Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Union Communiste Libertaire 37
  • : Nous sommes des militants et militantes anarchistes révolutionnaires et communistes libertaires vivant et travaillant sur Tours et son département.
  • Contact

Où acheter notre journal ?

Mensuel Alternative Libertaire

Dans la ville de Tours, vous le trouverez aux adresses suivantes :

- 3 rue Nationale

- 1 place du Grand Marché

- 5 rue de Bordeaux

- 18 rue B. Palissy

- 30-32 rue Giraudeau

- 115 bis rue Giraudeau

- 21 avenue de Grammont

- 59 quai Paul Bert

- Gare SNCF

- 110 rue de la Fuye

- Le Numéro 6 (avenue Stendhal).

Pour le reste du département : http://www.trouverlapresse.com

Recherche

29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 11:35
Le 1er septembre 2012 se tiennent dans plusieurs villes de France, des manifestations pour la
Régularisation des « sans papiers ».

Le Collectif des Travailleurs Sans Papiers d’Indre-et-Loire (Collectif TSP 37) s’associe à ces initiatives et appelle à une

Manifestation à Tours
samedi 1er septembre à 15 heures.
Rassemblement Place Anatole France

Il y a 16 ans, à Paris, les 300 personnes « sans papiers », travailleurs, familles, jeunes, qui occupaient l’église Saint-Bernard pour réclamer leur régularisation, en étaient chassées par les CRS qui avaient défoncé la porte à coups de hache. Mais leur combat ne fut pas vain puisque, à l’occasion d’un changement politique, environ 80 000 régularisations furent acquises.

Mais aujourd’hui, après des années de politique particulièrement dure vis-à-vis des étrangers, voire franchement xénophobe (multiplication des lois restreignant leurs droits, triomphe de l’arbitraire avec les quotas d’expulsion, chasse aux Roms, etc.), le problème reste entier. Les « sans-papiers » continuent d'être surexploités par un patronat intéressé à pousser toujours plus loin la déréglementation du marché du travail. Cette « mise en concurrence de tous contre tous », vise à tirer vers le bas les conditions de travail et de salaire de l'ensemble des salariés du pays, avec la complaisance des gouvernements qui se sont succédé.

Depuis sa création en juillet 2011, le Collectif TSP 37, composé de femmes et d’hommes vivant ici depuis 5, 8, voire 10 ans, brutalement privés de leurs autorisations de travail et de séjour, se bat avec à ses côtés syndicats de salariés, organisations politiques et associations de défense des droits humains, pour que le Préfet d’Indre-et-Loire, qui en a le pouvoir, les rétablisse dans leurs droits. Ces 4 dernières semaines, la situation s’est aggravée au point que cinq d’entre eux, même lorsque les décisions du Tribunal Administratif leur étaient favorables, ont reçu des obligations de quitter le territoire (OQTF) dans les 30 jours. L’injuste privation de titres de séjour les plonge tous dans la misère, alors même que les secteurs d’activité dans lesquels ils travaillaient sont en manque de main d’œuvre, selon les données fournies par Pôle Emploi.

Régularisation de tous les membres du Collectif TSP 37 !
Arrêt des contrôles au faciès, et des expulsions du territoire !
Fermeture des centres de rétention administrative (CRA) !
Egalité des droits entre Français et Etrangers : droit de vivre en famille, droit au travail, droit aux études, droit à la santé !

Le Collectif TSP 37
Avec le soutien des syndicats, associations et organisations suivantes ; UD CGT 37, Syndicat local Construction CGT 37 , Solidaires 37, SUD Logement social, PCF Front de Gauche 37, RESF 37, Mouvement de la Paix, NPA 37, ATTAC Touraine, Chrétiens-Migrants, LDH 37, AL 37, FSU 37,DNSI 37.



 

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 20:56

Comminiqué d'Alternative Libertaire

 

Face à la crise, la seule solution, à Aulnay comme ailleurs, est l’expropriation des capitalistes !  

PSA, les licenciements c’est maintenant !

Les intentions de PSA étaient déjà connues depuis longtemps mais la direction a officialisé jeudi 12 juillet un plan de licenciements massif qui s’accompagne de la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois. Alors que l’entreprise continue de faire des bénéfices et d’engraisser ses actionnaires, ce sont 8000 salarié-es qui vont être sacrifié-es sur l’autel de la « compétitivité », à Aulnay mais aussi sur le site de La Janais, près de Rennes. Au-delà, ce sont des milliers d’emplois qui sont menacés chez les sous-traitants de PSA et autant de familles qui vont plonger un peu plus dans la précarité.

Même si l’industrie automobile n’est pas à l’image de la société écologiquement responsable que nous voulons construire, nous ne pouvons rester les bras croisés quand une entreprise s’apprête à supprimer des emplois et à liquider les outils de production pour servir la soif de profit des capitalistes aux commandes.

Face à cela, seule la lutte des travailleuses et des travailleurs peut imposer la sauvegarde de l’emploi par la reprise en main de l’entreprise sous contrôle des salarié-es. A Aulnay comme ailleurs, la réponse au terrorisme patronal, c’est l’expropriation du capital et la réquisition des machines pour préparer l’autogestion et la reconversion écologique de la production. Les plans de licenciements vont se multiplier, il va donc falloir multiplier les ripostes pour se débarrasser des donneurs d’ordre irresponsables et mettre réellement la production au service de la population.

Face à la crise, la seule solution, à Aulnay comme ailleurs, est l’expropriation des capitalistes !

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 01:00

Communiqué unitaire après la conférence sociale entre le patronat, les syndicats et le gouvernement

 

Alors que s’achève la conférence sociale entre le patronat, les syndicats et le gouvernement, il apparaît très clairement que ce dernier ne se donne aucun moyen pour bloquer les licenciements et a clairement choisi en faveur de qui il allait gérer les affaires. Le ministère du redressement productif, censé sauvegarder les bassins d’emplois, est avant tout un ministère de la parole et de la communication destiné à faire passer la pilule et à occuper le terrain médiatique sans proposer d’alternative aux licenciements et aux mesures d’accompagnement classiques.

Face à cela, et alors que les projets de délocalisation et les plans de licenciements se multiplient, seule l’intervention des travailleuses et des travailleurs ainsi que la coordination de leurs luttes peut faire pencher la balance du bon côté et imposer des choix politiques propres à faire reculer les capitalistes et à les priver de leur pouvoir de décision. Le droit de veto des travailleuses et des travailleurs sur les licenciements, la réquisition des entreprises, la réduction du temps de travail sans baisse de salaire, la mise en place de services publics réellement contrôlés par la population sont autant de revendications qui peuvent être portées pour lutter contre la loi des patrons. Au-delà de cela, reprendre en main les entreprises, c’est aussi repenser l’organisation du travail et l’organisation de la production pour prendre en compte les besoins réels de la population et non alimenter une soif de croissance débridée et mortifère. On ne peut en effet prétendre rompre avec le capitalisme sans rompre avec le productivisme et la surexploitation de l’environnement.

Nous ne sommes pas dupes du « changement » promis par le nouveau gouvernement et la politique qu’il entend mener reste une politique de rigueur, dans la droite ligne de l’austérité qui s’impose de plus en plus à l’échelle européenne, notamment par le biais d’un « pacte budgétaire » approuvé par le nouveau gouvernement sans que le population ait son mot à dire. Pour imposer le retour à l’équilibre budgétaire, Hollande et Ayrault s’apprêtent à continuer la saignée des services publics en taillant dans les effectifs et en poursuivant la politique de blocage des salaires des fonctionnaires. Et ce ne sont pas les 120 milliards d’euros d’aides et de prêts pour les grands travaux en Europe qu’ont promis de débloquer les dirigeants européens qui sont de nature à atténuer ce régime de rigueur. De même, ils parlent de mettre en place une taxation sur les transactions financières sur laquelle ils sont incapables de se mettre d’accord mais qui ne permettrait de récupérer qu’une infime partie des profits accumulés par les capitalistes.

Pour toutes ces raisons, nous estimons qu’il est urgent de rompre avec l’attentisme qui accompagne les premiers pas de ce gouvernement.

L’attentisme a dominé les expériences précédentes de la gauche au pouvoir qui ont toutes débouché sur des plans d’austérité et une aggravation des inégalités de richesses. Nous ne voulons pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets, c’est pourquoi nous pensons qu’il est important de construire dès maintenant une opposition de gauche, autre, anticapitaliste et donc alternative aux politiques patronales et gouvernementales. Ne pas le faire revient à laisser la droite et surtout l’extrême droite incarner à elles seules une opposition politique, alors que leur seul but est de (re)prendre le pouvoir pour incarner un état toujours plus autoritaire, inégalitaire et raciste !

Les travailleuses et les travailleurs s’apprêtent à subir une violence sociale sans précédent du fait de la multiplication annoncée des plans de licenciements et pour arrêter de subir et reprendre les choses en main, il n’y a pas d’autre choix que de rompre avec le capitalisme en imposant une redistribution des richesses. Miser sur une hypothétique croissance pour améliorer la situation, c’est se laisser prendre au jeu d’une économie productiviste dominante dans laquelle nous sommes toujours perdant-es. Et quel que soit le gouvernement au pouvoir, seule l’intervention directe de tou-tes les exploité-es et de tou-tes les opprimé-es pourra faire tomber le mur de l’argent !


Signataires (par ordre alphabétique) : Alternative Libertaire, le Mouvement des Objecteurs de Croissance, le Nouveau Parti Anticapitaliste.

 

 

Partager cet article
Repost0
30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 18:47

Tract d'Alternative Libertaire 1er mai

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 19:02

communiqué collectif

L’HEBERGEMENT D’URGENCE,
UN COMBAT POUR LA DIGNITE

Les associations et organisations soussignées,

CONSTATANT :

Que l’insuffisance de logements sociaux, la cherté du logement encouragée par les politiques publiques, la flambée des loyers et des charges, la hausse des expulsions locatives, le renforcement des discriminations, l’inflation des prix dans tous les domaines de la vie quotidienne, nourrissent une grave crise du logement et engendrent une augmentation considérable du nombre de personnes sans logis et mal-logées.

Que la pauvreté salariale et le chômage, le creusement des inégalités, le développement de l’insécurité sociale, le désengagement de l’État allant jusqu’à contester le principe même de la solidarité nationale et à accuser les populations vulnérables de creuser les dépenses publiques, nourrissent la crise du logement.

Que par ces choix, l’Etat piétine les lois qui rendent effectif l’accès aux droits, particulièrement celui d’être hébergé décemment lorsque l’on est sans abri, jusqu’à une orientation vers une structure d’hébergement stabilisée, de soin ou un relogement, en conformité avec les articles L 345-2-2 et L 345-2-3 du Code de l’action sociale et des familles.

SE FÉLICITENT :

Que l’association Droit au Logement, accompagnant des personnes victimes de la non-application de ce droit à l’hébergement, ait traduit l’Etat devant la juridiction administrative.

Que le Conseil d’Etat ait rendu le 10 février 2012 une décision déclarant que le non-respect par l’Etat des dispositions du Code de l’action sociale et des familles est une atteinte à une liberté fondamentale, sans interroger la situation administrative de la personne sans abri.

Que suite à cette jurisprudence du Conseil d’Etat, le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’un référé-liberté, ait rendu en quelques heures une ordonnance faisant obligation à l’Etat d’héberger une jeune mère et son enfant.

Qu’une avancée dans le respect d’un droit soit ainsi rendue possible par l’action en justice.

DÉCIDENT :

De mettre en place ensemble un site ressource appelé « 115 JURIDIQUE.ORG », et tout autre moyen approprié pour multiplier les actions en référé-liberté et obtenir l’hébergement en urgence de ceux et celles qui sont à la rue, ou le seront à la fin de la trêve hivernale des expulsions, et à la fin du plan grand froid.

DÉCLARENT qu’une telle action, dont l’issue ultime devrait être l’éradication totale du mal-logement, s’inscrit dans la lutte qu’elles mènent pour que notre société se mette en branle, resserre les filets de la protection sociale et fasse du droit au logement une liberté fondamentale.


AC !, ACDL, ADVOCACY, ATTAC, BAGAGERUE, CAL, CFDT CREDIT FONCIER IDF,CGT, CGT DE L’IEDOM, CNAFAL, COPAF, DAL, FASTI, FRANCE TERRE D’ASILE, FONDATION COPERNIC, FSU, LDH, RESF, SNP-FO CAISSES D’ÉPARGNE, SNUCLIAS-FSU, SPUCE CFDT, SYNDICAT DES AVOCATS DE FRANCE, UNION SYNDICALE SOLIDAIRES, SUD EDUCATION, SUD SANTÉ-SOCIAUX, SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE, UNION SYNDICALE DE LA PSYCHIATRIE

Avec le soutien : Alternative Libertaire, EELV, Les Alternatifs …



http://115juridique.org/

Sans-logis : passer de la charité au droit !
Ce site lancé par des associations de solidarité et des syndicats a été créé pour aider les sans-abri, quelle que soit leur situation administrative, à faire valoir leur droit à être hébergés, jusqu’à leur orientation vers une structure de soins, de stabilisation, ou vers un relogement, conformément aux dispositions des articles L.345-2 et suivants du Code de l’action sociale et des familles. Par son arrêt du 10 février dernier, le Conseil d’État autorise désormais les personnes sans-abri à utiliser la procédure de référé-liberté :

« Il appartient aux autorités de l’État de mettre en œuvre le Droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi pour toute personne sans-abri en situation de détresse…
une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche peut faire apparaître une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraîne des conséquences graves pour la personne intéressée … » (Conseil d’État, 10 février 2012, n°356456)

Ce site, met à disposition et partage le travail élaboré par le DAL pour saisir la justice administrative, et par la suite obtenir les premières décisions en référé-liberté du Tribunal administratif.

Il doit permettre aux professionnels du droit, mais aussi à toute personne initiée au droit administratif (militant, bénévole, passant ou sans-abri) qui en a la compétence, de saisir la justice administrative en cas de refus d’héberger les personnes sans-abri.

Sur ce site, vous trouverez des explications sur :

le fonctionnement de la veille sociale,

la préparation de la demande,

le référé-liberté et ses conditions,

la procédure en pratique.
Partager cet article
Repost0
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 11:34

Dans le cadre intersyndical européen d'appel à mobilisation, ce 29 février, manifestation à 10h, place Anatole France, Tours (voir plus bas l'appel intersyndical local).  

Tract d'Alternative Libertaire :

Partager cet article
Repost0
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 13:10
Grève et manif unitaire le 29 février 2012, à Tours !

 

Déclaration des organisations CFDT, CFTC, CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA et UNEF d’Indre & Loire

En Europe, le chômage frappe un grand nombre de salariés, particulièrement les jeunes et les femmes. De très nombreux salariés voient leur pouvoir d’achat fortement amputé. Les inégalités se creusent.

En France, la situation de l’emploi continue de se dégrader, l’augmentation de la TVA ne fera qu’aggraver les inégalités. Face à ces situations économiques et sociales qui se dégradent et avec le durcissement de l’austé-rité comme seule réponse de la part des dirigeants européens, la Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une journée d’action européenne le 29 février, à la veille du Conseil européen. Dans ce cadre, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se mobiliseront partout en France pour que le travail et la justice sociale soient au centre des prio-rités politiques.

Les mesures d’austérité ne sont pas la réponse à la crise, au contraire, elles produisent d’énormes dégâts sociaux. On ne peut pas continuer à imposer des mesures qui ne marchent pas, qui enfoncent les pays dans la crise et appauvrissent de plus en plus de salariés, chômeurs et retraités.

Le projet de traité, élaboré sans véritable débat démocratique, qui sera à l’ordre du jour du Sommet européen de mars 2012 renforcerait l’austérité. Son principal objectif est de réduire au maximum les déficits publics quels qu’en soient les impacts sociaux. Il ne relancerait pas la crois-sance et ne résoudrait pas la crise de la dette souveraine. Le besoin de gouvernance économique est utilisé dans beaucoup de pays pour justifier la mise en cause des systèmes de relations sociales et de négociations collectives, pour imposer une pression à la baisse sur les salaires, pour affaiblir la protection sociale, le droit de grève et privatiser les services publics.

Parce qu’il est contraire à l’Europe sociale que nous voulons, avec la CES, nous nous opposons à ce projet de traité. Nous avons besoin d’une nouvelle politique monétaire économique et sociale dans le cadre d’une gouvernance économique forte de la zone euro qui donne priorité aux poli-tiques en faveur de la création d’emplois de qualité. Pour une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, UNEF d’Indre & Loire s’engagent dans cette mobilisation en y impliquant lar-gement tous les salariés, partout dans les entreprises et les administrations. Elles appellent à participer massivement à la manifestation qui aura lieu à TOURS, le 29 Février à 10h00, place Anatole France.

Saint Avertin, le 13 Février 2012.

Partager cet article
Repost0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:04

bulletin du secteur jeunesse d'Alternative Libertaire, Février 2012 :

Le capitalisme est en crise...Aidons le à s’écrouler !

Partager cet article
Repost0
16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 10:55

Appel et tract unitaire à manifester le samedi 18 février à 15h place Anatole France, Tours :

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 12:46

un arrêt du Conseil d’État rendu ce 10 février reconnaît que le droit à l’hébergement d’urgence est une liberté fondamentale.

Communiqué du DAL et éléments à faire valoir dans les luttes qui se multiplient depuis quelques temps un peu partout autour de ces questions :

Un arrêt historique :
Le Conseil d’État reconnaît que le droit à l’hébergement d’urgence est une liberté fondamentale

Par un arrêt historique rendu aujourd’hui, suite à une requête du DAL et communiqué en début d’après midi, le Conseil d’État a reconnu :
“ qu’il appartient aux autorités de l’État de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale; qu’une carence caractérisée dans l’accomplissement de cette tâche, peut, contrairement à ce qu’a estimé le juge de référé de première instance, faire apparaître pour l’application de l’article L 521-2 du code de la justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu’elle entraine des conséquences graves pour la personne intéressée”.

Cette décision permet à toute personne sans abri, quelque soit sa situation administrative, qui a saisi en vain le dispositif de veille social (115 ...) , de saisir le tribunal administratif en “référé liberté”, et d’obtenir une décision portant injonction à l’État de l’héberger.

Cette décision est historique car elle ouvre enfin un recours effectif pour faire respecter les droits de tous les sans abris. En effet, si la loi était appliquée et respectée, il n’y aurait plus de sans abri dans notre pays.
Cet Arrêt impose à l’État de mettre en œuvre tout les moyens nécessaires à leur accueil, et par ce fait, au maintien jusqu’à leur relogement.

L’importance du nombre sans abri, de personnes logées dans des conditions de grande précarité, et de logements vacants justifie d’appliquer également la loi de réquisition, en attendant de réaliser massivement des logements sociaux, et de faire baisser le prix des logements et des loyers.

DAL demande au Gouvernement de tirer immédiatement les conséquence de cette décision, ordonne aux Préfets de mobiliser et si nécessaire réquisitionner tout les locaux et logements permettant la mise en œuvre des droits des sans abri, l’accueil toute personne sans logis, et de ne plus en remettre un seul dans la rue contre sa volonté, et de suspendre les expulsions.



La décision disponible sur: http://www.droitaulogement.org/

Sur Paris le DAL appelle à un rassemblement le 15 février pour l’application de la loi, à partir de 14h, Métro Rue du Bac (proximité de Matignon).

éléments, extraits textes de loi :

Textes de loi - extraits :

Accueil inconditionnel des sans abri :

Article L345-2-2 (code de l’action sociale)
« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence.
Cet hébergement d'urgence doit lui permettre, dans des conditions d'accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l'hygiène, …»

Article L345-2-3 : « Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation. »


Loi DALO :

Article L300-1 et suites (code de la construction) :« Le droit à un logement décent et indépendant, … est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. »


Loi de réquisition des logements vacants :

Article L641-1 (code de la construction) : « Sur proposition du service municipal du logement et après avis du maire, le représentant de l'Etat dans le département peut procéder, par voie de réquisition, pour une durée maximum d'un an renouvelable, à la prise de possession partielle ou totale des locaux à usage d'habitation vacants, inoccupés ou insuffisamment occupés, en vue de les attribuer aux personnes mentionnées à l'article L. 641-2. »

 

 

Partager cet article
Repost0