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  • : Union Communiste Libertaire 37
  • : Nous sommes des militants et militantes anarchistes révolutionnaires et communistes libertaires vivant et travaillant sur Tours et son département.
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Mensuel Alternative Libertaire

Dans la ville de Tours, vous le trouverez aux adresses suivantes :

- 3 rue Nationale

- 1 place du Grand Marché

- 5 rue de Bordeaux

- 18 rue B. Palissy

- 30-32 rue Giraudeau

- 115 bis rue Giraudeau

- 21 avenue de Grammont

- 59 quai Paul Bert

- Gare SNCF

- 110 rue de la Fuye

- Le Numéro 6 (avenue Stendhal).

Pour le reste du département : http://www.trouverlapresse.com

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 21:39
Chers amis et camarades,
 
Je vous informe que l’audience en appel du procès des 4 de Tours est inscrite au rôle de la Cour d’appel d’Orléans le mardi 23 août 2011 à 14 heures.
 
Rappel des faits : 2 militant-e-s du RESF37 (Kader et Chantal) et 2 militant-e-s du Collectif Soif d’Utopies (Muriel et Jean-Christophe) ont été poursuivis par le Procureur du TGI  de Tours pour diffamation publique à l’égard d’autorités publiques (Préfectures de Guyane, d’Ille-et-Vilaine et d’Indre-et-Loire), sur plainte d’Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur.
 
Après moult péripéties judiciaires, notamment des audiences interrompues, et donc reprises 3 fois, le tribunal correctionnel de Tours a condamné le 26 mai Kader, Muriel et Jean-Christophe à 500 euros d’amende avec sursis chacun + 300 euros de dommages et intérêts chacun, + de façon indivise à 3000 euros de frais de justice en faveur de l’avocat du ministre, partie civile. Chantal a été relaxée. Les 3 condamnés ont fait appel, et de son côté le Procureur, jugeant les peines trop clémentes,  a également fait appel, notamment contre la relaxe de Chantal.
 
La Cour d’appel d’Orléans vient donc de décider d’audiencer le nouveau procès au 23 août. Il est difficile d’imaginer, c’est du moins l’avis de l’auteure de ces lignes, une date plus calamiteuse que celle-là. Les nombreux témoins entendus  en première instance pourront-ils être présents ? Pourront-ils seulement recevoir leur convocation des mains de l’huissier en temps et en heure, sachant que beaucoup seront en vacances ? Quelle mobilisation politique et médiatique le Comité de soutien aux 4 de Tours pourra-t-il mettre en place à une date où les forces militantes seront probablement encore peu opérationnelles ?
 
Quoiqu’il en soit, de nouveaux frais sont à prévoir, pour les honoraires des deux avocates, pour les déplacements à Orléans, pour la mobilisation. Il est toujours possible de faire un don par chèque à l’ordre de Solidaires 37, (préciser au dos “soutien aux 4 de Tours”), à envoyer à SUD Solidaires, Maison des syndicats, La Camusière, 18 rue de l’Oiselet, 37550 SAINT-AVERTIN.
 
Infos complémentaires – notamment signature en ligne de la pétition “Relaxe des 4 de Tours” sur http://www.baleiniers.org
 
Bonnes vacances à tous,
Chantal B.
RESF37
 

 

 

communiqué de SOIF D'UTOPIES :

 

LA JUSTICE N'ASSUME PAS ! PROCES EN APPEL DES 4 DE TOURS LE... 23 AOUT

La justice fait encore très fort. Les 4 de Tours (deux militants de SOIF D'UTOPIES et deux de RESF 37) sont poursuivis par le ministère de l'intérieur pour avoir, selon Hortefeux, diffamé des administrations publiques. A la suite d'un procès mémorable le 5 avril, l'une d'entre eux (de RESF 37) a été relaxée, les trois autres sont condamnés à 500 € d'amende avec sursis, 300 € de dommages et intérêts et 3000 € de frais de justice (parce qu'il y a eu trop de témoins et que les débats ont été longs, selon le tribunal).
Les 3 prévenus condamnés et le procureur ont fait appel. Ce nouveau procès aura lieu le 23 aout 2011 à 14 h à Orléans.
Rappelons que le procès des 4 de Tours a été reporté 3 fois avant que le tribunal correctionnel daigne enfin entendre les 4 prévenus, les 11 témoins et les plaidoiries des 2 avocates. Malgré 8 heures de débat, le tribunal n'a tenu aucun compte des arguments avancés par la défense. Dans son délibéré, seuls les propos du procureur sont repris et servent à motiver le jugement. Et on nous parle de l'indépendance des juges du siège !
En convoquant les 4 prévenus pour un procès en appel le 23 aout, la justice montre encore une fois qu'elle n'assume pas ce procès politique. Normalement, il faut attendre entre 6 à 8 mois pour que le procès en appel ait lieu. Après avoir trainer des pieds en pendant des mois, maintenant elle choisit la précipitation. Elle tente d'atteindre les droits de la défense (il va être difficile que tous les témoins soient présents à l'audience pendant cette période estivale). C'est aussi tenté d'empêcher toute forme de mobilisation. Beaucoup ne pourront exprimer leur solidarité que de leurs lieux de villégiature. Après avoir vainement voulu bâillonner les militants que nous sommes, maintenant la justice veut nous juger en catimini ! A sa façon, elle commémore le 15e anniversaire de l'évacuation de l'église Saint Bernard : le 23 aout 1996 !
La teneur politique de ce procès semble gêner très fortement tant les tenants du pouvoir que les juges et autre procureur. Tant pis pour eux, on ne lâchera rien ! On assume ! Nous revendiquons le droit de faire part publiquement de nos soupçons sur les dérives, les exactions de l'administration, de la police et de la gendarmerie, de faire des comparaisons historiques, notamment avec le régime de Vichy, de dénoncer, de se mobiliser contre le politique xénophobe et raciste de l'Etat.
Nous n'accepterons donc aucune condamnation. Si la cour d'appel d'Orléans ne nous relaxe pas, nous irons devant la cour de cassation et si besoin ferons condamner l'Etat part la cour européenne. Face aux politiques sécuritaires, xénophobes, racistes mises en œuvre concrètement tous les jours, il ne peut y avoir aucun compromis. Sinon on commencerait à abandonner la lutte pour un monde solidaire, ouvert et où les êtres humains soient au centre et non pas les profits. Ils sont la cause de tant de destruction, comme en Afrique, en Europe (Grèce, Irlande Portugal, Espagne, maintenant l'Italie et bientôt la France) et dans bon nombre de régions du monde !

Tours, le 14 juillet 2011 Jean Christophe Berrier, Muriel El Kolli de SOIF D'UTOPIES

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 17:50

En soutien aux différent-e-s militant-e-s poursuivies pour leurs idées qui
ont eu l'outrecuidance de les mettre en action.
Les Déboulonneurs passent en procès le 5 juillet, les défendeuses-eurs des
arbres sont persécutées par l'huissier avec une note de 3000€, les 4
prévenu-e-s de Tours sont toujours en procès, des militant-e-s poursuivis
par la police depuis la Gay-Pride...Les raisons pour se mobiliser sont
nombreuses.
Lutter et faire la fête n'étant pas incompatible, nous allons donc faire
une fête le samedi 9 juillet 2011 à 19h avec Djette Haya Waska Hi Cool,
Dj SAF (reggae-soul-funk), les Smashing Crew (dub-dubstep), les Frottis de
l'espace (love-grind-core) et Ojo Jimo (musique brésilienne) à la salle
Paul Bert à Tours.
Expositions, tables de presse (Fakir, Déboulonneurs, Circled A (distro
anarkopunk), les 4 prévenus de Tours, la Niche (librairie libertaire).
Entrée et bouffe à prix libre.
Invitons nos ami-e-s et soyons nombreux-ses.
Contact : antireptogether@yahoo.fr

 

 

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:31

Communiqué du collectif de Tours :

Recouvrement de panneaux publicitaires en soutien avec les prévenus
Rendez-vous lundi 20 juin à 19h devant la gare de Tours

  Deux militants du Collectif des déboulonneurs de pub (collectif national qui pratique la désobéissance civile contre l'agression publicitaire) vont comparaître pour la première fois à Tours pour avoir barbouillé à visage découvert et de manière non-violente des panneaux publicitaires. Les prévenus sont passibles d’une forte amende. Ils n'ont pas de quoi payer leur avocat ni une éventuelle amende...
Un concert est organisé afin d’aider financièrement le collectif ainsi que de soutenir des personnes arrêtées lors de la manif contre le congrès du FN et de la Gay Pride.

TROIS RENDEZ-VOUS A RETENIR:

Recouvrement de panneaux publicitaires en soutien avec les prévenus
Rendez-vous lundi 20 juin à 19h devant la gare de Tours

Venez nombreux-ses, soutenir les membres du collectif au procès !
Rendez-vous mardi 5 juillet à 13h30 devant le palais de justice de Tours.

Concert de soutien le samedi 9 juillet à 21h, salle Paul Bert à Tours
(les noms des groupes seront transmis ultérieurement)

N’hésitez pas à soutenir financièrement le collectif. Pour cela, deux possibilités :

• Envoyer un chèque au collectif de Tours (A l'ordre de "La Barbe") à l’adresse suivante :
Les Déboulonneurs - chez Rémi Filliau - 22 rue Emile Zola - 37000 Tours
• Faire un don en ligne - déductible à 66% - sur :
http://rap.aiderenligne.fr/Soutien-aux-deboulonneurs.html
Ces dons pourront être utilisés pour les 3 procès en cours du collectif national : celui de Tours et 2 procès à Paris les 6 et 7 septembre.

Liens:: http://www.deboulonneurs.org

 

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 18:30

 

Le Comité de Soutien "aux 4 de Tours" communique :

 

Le tribunal a rendu son verdict ! Ce n'est pas celui que nous espérions ! Nos 4 camarades ne sont pas relaxés ! C'est inadmissible !

 

Certes, les peines prononcées sont en deçà des réquisitions du procureur et des sommes exorbitantes réclamées par l'Etat ! Certes une de nos camarades est relaxée.

 

Et on peut sans aucun doute mettre cela à l'actif de la mobilisation initiée par les 4 prévenu-e-s et le comité de soutien !

Mais en condamnant 3 des 4 prévenu-e-s à une peine de 500 euros chacun -avec sursis-, à laquelle s'ajoute pour chacun d'eux 300 euros (de dommages et intérêts) et 3000 euros solidairement pour frais de justice, le Tribunal a marqué clairement sa volonté de maintenir son objectif : criminaliser l'action militante.

 

Précisons : le sursis, s'il peut apparaître comme un adoucissement de peine, est en réalité une épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête de chacun d'entre eux pendant 5 ans. Quant à la somme de 3 000 euros pour "frais de justice", elle est nettement plus élevée que la somme réclamée ordinairement à cet effet !

 

Précisons encore : si les 4 prévenu-e-s sont relaxé-e-s sur le 1er chef d'accusation (la distribution du communiqué), c'est tout simplement parce que le Tribunal n'a pas réussi lui-même à "constituer le délit", (c'est-à-dire à prouver l'existence des faits incriminés). Le Procureur avait dû de lui-même abandonner ce chef d'accusation !

 

C'est donc sur un 2ème chef d'accusation que nos camarades sont condamnés : le fait d'avoir diffusé électroniquement le communiqué incriminé.

 

Nous refusions que nos camarades soient en position d'ACCUSES ! nous refusons maintenant qu'ils soient en position de CONDAMNES !

 

Nous dénonçons ce jugement qui travestit l'action militante en délit de droit commun !

 

Nous dénonçons le fait qu'il condamne à se taire ceux qui dénoncent les agissements des fonctionnaires et salariés de l'Etat dans la chasse aux sans-papiers et en particulier, quand ils font part de leurs soupçons sur l'utilisation du fichier base-élèves dans la chasse aux enfants !

Nous dénonçons le fait qu'il condamne à se taire ceux qui font la comparaison avec la "période" de Vichy dans le but légitime d'alerter l'opinion.

Plus exactement, qu'il condamne à se taire - puisque que la comparaison avec Vichy est devenue assez banale- ceux qui la font dans le cadre de la solidarité avec les sans-papiers !

 

Par conséquent, le Comité de soutien reste entièrement mobilisé : les 4 prévenu-e-s ont de leur côté décidé des actions qu'ils entendent poursuivre : Chantal Beauchamp, relaxée, compte bien s'engager de façon déterminée au sein du Comité de soutien jusqu'à la relaxe des 3 condamnés, Muriel El Koli et Jean-Christophe Berrier ont d'ores et déjà précisé leur volonté d'aller en appel du jugement du 5 avril. Abd El Kader Aït Mohamed se joint à cet appel. Il va également confirmer l'appel sur les nullités de procédure déjà en cours.

 

Prochaine réunion du Comité de soutien : mardi 14 juin à 17h30 au local de la FOL, 56 Boulevard Heurteloup, Tours

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 23:56

Le tribunal s'est prononcé pour la relaxe pour Chantal et a condamné les 3 autres sur 3 des 8 chefs d'inculpation à 500 € de sursis et 300 € de dommages et intérêts chacun et 3000 € aux dépends.
Si on peut considérer une décision mi-figue, mi-raisin, on peut tout de même se rendre compte que l'Etat n'a pas lâché.

à suivre

 

Les prévenu-e-s et le Comité de soutien aux 4 de Tours tiendront une conférence de presse ce vendredi 27 mai à 13 heures à la FOL, 57 Bd Heurteloup.

 

 

Communiqué de Jean Christophe Berrier, Muriel El Kolli de SOIF D'UTOPIES :

 

ON ASSUME !

Le ministère de l'intérieur semble avoir gagné une première manche. Le tribunal correctionnel de Tours a rendu aujourd'hui son verdict.
Hortefeux, alors ministre de l'intérieur, avait, en avril 2010 porté plainte pour diffamation publique d'administrations publiques contre deux militants de SOIF D'UTOPIES et deux de RESF 37.
Dans un communiqué ces deux structures avaient fait part de leurs soupçons quant à la transformation d'enfants en appât afin de pouvoir satisfaire les chasseurs de sans papiers en uniforme. Elles soupçonnaient également que fichier Base Elèves soit, entre autres, utilisé à cette fin. Elles avaient osé comparait ces méthodes avec celles employées par la police sous Vichy.

Une des prévenues, militantes de RESF 37 a été relaxée. Par contre, les trois autres sont condamnés à 500 € d'amende avec sursis, 300 € de dommages et intérêts et 3000 € solidairement pour les frais de justice.
En clair la Justice, en première instance, dit que nous n'avons pas le droit de faire part de soupçons sur d'éventuelles dérives et exactions de l'administration, de la police et de la gendarmerie. Elle interdit toute comparaison historique avec la période de Vichy. Elle entérine donc la censure d'Etat. Elle justifie le traitement discriminatoire de l'Etat suivant qu'on soit manant ou notable. Elle condamne toute personne qui dénonce, se mobilise contre la politique raciste et xénophobe de l'Etat. En nous condamnant à du sursis, le tribunal voudrait se montrer clément ; en fait il tente de nous bâillonner pendant 5 ans !
En relaxant une des prévenues, le tribunal ne cherche-t-il pas à montrer que ses décisions ne sont fondées uniquement sur des arguments juridiques, tentant ainsi à démontrer que ce procès n'est pas politique et que la justice est indépendante ? Or, le procès de Tours, comme l'audience du 5 avril l'a montré, est un procès politique et donc les sentences (aussi bien la relaxe que les condamnations) du tribunal n'obéissent qu'à des considérations politiques !

Nous assumons, nous revendiquons le droit de faire part de nos soupçons, de faire des comparaisons historiques, de dénoncer la politique raciste de l'Etat. Nous lutterons toujours contre la censure d'Etat, contre cette justice de classe qui préserve les notables et condamne les manants.

Dans l'immédiat, nous faisons appel et irons devant la cour de cassation et la cour européenne des droits de l'homme si besoin, car nous n'accepterons aucune condamnation. Nous avons assumé ce procès politique. C'est pourquoi nous avons voulu être jugés uniquement sur le fond, laissant de côté les tactiques procédurières. Un de nos objectifs est de contribuer à la constitution d'une jurisprudence pour que les
camarades poursuivis pour des raisons similaires puissent s'appuyer sur notre relaxe.

Tours, le 26/05/2011
Jean Christophe Berrier, Muriel El Kolli de SOIF D'UTOPIES

 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 20:14
Le Comité de Soutien aux 4 de Tours communique :

C'est ce jeudi 26 Mai 2011 que va être enfin prononcé le verdict qui va décider ou non de la relaxe des "4 de Tours"!
Nous appelons tous ceux qui les ont soutenus avec tant de détermination pendant ces longs mois qu'a duré le procès, à venir nombreux assister à la lecture du verdict qui aura lieu à 13H30.
Le comité de soutien leur donne rendez-vous devant le tribunal à 13H.
Il leur propose également de se réunir le soir même à 17h30, à la FOL, 57, Boulevard Heurteloup, pour analyser la décision du tribunal et envisager les suites à donner.

Il organise le lendemain à 13H, toujours à la FOL, une conférence de presse où les prévenu-s- exposeront leurs analyses et s'expliqueront sur les décisions qu'ils envisagent de prendre.

Le comité de soutien.

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:50

communiqué  du Comité de soutien "aux 4 de Tours" :

 

UN PROCES POLITIQUE QUI, ENFIN, A DIT SON NOM !

 

Et qui a été digne de ce nom : voilà ce à quoi nous avons assisté, ce mardi 5 avril 2011 à Tours.

Depuis le début, il était évident que sous couvert de diffamation, le ministère de l'Intérieur, et à sa suite, le Procureur ne cherchaient qu'à interdire aux militants d'exercer leur solidarité à l'égard des sans-papiers, de pratiquer leur devoir d'alerte de l'opinion et leur libre expression qui consiste, entre autres, à établir des comparaisons historiques, fût-ce avec les périodes les plus noires de notre histoire.

 

Cette tentative pour masquer tout cela sous les apparences du délit de droit commun a volé en éclats ce 5 avril, sous l'effort conjugué des multiples témoignages qui, les uns après les autres dans leur diversité, leur richesse et leur complémentarité ont tissé, heure après heure, une longue chaine d'évidences : qu'ils émanent d'historien, de juriste, de linguiste, de psychanalyste, d'enseignant, d'étudiant, d'anthropologue, de militant, de "témoin de l'Histoire", tous les témoignages concourent à dire l'insupportable, l'inacceptable, en un mot l'infamie du présent : l'infamie de la chasse à l'enfant, l'infamie de la chasse à l'étranger qui se déroule actuellement sous nos yeux et qui fait écho, -pourquoi le nier- , à d'autres chasses à l'homme si vivaces encore dans nos mémoires.

 

Après que le Procureur a admis ne plus pouvoir maintenir la poursuite sur la distribution du communiqué de presse, en raison des erreurs contenues dans sa citation à comparaitre,

après qu'il a reconnu que parmi les 4 critères de la bonne foi dont doivent faire preuve les prévenu-e-s, on pouvait leur accorder, à coup sûr, les 2 premiers (2 sur 4 tout de même !), à savoir la poursuite de " l'intérêt légitime" et "l'absence d'animosité",

les plaidoiries des avocates ont alors poussé jusqu'à leur conclusion ultime ces longues chaines d'évidences si bien développées par les témoignages :

 

Ce procès a été le lieu d'un vrai débat, ont-elles fait remarquer, …mais un débat qui a eu lieu dans l'enceinte fermée d'un tribunal, un débat qui a été -de fait- confisqué par une instance juridique alors qu'il a vocation à se poser sur la place publique.

Le tribunal est-il bien dans son rôle ?

 

Comment la présumée diffamation pourrait-elle être établie sur des "preuves" quand il s'agit, au-delà du zèle de quelques fonctionnaires, de pointer tout un contexte qui concourt à rendre possible, probable, -et parfois clairement à l'encourager- le zèle de certains ?

La dangerosité de ce contexte, tous les témoignages l'ont petit à petit "resserrée" autour de 2 "mécaniques" administratives dont les mises en œuvre créent des effets, génèrent des processus dont les conséquences sont incommensurables.

La politique du chiffre est l'une de ces nouvelles "mécaniques administratives" qui rend chaque jour plus ténue, plus poreuse, la limite qui sépare la légalité de l'illégalité dans l'action des fonctionnaires.

L'autre " mécanique" est celle de la mise en fichier et des possibles interconnexions auxquelles les nouvelles techniques donnent un pouvoir de nuisance accru.

Comment un tribunal pourrait-il juger de cela ?

 

Comment pourrait-il, d'autre part, émettre un jugement sur la nécessité ou non – pour mener le débat public- de faire des comparaisons historiques? Comment pourrait-il se prononcer sur la pertinence de ces comparaisons ?

C'est pourtant un tel "jugement" qui sous-tend la plainte en diffamation portée contre les 4 prévenu-e-s et c'est à l'interdiction de certaines comparaisons qu'aboutirait leur condamnation…

 

Comment un tribunal pourrait-il statuer sur ces questions éminemment politiques ?

 

A TOUTES ces questions, il convient de répondre NON, ont affirmé avec force les avocates : tout cela est hors du champ du juridique et ne peut relever de la compétence d'un tribunal.

 

Le rôle d'un tribunal, ont-elles insisté, ne doit consister qu'en une chose : garantir l'exercice de la libre expression, cette libre expression si nécessaire, justement, au débat public.

 

A l'issue de cette audience très politique – "du politique" et non de la politique politicienne-

le verdict du tribunal n'est pas tombé, il sera connu le 26 mai.

 

Mais le verdict de la salle et de tous ceux qui étaient présents a été unanime : oui, ce procès était politique, oui, les militants et ceux qui, par leurs témoignages, sont venus les soutenir et soutenir leur juste cause ont fait de la politique, la plus belle qui soit : engagée, éclairée par l' analyse, généreuse et profondément humaine. Oui, il est temps que le débat public quitte les salles d'audience pour se porter là où il devrait se tenir : partout dans la société.

 

C'est ce "verdict" là qui nous importe et le Comité de soutien aux 4 de Tours se félicite d'y avoir activement participé. Il continuera, du reste, d'y participer avec toute la vigilance nécessaire.

 

Il reste au verdict du Tribunal de se mettre en conformité avec celui-ci :

 

Relaxe des 4 de Tours !!!

 

Comité de soutien "aux 4 de Tours"

http://baleiniers.org/

 

 

 

Déclaration commune des 4 prévenu-e-s

C’est une ruse bien connue des institutions judiciaires des Etats qui se disent « Etats de Droit » que de faire passer les actes militants, et les critiques politiques du pouvoir qu’ils portent, pour des délits de droit commun. C’est à faire tomber ce masque que nous allons nous attacher, nous les 4 prévenu-e-s, tout au long de ce procès.

Sous couvert d’un procès en diffamation, on cherche à interdire aux militants solidaires des sans-papiers, à la fois d’alerter l’opinion sur la véritable chasse à l’homme que subissent les étrangers, et de lui rappeler qu’elle fait écho à la persécution des « indésirables » pendant l’occupation.

Jamais on ne nous fera renoncer à dénoncer sans relâche, non seulement les dérives auxquelles donnent lieu les expulsions massives, mais leur principe même. Jamais on ne nous fera renoncer, pour dénoncer l’inacceptable d’aujourd’hui, à rappeler ce qui fut inacceptable hier !

Jean-Christophe Berrier, Muriel El Kolli, Abd-El-Kader Aït-Mohamed, Chantal Beauchamp.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 00:01

5 avril, Tribunal correctionnel de Tours

 

UN PROCES PEUT EN CACHER UN AUTRE

  

  Le 5 avril 2011, à 9 h 30, 4 militant-e-s tourangeaux solidaires des sans-papiers, Jean-Christophe Berrier et Muriel El Kolli, du collectif « Soif d'utopies », ainsi que Abd-El Kader Aït Mohamed et Chantal Beauchamp, du   Réseau Education Sans Frontières (RESF37) sont convoqués devant le Tribunal correctionnel  de Tours pour répondre, sur plainte de Brice Hortefeux ancien ministre de l'Intérieur, du délit de « diffamation publique contre une administration publique ».

         

C'est la 4ème fois depuis le 16 Septembre 2010 qu'ils devront comparaître pour la même affaire : Brice Hortefeux leur reproche un communiqué intitulé « Les Baleiniers » dans lequel ces deux organisations alertaient l'opinion sur leurs soupçons d'utilisation du fichier scolaire « Base-Elèves » pour repérer les personnes sans-papiers ayant des enfants scolarisés, les arrêter et les expulser. Ce communiqué comparait ces méthodes à celles employées pour attraper les baleines,  usant des baleineaux comme d'appâts. Cette pratique leur rappelait la chasse aux « indésirables » par le régime de Vichy.

 

Les 3 audiences précédentes, les 16 septembre 2010, le 3 décembre, et le 17 février février 2011 ont tourné court, comme si ce procès voulu par le pouvoir, le tribunal craignait d'avoir à l'assumer ! Sous couvert de poursuites en diffamation, on fait aux 4 de Tours un procès politique, un procès pour l'exemple, visant à faire entrave à la liberté d'expression lorsque celle-ci met en cause la politique et les pratiques actuelles de chasse aux étrangers. Il s'agit d'interdire aux militants de faire usage de références à notre histoire pour juger de cette politique. Il s'agit enfin de criminaliser toute forme de protestation et de solidarité.

 

REFUSONS que des militants soient en position d'accusés, REFUSONS de céder à la guerre d'usure des reports successifs,

SOYONS NOMBREUX lors de nos 2 prochaines actions :

 

Le samedi 2 avril Place Jean-Jaurès  à 14 h 30

Opération « Déboutons Hortefeux »

 

Le  mardi 5 avril à 9 h , rassemblement

 aux marches du Palais de Justice                 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 21:35

Le Comité de soutien aux 4 de Tours communique :

 

 

Triste leçon d'instruction civique

 

La salle d'audience du Tribunal correctionnel de Tours était comble ce 17 février pour la troisième fois, ce qui manifeste l'intérêt des tourangeaux pour les enjeux du procès des 4 de Tours. Il s'agit de 4 militants, 2 du RESF37 et 2 du Collectif Soif d'Utopies, poursuivis en diffamation par Brice Hortefeux. Dans un communiqué du 12 février 2010, ces 2 organisations avaient fait part de leurs soupçons d'utilisation des fichiers scolaires pour arrêter les sans-papiers en se servant de leurs enfants comme appâts. Ces pratiques leur rappelaient d'autres méthodes, utilisées par l'administration pendant l'Occupation.

 

Dans le public se trouvaient aussi des collégiens et des lycéens venus pour voir en pratique comment la justice est rendue « au nom du peuple français ». A quoi ont-ils assisté ?

 

A un procès qui ne démarre pas, ponctué par des interruptions... A une audience qui « contredit » les précédentes. Le 16 septembre, la Présidente du tribunal avait argumenté le report au 3 décembre par la volonté d'entendre les témoins. L'audience du 17 février était programmée entre 13 h 30 et 16 h 30, ce qui rendait impossible cette audition.

 

Le 3 décembre, le défenseur de deux des prévenus mettait en cause la régularité des poursuites. Elles seront déclarées régulières le 6 janvier. L'appel de cette décision par les deux prévenus n'est pas pris en compte. Le 17 février, alors que tous attendaient un procès sur le fond, le Procureur soulève des problèmes de procédure, immédiatement entendus. Le tribunal prononce une nouvelle fois un report du procès, au 5 avril.

 

Quelles peuvent être les raisons de cette mascarade ?

 

  • Sans doute la volonté d'user les prévenus, soutiens et témoins.

  • La volonté de ne pas entendre les témoins.

  • La volonté de ne pas assumer le caractère politique de ce procès.

Est-ce ainsi que le Tribunal correctionnel, qui revendique son indépendance, prétend garantir les droits de la défense ?

 

Tours le 17 février 2011

Contact du Comité de soutien : Patrick BOURBON, 02 47 63 27 06

 

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 00:37

 FEVRIER 2011 :  INITIATIVES  DU COMITE DE SOUTIEN AUX 4 DE TOURS


Le prochain épisode du procès en diffamation intenté aux 4 militant-e-s tourangeaux par Brice Hortefeux se déroulera au Tribunal Correctionnel de Tours, Place Jean Jaurès, le jeudi 17 février 2011, à 13 h 30.

 

-----Réunion publique le lundi 14 février 2011 à partir de 19 heures au Centre des Halles, salle 121, porte C, 1er étage.
Le thème de cette réunion : « Pour les sans-papiers, pour nous tous, quels droits, quelle justice ? », avec les interventions de Claire Rodier, Présidente de Migreurop, de Laurent Lévy, membre de la Fondation Copernic, et de Catherine Lison-Croze, de la Ligue des Droits de l'Homme.
Des moments d'échanges conviviaux autour d'une table garnie sont prévus.

 

-----Appel à un rassemblement devant le Palais de justice de Tours le jour de l'audience, le jeudi17 février 2011, à partir de 13 heures.


        Pour couvrir les frais et assurer un soutien concret aux 4 prévenu-e-s, le Comité lance un appel à dons, par chèques à l'ordre de SUD Solidaires, mention au dos « soutien aux 4 de Tours », à envoyer à Solidaires 37, Maison des syndicats, 18 rue de l'Oiselet, 37550 SAINT-AVERTIN.

        La pétition lancée par le Comité de soutien aux 4 de Tours demandant leur relaxe a recueilli plus de 11 400 signatures, dont celles de 132 organisations associatives, syndicales et politiques. Au-delà du cas des 4 prévenu-e-s, c'est la question de la liberté d'expression, de la liberté de critiquer les choix gouvernementaux, de la liberté de choisir la voie de la solidarité contre la voie de la répression, qui est en cause.

 

        Parce que nous refusons que les militants soient en position d'accusés, parce qu'il est temps de retourner l'accusation contre des politiques injustes, répressives, xénophobes, un texte rédigé par le Comité, intitulé

 

                                      « J'ACCUSE – LE MANIFESTE »

  
est ouvert à l'engagement et à la signature
sur le site http://baleiniers.org.

 

Contact : Patrick BOURBON, 02 47 63 27 06

 

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