usage détourné du fichier Base élèves, alors que le Conseil d’Etat lui-même, et le Comité des droits de l’enfant de l’ONU, se sont inquiétés des détournements possibles par d’autres administrations de ce fichier scolaire ?

A cette argumentation serrée contre l’arrêt de la Cour d’appel, que répond la Cour de Cassation ? Rien d’autre que : la Cour d’appel a jugé comme il faut. Pas une amorce de début de discussion. Même quand la Cour d’Orléans se contredit (quand elle énonce que les faits cités dans le communiqué sont « invérifiables »… mais reproche aux prévenus de ne pas les avoir vérifiés) ; même quand elle outrepasse ses prérogatives en se permettant des jugements politiques sur les interventions des témoins… non, les juges d’Orléans n’ont en rien failli. Et cela doit être d’autant plus convaincant que ce n’est pas démontré. Et pas un mot sur ce qui constituait l’essentiel des motifs de condamnation en appel : la référence au régime de Vichy. Qu’en pensent les juges ? Nous ne le saurons pas.
 
La seule “innovation”, si l’on peut dire, de cet arrêt de la Cour de Cassation tient à son ultime décision : nos camarades sont conjointement condamnés à verser 2000 euros supplémentaires à l’avocat de la Partie civile sur la base de l’article 618-1 du Code de procédure pénale :

« Article 618-1
Lorsqu'une demande en cassation formée par la personne poursuivie ou par la partie civile a été rejetée, la cour peut condamner le demandeur à payer à l'autre partie la somme qu'elle détermine, au titre des frais non payés par l'Etat et exposés par celle-ci. La cour tient compte de l'équité ou de la situation économique du demandeur pour décider du prononcé de cette condamnation et en fixer le montant. »

Retenez bien ceci : quand il s’agit de museler des militants (pas des vedettes des médias, pas des professionnels de la politique, à qui la liberté de s’exprimer, de soupçonner, de critiquer, voire de comparer en invoquant l’Histoire est largement acquise), on met le paquet : 3000 euros infligés par le tribunal correctionnel de Tours ; 3000 euros de plus infligés par la Cour d’appel ; 2000 euros supplémentaires par la Cour de Cassation.
3000 + 3000 +2000 = 8000 euros ! Ce n’est pas nous qui insistons lourdement, ce sont les tribunaux de la République - au nom de l’équité, ça console un peu ! Comme le disait un slogan anarchiste de la fin du 19ème siècle : « Le pire des tyrans, ce n’est pas celui qui vous prend au collet, c’est celui qui vous prend au ventre ! »

Bien évidemment, cet article du Code de Procédure Pénale n’a pas été inventé pour les militants, même si ces derniers y sont particulièrement sensibles. Plus généralement, il indique une évolution, nettement marquée du sceau des conceptions néolibérales, dans ce que signifie aujourd’hui « rendre la justice ».

1/ Celui qui saisit un tribunal doit payer au moins en partie cette « prestation » puisque c'est dans son intérêt qu'il le fait... et s'il perd,  il est alors en quelque sorte considéré comme ayant plus ou moins abusé d'un bien public - conception  de la « justice » (sur le modèle étatsunien.)

2/ Cet article 618-1 met en place, par l’argent, une limitation à la liberté d'expression de tout citoyen ; c'est le versant « économique » de la limitation « politique » justifiée dans l’argumentation du Procureur général de la Cour d’appel d’Orléans, selon laquelle seul le cercle restreint des détenteurs de la parole « autorisée » (les personnalités médiatiques, les hommes politiques) échappe à cette double limitation, financière et politique. Plus que jamais la formule « se payer de mots » n'aura été aussi pertinente...

Ce détour par l’article 618-1 nous permet de mieux comprendre dans quel contexte plus général l’institution judiciaire s’inscrit dans la stratégie du pouvoir qui consiste à “sucer le sang” des militants et de leurs soutiens, dans le but d’étouffer la contestation des politiques gouvernementales.

Tout au long de ces trois années de lutte des « 4 de Tours », la solidarité financière a soutenu sans faille les prévenus. Ce sont au total quelques 19 000 euros qui ont été collectés directement pour la Caisse de solidarité, et presque 4000 euros en chèques libellés à l’Agent Judiciaire du Trésor - ce qui est considérable. Sans l’aide de tous et de chacun, il eut été impossible de poursuivre aussi loin ce combat. Ce n’est cependant pas tout à fait suffisant pour « solder » le passif. Il manque encore à notre caisse de solidarité exactement 1 110 euros… Les 3 camarades condamnés auront alors fini de s’acquitter des frais de justice, des dommages et intérêts, et surtout de ces sommes exorbitantes au profit de l’avocat du ministre.

Voici ci-dessous un tableau très simplifié avec nombre arrondis des recettes et des dépenses :  

Image

(1) honoraires d’avocats. En plus des sommes indiquées, il faut préciser que l’avocate d’une des prévenu-e-s a bénéficié de l’aide juridictionnelle, et que l’autre prévenue a réglé elle-même les honoraires de son Conseil, sans faire appel au Comité de soutien.
(2) frais d’huissiers. En plus de la somme réglée par le Comité de soutien, précisons que la quasi-totalité des frais d’huissier liés à la convocation des témoins a été payée par l’aide juridictionnelle.

Il reste donc à collecter pour « solder » l’ensemble des dépenses liées à la défense des « 4 de Tours » : 5460 – 4350 = 1 110 euros.


Pour permettre aux « 4 de Tours » (c’est le contraire des Mousquetaires, en réalité ils ne sont plus que 3, en raison de la relaxe de Chantal BEAUCHAMP) d’être prêts à régler le reliquat des sommes à devoir, il ne manque donc plus que 1 110 euros. Vous pouvez donc faire un chèque en inscrivant au dos « soutien 4 de Tours » à l’ordre de Chantal BEAUCHAMP. Son adresse : 229 Avenue de Grammont, 37000 TOURS

Enfin, le Comité de soutien s’est posé la question d’aider à la poursuite de la procédure en permettant à Muriel EL KOLLI et à Jean-Christophe BERRIER, par un apport financier supplémentaire, de saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Indépendamment de l’intérêt juridique et politique d’une telle initiative, la somme minimale nécessaire serait de l’ordre de 7000 euros (honoraires d’avocat, frais de déplacement et frais de procédure). Cela nous a paru trop considérable, eu égard aux efforts financiers que vous avez, les uns et les autres, déjà consentis. D’une certaine manière, les juges ont « gagné », non pas tant parce qu’ils ont condamné – cette justice-là n’est pas la nôtre -, mais parce qu’ils ont asséché nos porte-monnaie, à défaut d’anéantir notre combativité.

D’autres luttes nous appellent…

Comité de soutien aux « 4 de Tours »
Tours le 30 août 2013

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Anti-répression
commenter cet article
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 15:10

Communiqué d'Alternative Libertaire

 

Retraites : c’est reparti pour un tour !

Le projet du gouvernement pour une nouvelle réforme des retraites a été annoncé le 27 août au soir. Issu des préconisations du rapport Moreau, il se situe dans la continuité des réformes libérales précédentes (2003, 2010) : le projet est toujours d’augmenter la durée de cotisation progressivement (jusqu’à 43 ans) et de faire payer les travailleuses et les travailleurs encore davantage. La conséquence, dans un contexte de chômage massif et de précarité croissante, ce sera une baisse de fait des pensions.

Le gouvernement espère faire passer en douceur cette réforme. Il a donc promis quelques « contreparties » : prise en compte de la pénibilité au travail, augmentation très limitée des pensions les plus faibles et augmentation de la durée de cotisation « seulement » à partir de 2020... Ces contreparties ont déjà convaincu la CFDT (qui n’est, il est vrai, pas très difficile à convaincre...) mais elles ne sont rien à côté de la destruction du système de retraite qui continue.

D’un autre côté le gouvernement promet de nouveaux cadeaux fiscaux aux patrons, ce qui n’empêche pas ces derniers, par la voix du Medef, de se plaindre que la réforme ne va pas assez loin et que le « coût du travail » étouffe la création de richesses par les « entrepreneurs ». Pourtant, le problème, ce n’est pas le coût du travail, mais le coût du capital, qui ponctionne une part toujours plus grande des richesses produites sur le dos de ceux et celles qui triment.

Le 10 septembre a lieu une première journée de mobilisation à l’appel de quatre syndicats (Solidaires, FSU, FO et CGT). De la réussite de cette journée dépendra les suites d’un éventuel mouvement. C’est à nous toutes et tous, travailleuses, travailleurs, étudiants, chômeurs, précaires, avec nos syndicats et nos organisations de lutte, de nous mobiliser pour ne pas rater ce rendez-vous. Alternative libertaire sera là !

Alternative Libertaire, le 28 août 2013

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Mouvement social
commenter cet article
23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 23:55

Grande manifestation contre les violences policières ce samedi 24 août à 9h30 à Joué-Lès-Tours, départ rue Pierre de Coubertin, direction commissariat de Joué-Lès-Tours.    

 

Le collectif D’ailleurs nous sommes d’ici 37 soutient et relaie cet appel à manifester en solidarité avec les personnes qui ont subi les violences filmées par un habitant, lors de l’interpellation brutale intervenue ce dimanche 18 août, dans le quartier de la Rabière, à Joué-les-Tours :  

 

Deux rassemblements ont déjà eu lieu ce mercredi, l’un devant le commissariat de Tours, l’autre en mairie de Joué. Les deux femmes battues et gazées, qui résident à Tours, ont décidé de porter plainte. L’une d’entre elles est poursuivie pour outrage et rébellion. Un comité de soutien se constitue, composé de proches et d’habitant-e-s solidaires et désireux de dénoncer la récurrence de pratiques policières abusives -souvent accompagnées d’insultes explicitement racistes- dans leurs quartiers.

Nous avons rencontré des intervenant-e-s dans cette mobilisation et nous y joignons, en premier pas vers la construction de la plus large solidarité.

Rappelons que depuis 2011, D’ailleurs Nous Sommes d’Ici 37 est ouvert localement à tou-te-s,  individus comme organisations (associatives, syndicales, politiques), afin de combattre le racisme, ses politiques et ses pratiques institutionnelles discriminatoires et répressives. Contre l’empilement de mesures gouvernementales anti-immigré-e-s, sécuritaires, liberticides, et leurs cortèges de discours racistes et xénophobes, nous voulons renforcer les différentes luttes existantes et tisser localement des solidarités concrètes avec les personnes directement concernées :

  • face aux administrations et en particulier à l’acharnement policier et judiciaire ;
  • dans l’accès à la formation et au travail ; au logement ou aux loisirs ;
  • sans oublier les agressions et violences favorisées au quotidien par ce racisme institutionnel.

 

C’est ainsi qu’à l’image de notre slogan « Ni Charter ! Ni Kärcher ! », nous soutenons le Collectif 37 des Travailleurs Sans Papiers ; et relayons localement les campagnes nationales Stop le contrôle au faciès, ou encore Devoir d’insolence contre le racisme, au titre de laquelle nous organisions le 6 avril dernier une réunion publique au Sanitas, sur la question des indispensables solidarités à construire face à la toute puissance et à l’impunité policière dans nos quartiers populaires.

 

https://dnsi37.thefreecat.org/2013/08/contre-les-violences-policieres-ce-samedi-24-aout-9h30-a-joue-les-tours/

 

Petite chanson antiraciste DNSI

 

 

Communiqué Alternative Libertaire 

Joué lès Tours : la violence policière mise au jour 
 

Des vidéos montrant un véritable acharnement en matière de violences policières lors d’un contrôle à Joué lès Tours le 19 août font le buzz. Rien de bien neuf : les violences policières notamment à l’encontre de personnes racisées sont monnaie courante partout dans le pays. Mais cette fois-ci, la scène a été filmée, et il est difficile pour la hiérarchie policière et le gouvernement de l’enterrer dans le silence.

Alternative libertaire soutient la mobilisation des habitant-e-s du quartier ainsi que des proches des victimes.Les victimes ont entamé une procédure et un comité de soutien se met en place : il doit se développer et s’élargir. Un rassemblement a eu lieu ce mercredi pour interpeller le maire. Le collectif DNSI 37 (D’ailleurs nous sommes d’ici) dont fait partie Alternative libertaire a rencontré des participant-e-s à la mobilisation et l’a rejointe. Nous relayons l’appel à manifester ce samedi 24 août à 9h dans le quartier de la Rabière à Joué lès Tours, rue de Coubertin, et appelons à une forte mobilisation.

Alternative libertaire, le 23 août 2013

http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article5427  

 

 

 

Repost 0
Published by Alternative Libertaire 37 - dans Actualités locales et communiqués
commenter cet article