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  • : Union Communiste Libertaire 37
  • : Nous sommes des militants et militantes anarchistes révolutionnaires et communistes libertaires vivant et travaillant sur Tours et son département.
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Mensuel Alternative Libertaire

Dans la ville de Tours, vous le trouverez aux adresses suivantes :

- 3 rue Nationale

- 1 place du Grand Marché

- 5 rue de Bordeaux

- 18 rue B. Palissy

- 30-32 rue Giraudeau

- 115 bis rue Giraudeau

- 21 avenue de Grammont

- 59 quai Paul Bert

- Gare SNCF

- 110 rue de la Fuye

- Le Numéro 6 (avenue Stendhal).

Pour le reste du département : http://www.trouverlapresse.com

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 12:00

appel à manifestation samedi 17 décembre, 17h, place Anatole France, Tours.

 

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 21:22

Même si les identitaires n'ont pas été très sages cette année, le Père-Noël n'est pas une ordure et pense aussi à nos amis fachos. Descendu dans la cheminée de Pierre-Louis Mériguet (chef des identitaires tourangeaux de Vox Populi), il a permis à l'organisation d'extrême droite de tenir un stand sur le parvis de l'église place Michelet.

Le 2 décembre, donc, à 20h30, a commencé le marché de Noël de Vox Populi. Un marché riche en cadeaux pour toute la famille : quelques t-shirt identitaire ou de groupes de musique "patriote" (en particulier Insurrection, le groupe de Pierre-Louis Mériguet, qui fait l'apologie du GUD et de Léon Degrelle), 2 ou 3 livres d'auteurs d'extrême-droite. Mais aussi des cadeaux pour les budgets les plus réduits, consistant en des déstockage de vêtements pour skins du London Calling, le magasin de Pierre-Louis Mériguet. T-shirt Fred Perry à -50 ou -30%, blousons à 45€ au lieu de 90€...

Vox Populi avait aussi mis les petits plats dans les grands afin de faire déguster aux passants des gâteaux apéritifs et 2 ou 3 en-cas salés (cakes, tarte salée...).


Malgré tous ces cadeaux attrayants et ces denrées alimentaires, le public présent n'était pas celui espéré. Au lieu des familles pauvres blanches annoncées dans une interview à Novopress, il y avait moins d'une quarantaine de jeunes  bourgeois, skinheads, supporters du TFC et cathos traditionnalistes des prébendes avec leurs enfants (le public habituel des actions de Vox Populi). Bref, que des têtes connues et personne n'a dévié de son chemin sur l'avenue Grammont pour s'intéresser au stand.
Même les antifascistes avaient senti que l'évènement serait insignifiant et n'avaient donc rien organisé de leur côté. Les militants fachos venus pour un petit frisson et un peu d'action étaient donc très déçus. Certains ont pu se consoler en partant avec des restes de cake.

Devant cet échec cuisant, le stand a été plié très rapidement : à 21h45 il n'y avait déjà plus aucune trace de Vox Populi sur la place Michelet, alors que le marché de Noël était annoncé jusqu'à 23h.

Une nouvelle preuve que les fachos ne savent pas être populaires (au sens "près du peuple"), et qu'il y a un énorme fossé entre les intentions "sociales" mise en avant (qu'ils appelleraient charité s'ils étaient moins hypocrites) et les actions qu'ils réalisent.

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 21:49

"Soixanres-dix-neuf places occupées indûment en foyers,
Le prefet pense que des personnes à la rue, demandeurs d'asile ou pas, pourraient être hébergées si les personnes déboutées laissaient leur place", c'est le titre d'un article de la NR dans lequel le nouveau prefet dans la logique de son ministre de tutelle Guéant, et une logique des plus puante, renvoie la balle vers celles et ceux qui luttent pour les familles à la rue en tentant de jouer des vases communiquants, et comme prétexte à mettre en œuvre une politique de rafles et d'expulsion. Le secteur autour du foyer Adoma est complètement encerclé par la police qui contrôle à tout va et a embarqué des personnes.
Evidemment, et du coup, la mobilisation autour des familles à la rue s'étend désormais au soutien des ces autres familles et personnes en détresse et des membres du mouvement des logements et des papiers pour tous et toutes assurent une permanence sur place.

tract SUD :

 

LA CHASSE AUX DEBOUTES EST OUVERTE !!!

A l’heure où les discours politiques nauséabonds se multiplient, stigmatisant toujours plus les étrangers, où l’on met en place une politique volontaire du « logement d’abord » mais où il n’y a pas de logement pour tous, nous assistons en Indre et Loire à une recrudescence d’actions policières outrageantes.

Interventions policières musclées à l’aftam, check point policier à Adoma avec des interpellations à la clé... Pas une semaine ne passe sans que des pères, des mères de famille, des enfants, des personnes fragilisées dans des états de santé dramatiques ne soient interpellés. De garde à vue en centre de rétention, de centre de rétention en expulsion, tout l’arsenal de notre état policier se met en marche pour répondre aux impératifs fixés par la politique d’un gouvernement répugnant.

CA SUFFIT !!!

Nous ne pouvons plus laisser faire cela sans réagir, la police envahit nos lieux de travail, les lieux d’accueil et de vie d’une population que nous devons protéger.

Nous œuvrons chaque jour auprès de familles en difficulté pour leur apporter l’aide de la France,

Nous ne participerons pas à ces brutalités dignes d’un régime pétainiste.

Nous sommes missionnés pour leur apporter une aide, et c’est ce que nous ferons.

Stop aux expulsions, stop aux intimidations policières !

Stop aux pressions qui pèsent sur nos associations !


SUD Santé Sociaux appelle l’ensemble des salariés du social à rejoindre l’action des collectifs en place, à se concerter et à obtenir des garanties de leurs hiérarchies pour que nos associations ne participent plus à cette macabre chasse aux étrangers.

STOP Aux demandes de sortie de CADA !
 

Contacts : mouvementdeslogements@gmail.com, urgenceuntoit37@gmail.com

Sud Santé sociaux : 18, rue de l’oiselet – St Avertin

Tel : 06 80 75 13 40

 

 

Pierrot, Collectif Alternative libertaire 37

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 21:56

Mouvement des logements, des papiers pour tous, appel à manifester Samedi à 14h, place Anatole France

 

UN JOUR VIENDRA....


Depuis quelques mois plusieurs occupations d'espaces publics ont lieu par des familles à la rue soutenues par des militants. Les pouvoirs publics ( mairie, préfecture, conseil général...) n'apportent toujours aucune réponse adaptée pour résoudre la situation.


Face à l'immobilisme des politiques, différents réseaux associatifs, sociaux et culturels ont été interpellés. L'ITS, les cinémas Studios, le Nouvel Olympia, le foyer de jeunes travailleurs ont pris position et soutenu la lutte sous diverses formes, apports financiers et matériels. Ces structures se sont engagées à participer à la pression exercée sur les pouvoirs publics.


En plus de leurs refus de dialogue, les autorités accentuent les différentes formes de répressions face aux populations en détresse : menaces de la préfecture sur les procédures de régularisations, tentatives d'expulsions des travailleurs sans papiers, et de familles logées en Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile, rafles autours des foyers d'hébergements, etc...


Les interventions musclées des forces de l'ordre s'intensifient également auprès du mouvement qui soutient ces familles dans leurs luttes : écoutes téléphoniques illégales, activations du plan vigipirate et de services de sécurité privée dans divers lieux publics, injures racistes et provocations.


Face à la violence de cette situation, les divers partis politiques de gauche et notamment le parti socialiste en cette période pré-électorale ne font part d'aucun positionnement politique.


Nous luttons pour la liberté de circulation et d'installation et revendiquons un logement et des papiers pour tous et toutes.


Nous vous appelons à une manifestation à Tours,
le samedi 3 Décembre à 14h place Anatole France


Le mouvement des papiers des logements pour tous et toutes, soutenu par Urgence un toit (SUD santé sociaux, RESF, LDH, AL37,NPA, EE-LV), Chrétiens Migrants, Des travailleurs sociaux professionnels ou en formation, et de nombreux individus révoltés


mouvementdeslogements@gmail.com, urgenceuntoit37@gmail.com

 

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 13:41

L'Engrenage accueille la Scop Le Pavé à TOURS.Téléchargez le programme!

Une semaine de conférences gesticulées accompagnées de leurs ateliers et deux stages d'éducation populaire : à vos agendas !

Conférences gesticulées et leurs ateliers :
 

- Dimanche 20 novembre 18h : La critique des medias est un sport de combat (les médias) ou comment se battre contre les moulins à vent 
avec Filipe Marques - FJT 16 rue Bernard Palissy à Tours - 18H.

3€ précaires /8€. Organisé par L'Engrenage-Un Pavé à Tours. Informations et réservations : unpaveatours@gmail.com 

- Lundi 21 novembre 19h : incultures 1 (la culture) ou "l'éducation populaire ils n'en ont pas voulu..."
avec Franck Lepage - Salle THELEME 3, rue des Tanneurs, Tours - 19H. .
Organisé par L'Engrenage-Un Pavé à Tours. 3€ précaires/8€. Petite restauration sur place. Informations et réservations : unpaveatours@gmail.com  Billetterie sur place dès 18h

- Mardi 22 novembre 10h-13h : Atelier de désintoxication de la langue de bois avec Franck Lepage et Emilie Viard au Centre Social Courteline, 48 rue Courteline à Tours (entrée libre)

- Mardi 22 novembre 19h : incultures 5 (le travail) ou "Travailler moins pour gagner plus...ou l'impensé inouï du salaire "
avec Gaël Tanguy et Franck Lepage - Salle THELEME 3, rue des Tanneurs, Tours - 19H.
3€ précaires/8€. Petite restauration sur place. Organisé par L'Engrenage-Un Pavé à Tours. Informations et réservations : unpaveatours@gmail.com Billetterie sur place dès 18h

- Mercredi 23 novembre 10h-13h : Atelier Travail et syndicalisme avec Franck Lepage et Emilie Viard - Salle 120 des Halles à Tours, place Gaston Pailhou (entrée libre)

- Mercredi 23 novembre 20h : incultures 9 (le management) ou "Exploiter mieux pour gagner plus ! "
avec Annaïg Mesnil et Alexia Morvan - MAISON DES SYNDICATS, "la camusière", 18 rue de l'oiselet, 37550 St Avertin à 20h.
Organisé par le syndicat Sud Santé Sociaux. 4€/8€. Piétons et voitures à vide : un rendez-vous est fixé pour un co-voiturage à 19h25 sur le Parking de la Place Rabelais à Tours. Informations : sudsantesociaux37@gmail.com

- Jeudi 24 novembre 19h : incultures 1 (la culture) ou "l'éducation populaire ils n'en ont pas voulu..."
avec Franck Lepage à la salle CLAUDE CHABROL, rue des Pruniers, 49000 ANGERS, 19h.
8€ tarif réduit/10 € tarif normal en résa/12€ sur place. Restauration sur place. Organisé par la DRACS. Infos et Réservations : dracs@mailoo.org ou au 06-06-71-56-43.

- Vendredi 25 novembre 9h30- 13h :  Atelier de désintoxication de la langue de bois  avec Franck Lepage, Pierre Carles et Filipe Marques 9h30 à 13h00, salle Daviers, 5 Bd Daviers à Angers. En partenariat avec la DDCS du Maine et Loire, renseignements et inscriptions au 02-41-72-47-20.

- Vendredi 25 novembre 20h : Rural(s) : la convergence des rustres 
avec Hervé Chaplais - FJT 16, rue Bernard Palissy, Tours - 20h.
3€ précaires /8€. Organisé par L'Engrenage-Un Pavé à Tours. Informations et réservations : unpaveatours@gmail.com
 
 - Samedi 26 novembre 10h-13h et 14h-17h (entrée libre) :  
Journée ateliers de l'engrenage (lieu à définir):

- 10h-13h Atelier Convergence des rustres
avec Hervé Chaplais et Filipe Marques
Repas en commun (amener quelque chose a partager)
- 14h-17h Atelier critique des médias : alternatives et canulars avec Filipe Marques
 
 

UN stage du 22 au 24 novembre :

Susciter la participation  
 Lorsque des animateurs définissent les résultats d'une action avant qu'elle ne soit commencée, lorsqu'une assemblée générale d'association est organisée comme une messe, ou lorsqu'un débat est monopolisé par des experts, on trouve toujours du monde pour dire que « les gens ne veulent plus s'engager »... Ces deux stages veulent répondre au problème de la mobilisation des publics, soulevé par des associations, des collectivités territoriales et d’autres structures. Il s’agit de comprendre les enjeux de la participation des habitants, des bénévoles, des adhérents et d'acquérir des techniques et des méthodes pour pouvoir susciter et animer cette participation. Les stagiaires sur ces deux stages ont une entrée libre pour chaque conférence gesticulée du soir.


21h de formation réparties sur 3 jours, salle Polyvalente du FJT, 16, rue Bernard Palissy (à 100 m de la gare de Tours). Frais pédagogiques : 400 € (nous écrire pour le tarif sans prise en charge) par participant et par stage . Possibilités d'hébergement sur place (FJT).

 

 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 23:32

Appel à rassemblement ce jeudi 17 novembre à 18h, à Tours, place de la préfecture.

Lettre ouverte du Collectif des Travailleurs Sans Papiers, et communiqué de presse du Comité de soutien :

 

Lettre ouverte au prefet du Collectif des Travailleurs Sans Papiers :

 

Madame, Monsieur,

 
Le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d’Indre-et-Loire vous prie de trouver en pièce jointe et ci-dessous la lettre ouverte adressée au Préfet de ce département, dans laquelle ils rétablissent la vérité sur leur situation et soutiennent la légitimité de leur revendication : la régularisation.
Le Collectif TSP 37 appelle à un rassemblement Place de la Préfecture à Tours le jeudi 17 novembre à 18 heures, à l’occasion du 2ème dépôts des dossiers de demande de régularisation.
  
Merci d’en informer le public.
Contacts à la fin du texte.

 

  

C’EST PAS UNE VIE !

Lettre ouverte au Préfet d’Indre-et-Loire

Par le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d’Indre-et-Loire (Collectif TSP 37)

  

Monsieur le Préfet,

  

Le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d’Indre-et-Loire (Collectif TSP 37), composé pour l’heure d’un peu plus de 20 personnes, a décidé, le vendredi 4 novembre, de manifester publiquement son existence et ses revendications par un premier dépôt de demandes de régularisation, qui sera suivi d’un deuxième le 17 novembre. Deux communiqués de presse successifs de la Préfecture d’Indre-et-Loire, publiés les 5 et 9 novembre dans La Nouvelle République du Centre-Ouest,  montrent que notre situation exacte reste fort mal comprise de vos services, malgré les informations précises qui ont été données au Chef de Cabinet adjoint qui nous a reçus le 4 novembre avant notre manifestation.

  

C’est pourquoi nous pensons indispensable de rappeler les difficultés de tous ordres qui font notre quotidien depuis que ce que nous avions commencé à construire ici s’est effondré, du seul fait de votre refus de nous renouveler nos cartes de séjour.

  

Soudain tout a basculé !

  

Nous sommes devenus des « indésirables », nous vivons dans l’angoisse constante d’être arrêtés ; trois d’entre nous ont été envoyés en centre de rétention, l’un en avril dernier ; l’autre en octobre ; le troisième il y a 5 jours. Ils ont été finalement libérés tous les trois, sans pour autant être soulagés de l’angoisse permanente de l’expulsion vers les pays qu’ils ont fuis, angoisse que nous ressentons tous. 

  

On nous traite comme des délinquants, des criminels, bons à alimenter la machine à faire du chiffre et à remplir les quotas d’expulsion, quel qu’en soit le coût humain.  A la fin de l’été, l’un d’entre nous n’a pas supporté de n’avoir comme alternative que le retour vers l’enfer auquel il croyait avoir échappé, ou le basculement dans la misère et la mort lente dans la rue. A son suicide, nous pensons tous, - tous les jours. A tout moment nous nous sentons traqués. Nos nuits sont une longue insomnie. Nos rêves sont des cauchemars. Et au matin, toujours les mêmes questions : allons-nous pouvoir manger à notre faim ? Comment ne pas se faire repérer ? Où trouver un lieu sûr ? Cette menace perpétuelle sur nos têtes, finalement, n’est-ce pas le moyen de nous pousser vers la sortie ?

 

Nous rendre la vie intenable ici, n’est-ce pas la meilleure arme de la machine à expulser ? Car ce que vous appelez « l’aide au retour » (on nous promet jusqu’à 2000 euros), nous n’en voulons pas ! Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi un tel pactole ne nous intéresse pas ? Pourquoi les demandeurs d’asile déboutés ne retournent-ils pas « chez eux » alors qu’on leur promet des poches pleines ? La réponse est très simple : nous ne voulons pas rentrer « chez nous », car nous ne voulons pas y revivre ce que nous avons subi. « Chez nous », maintenant, c’est ici !

 

« On bosse ici, on vit ici, on reste ici !»

 

Ce slogan peint sur la banderole qui symbolise notre mouvement, nous allons, Monsieur le Préfet,  vous expliquer ce qu’il veut dire.

 

Nous sommes en France depuis 3, 4, 5 ans et même plus pour certains d’entre nous. Demandeurs d’asile, le premier choc que nous avons subi fut de nous voir refuser le statut de réfugiés. Ne pas voir reconnues les persécutions, les souffrances, voire les tortures subies, lors même qu’elles ont laissé des traces toujours sensibles dans nos corps et nos esprits, c’est en soi une épreuve terrible.

 

Il nous a ensuite été possible de déposer des demandes d’autorisations de séjour pour raison de santé. C’est alors que nous furent délivrées, plusieurs années de suite, des titres de séjour « Vie privée et familiale » qui nous autorisaient à travailler. C’était pour nous comme une compensation, qui est venue atténuer les conséquences du déni de nos souffrances passées. Nous avons alors cherché du travail. Nous avons accepté d’occuper ces emplois pour lesquels les entreprises peinent à recruter : travail dans le bâtiment, le nettoyage, la sécurité etc. Les sociétés d’intérim savaient qu’elles pouvaient compter sur notre disponibilité et notre mobilité. Nous avons payé notre part d’impôts et de cotisations sociales, contribuant ainsi au financement de nos dépenses de santé. Nous avons eu accès au logement. Nous avons progressivement reconstruit notre vie professionnelle, sociale et privée ici. Certains d’entre nous ont trouvé ici leur compagne ou leur compagnon, éduquent ici leurs enfants. Après tant d’épreuves, d’instabilité, de difficultés accumulées, nous osons vous le dire : nous voulons rester vivre en France !

 

Monsieur le préfet, comme nous venons de le montrer, nous ne sommes pas "des personnes qui se maintiennent de manière irrégulière sur le territoire au seul motif qu'ils ont, pendant l'instruction de leurs dossiers, bénéficié d'un droit au travail".

 

C'est pourquoi nous vous demandons, à vous, parce que vous en avez le pouvoir, d’annuler les décisions par lesquelles vous voulez nous chasser, et nous vous demandons de nous « régulariser ».

C'est la raison pour laquelle nous allons faire un 2ème dépôt de demandes de régularisation, le jeudi 17 novembre à 18 h devant la  préfecture et nous invitons tous ceux qui sont solidaires de notre démarche à nous y rejoindre.

 

Le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d'Indre et Loire
 Le 15 novembre 2011

 Représentants du Collectif :

 Helder: 06 49 18 94 35 et Martin : 06 09 42 03 21

 

 

 

 

   

 

communiqué de presse du Comité de soutien :

 

 

 

Madame, Monsieur,
 
A l’occasion du 2ème dépôt collectif des dossiers de demande de régularisation des Travailleurs Sans Papiers d’Indre-et-Loire, pour lequel il appelle à un rassemblement Place de la Préfecture le jeudi 17 novembre à 18 heures, le Comité de soutien au Collectif TSP 37 interpelle le Préfet. Il importe en effet que les faits décrivant la situation exacte des membres du Collectif ne soient pas constamment travestis à travers la communication officielle de la Préfecture d’Indre-et-Loire.
 
Merci d’en informer le public.
Contacts en fin de communiqué.

 

Monsieur le préfet,  pourquoi travestir la vérité ?

 

 Une première fois, dans un communiqué publié dans La Nouvelle République du Centre-Ouest le 8 novembre, Le Comité de soutien au Collectif des Travailleurs sans papiers  a dû rappeler, contre les « erreurs » contenues dans votre communiqué publié le 5 novembre, la situation de nos camarades : ils étaient tous, avant de recevoir une Obligation de Quitter le Territoire Français, des travailleurs légaux à part entière ! Mais votre communiqué publié le 9  de ce mois contient à nouveau des interprétations contestables et des accusations infondées.

 

 Pourquoi faire croire au public que les régulariser reviendrait à amplifier la statistique du chômage dans le département ? Pourquoi cette tentative  pour diviser les travailleurs entre eux, et même opposer les travailleurs étrangers légaux aux « illégaux » (c’est eux qui sont désignés de la sorte) !

Voilà une méthode que nous condamnons – d’autant plus que c’est le fait de leur avoir retiré leurs titres de séjour et les autorisations de travail qui vont avec qui fait d'eux des « illégaux ».  

 

 Il faut être clair : ce sont les obligations de quitter le territoire qui créent l'irrégularité de leur séjour et les prive de tout droit, y compris le droit d'honorer leurs contrats de travail.

 

 Pourquoi expliquer aussi que ce sont des avis médicaux sur leur état de santé qui les ont privés de leurs cartes de séjour. Non, Monsieur le Préfet, les médecins agrées par vous n’ont pas modifié leurs diagnostics ni leurs ordonnances. Ce sont les responsables de l’Agence régionale de santé qui se font les exécutants de la politique d’expulsion en osant affirmer que les infrastructures sanitaires dans leurs pays d’origine sont à même de leur prodiguer des soins efficaces. En 2010, ces pays n’étaient pas en mesure de leur assurer des soins, et en 2011, tout d’un coup, ils font des merveilles ? C’est impossible à croire !

 

 Et c'est tellement impossible à croire que le Tribunal Administratif d'Orléans vient d'annuler, hier, la décision que vous avez prise, jeudi dernier, d'arrêter puis de placer en rétention l'un d'entre eux en vue de son expulsion.

 

Plus encore : Le Tribunal Administratif a annulé également l'Obligation de Quitter le Territoire Français qui conduisait à son expulsion et son retour forcé dans son pays d'origine, précisément le lieu où il a vu toute sa famille se faire massacrer et où il a subi les traumatismes dont il souffre encore !

 

Monsieur le préfet, ce que vos services ont fait, ils peuvent le défaire : ils peuvent leur permettre, à tous, de cesser de survivre en clandestins et leur donner le droit de vivre régulièrement.

 

C'est la raison pour laquelle le Comité de soutien au Collectif des travailleurs Sans Papiers appelle à soutenir la démarche du Collectif qui va faire un 2ème dépôt de demandes de régularisation le jeudi 17 novembre à 18 h à la préfecture.

 Soyons nombreux à leur côté pour manifester notre solidarité : ils vivent ici, ils bossent ici, ils restent ici !

 

Le 15 novembre 2011

Le Comité de soutien au Collectif des Travailleurs sans papiers d'Indre et Loire

 

Contacts : Josée : 02 47 61 51 08    Chantal : 02 45 47 95 22

 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 22:42

Un collectif de travailleurs sans papiers s'est constitué sur Tours, ainsi qu'un comité de soutien. Appel à rasemblement ce vendredi 4 novembre 2011  à 18h, place Anatole France à Tours. Le collectif Alternative Libertaire 37, partie prenante du comité de soutien et partie prenante d'une lutte plus globale pour la régularisation de tout les sans papiers, s'est joint à cet appel.

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 13:18

Un contrôle d'identité, une fouille au corps, une lecture des SMS de son portable (illégal), une interpellation violente (trainé sur 15m), 24h de garde-à-vue, une convocation devant le juge des enfants pour « appel à la rébellion » et « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », voilà ce que l'on risque de subir à Tours pour peu que l'on ai 14 ans, que l'on soit noir et qu'on ait le malheur d'être assis sur un banc publique lors d'une fête de quartier.

la suite là : http://www.tours.maville.com/actu/actudet_-L-interpellation-du-collegien-suscite-l-emotion-des-voisins_loc-2001186_actu.Htm

 

 

 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 12:02

 

Contre le racisme et les politiques discriminatoires,

Pour la régularisation de tous les sans papiers.

 

Festival D’ailleurs et d’Ici :

23 et 24 septembre 2011 à Tours

 

« Actions solidaires, luttes et échanges

face à la xénophobie et l’exclusion »

 

  Le vendredi 23 septembre à partir de 19 h

Salle Raspail, rue Edouard Vaillant à Tours

 

19 heures : échanges autour d'un buffet.

à partir de 20h : interventions et débat sur les thèmes de l'immigration et de l'exclusion avec:

 

  • Cédric Delaunay, historien : Comment a été construite, à la fin du XIXème siècle, la « figure de l’étranger » en réponse aux luttes des travailleurs en France.

  • Le groupe VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes) : Combattre le racisme et l’extrême-droite dans le monde du travail.

  • Grégoire Cousin, membre du Centre européen pour les droits des Roms : exclusion et violences faites aux Roms, nouveaux parias urbains, en France et en Europe.

 

Avec la participation de militants parisiens solidaires des luttes en faveur des Sans-Papiers.

 

Le samedi 24 septembre de 14 h 30 à 20 h 30

Salle et place Raspail, rue Edouard Vaillant à Tours

 

« Dehors / Dedans » toute l‘après-midi ! 

 

  • musiques d’ailleurs et d’ici, danses

 

  • ateliers-débats

 

  • projection de films,

 

  • stands associatifs et militants, buvette

 

Vendredi et samedi dans la salle : expositions de la ligue de l'Enseignement et de la ligue des droits de l'homme

 

 

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 13:41

Appel unitaire local suite à la journée d'action du 2 août

 

DES FAMILLES A LA RUE : LE CONSEIL GENERAL DOIT LES HEBERGER !
NOUS AVONS FAIM. OU EST-CE QU'ON MANGE ?

Tous les soirs, à Tours, des hommes, des femmes, des enfants (y compris des nourrissons) « dorment » dans la rue. Ce n'est plus possible ! L'Etat réduit les budgets sociaux conduisant à la casse du social.
Pourtant, le Conseil Général, à travers l'Aide Sociale à l'Enfance, est dans l'obligation d'héberger TOUTES les familles.
En conséquence, lorsqu'une famille sera à la rue, nous l'accompagnerons dans les locaux de l'ASE jusqu'à ce qu'une solution concrète et durable lui soit proposée.
En plus des problèmes d'hébergement, les plus démunis n'ont quasiment plus aucune solution pour se nourrir pendant ce mois d'aout. Presque toutes les structures pouvant leur donner à manger sont fermées. Seule la Croix Rouge donne des sandwichs au pied d'un camion trois soirs par semaine.

Nous appelons à un rassemblement TOUS LES SAMEDIS DE CE MOIS à 14 h place Jean Jaurès, sur les marches de l'hôtel de ville. Nous appelons chacun, chacune à venir avec des assiettes, des couteaux et des fourchettes pour pouvoir faire du bruit et interpeller la municipalité.

SOIF D'UTOPIES, DAL 37, LDH 37, SUD SANTE SOCIAUX 37, section CGT de l'EAO, RESF 37, ATTAC 37, section SUD de l'EAO, ALTERNATIVE LIBERTAIRE 37

 

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