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  • : Union Communiste Libertaire 37
  • : Nous sommes des militants et militantes anarchistes révolutionnaires et communistes libertaires vivant et travaillant sur Tours et son département.
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Mensuel Alternative Libertaire

Dans la ville de Tours, vous le trouverez aux adresses suivantes :

- 3 rue Nationale

- 1 place du Grand Marché

- 5 rue de Bordeaux

- 18 rue B. Palissy

- 30-32 rue Giraudeau

- 115 bis rue Giraudeau

- 21 avenue de Grammont

- 59 quai Paul Bert

- Gare SNCF

- 110 rue de la Fuye

- Le Numéro 6 (avenue Stendhal).

Pour le reste du département : http://www.trouverlapresse.com

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 16:18

La manifestation de ce samedi 14 janvier a été un succès, avec une forte mobilisation.

 

Article NR :

 

Grande manifestation pour les sans-papiers

 

Plus de quatre cents personnes ont manifesté hier dans Tours pour apporter leurs soutiens au collectif 37 des travailleurs sans-papiers et des résidents du Cada-Adoma.

Ils n'avaient pas été aussi nombreux dans la rue depuis plusieurs années. Hier, les militants de diverses associations, organisations politiques et syndicales, collectifs d'aide aux sans-papiers, aux sans-logements se sont retrouvés place Anatole-France à 15 h pour une manifestation de soutien aux travailleurs sans-papiers et des résidents du Cada Adoma. Plus de quatre cents personnes se sont donc rassemblées et ont manifesté jusqu'à la préfecture en empruntant la rue Nationale, la rue de la Scellerie et la rue Emile-Zola pour le retour vers la place Anatole-France.

« Le collectif des sans-papiers et les résidents du foyer Cada Adoma se sont associés pour appeler à cette manifestation. Et c'est bien, a expliqué hier avec le départ du cortège Chantal Beauchamp, l'une des animatrices du comité de soutien au collectif des travailleurs sans-papiers et membre de Réseau éducation sans frontière (RESF). Nous sommes là aujourd'hui pour les soutenir et demander à ce que les situations des uns et des autres soient réétudiées. Toutes ces personnes ont en commun d'être des demandeuses d'asile. Certaines sont en cours de procédure, d'autres ont été déboutées du droit d'asile. Beaucoup ont eu des autorisations de séjour avec autorisation de travail. Donc elles étaient en cours d'insertion et payaient des impôts. »
Lionel, Angolais, est de ceux-là. « J'ai travaillé sur de nombreux chantiers de la ville et depuis un an, on a refusé mon renouvellement de séjour donc de travail. Pourtant, je dois encore payer des impôts sur les revenus. » Dans le cortège, hier, Lionel était en tête.

Delphine Coutier

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2012/01/15/Grande-manifestation-pour-les-sans-papiers

 

 

Photos :

 

 

 

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 01:46

tract d'Alternative Libertaire

 

 

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 20:41

Mouvement des logements, des papiers pour tous (suite)

prochain rendez-vous est fixé demain Lundi à 9h, Quai Paul Bert (annexe de l'ITS).
Appel à rassemblement mercredi 30 novembre, à 17h, place Anatole France

Tract :

 

 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 23:16

Depuis plusieurs jours des familles et personnes sont à la rue, et une mobilisation se construit pour lutter contre l'inacceptable. Pas de logement ou de toit alors que dans l'un des pays les plus riches du monde il y a des milliers de logements vides. Pas de papiers en règles pour des être humains qui peuvent moins circuler aujourd'hui dans le monde que les marchandises, les frontières n'étant historiquement que des tracés aléatoires et des traits sur la carte. La liberté de circulation et d'installation reste pour nous quelque chose de fondamental et un droit aujourd'hui à reconquérir et à affirmer.

  Depuis quelques mois une convergence se construit entre des travailleurs sociaux de l'urgence sociale dépourvus de plus en plus de moyens, et des acteurs et actrices des luttes sur le logement ou le soutien aux sans papiers, et des collectifs se créent dans plusieurs villes de l’hexagone, avec rassemblements, manifestations, et occupations jusqu’en réquisition de lieux par l’action directe. A Tours un collectif "Urgence un toit ! " est créé et doit se développer dans ce cadre de construction de lutte en convergence. Aujourd’hui samedi, dans le cadre de l’occupation de l’Institut du travail Social pour y loger les familles et attirer à nouveau l’attention des pouvoirs publics, de la population, comme des futurs acteurs et actrices du travail social, s’est tenue une Assemblée Générale forte de nombreux et nombreuses participant-es :  des représentant-es associatifs, syndicaux, politiques (RESF, SUD santé-sociaux, LDH, Chrétiens migrants, Alternative Libertaire, NPA, EELV...) et nombre important d'étudiants-es et d’individus non organisé-es. C’est au delà d’un collectif un mouvement qui commence à s’affirmer, un mouvement qui réclame une vie décente pour toutes et tous, qui ne se cantonnera pas qu’à la simple revendication mais semble déterminé à offrir en acte et par la solidarité des conditions de vie autres que celles d’être à la rue dans l’indifférence et le froid.

Pierrot , Collectif Alternative Libertaire 37

 

Appel à rejoindre ce mouvement et continuer à renforcer cette mobilisation :

  Bonjour,
Aujourd'hui samedi 26 novembre à 15H00, s'est tenue la réunion des personnes demandeuses d'asile, ou sans papiers, et du mouvement "des logements des papiers pour tou.te.s".
Plusieurs commissions (Diffusion, Actions, Rédaction, Communication...) sont en place et seront au travail à partir de 14H00, au 21-23 quai Paul Bert,
à l'annexe de l'ITS, demain DIMANCHE 27 NOVEMBRE, réunion à laquelle tout le monde est invité.

Nous disposons de ces locaux (hébergement et organisation) suite à l'occupation de l'Institut du Travail Social, le vendredi 25 novembre, et ce jusqu'à LUNDI 28 NOVEMBRE, 10h00.
La semaine passée a vu la mobilisation prendre de l'ampleur, suite à différentes occupations et aux mobilisations qu'elles ont générées.
Nous appelons chacun et chacune à rejoindre ce mouvement.
A demain!

 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:41
PLATEFORME LOGEMENT DES MOUVEMENTS SOCIAUX

Le 12 mars 2011, nous étions des milliers, à l'appel de 37 organisations, mobilisés dans plus de 30 villes en France pour manifester contre la reprise des expulsions, les loyers chers et pour la production massive de vrais logements sociaux. Depuis la situation s'est encore dégradée et les expulsions de logement ont repris, jetant des familles à la rue, souvent sans même une solution d'hébergement puisque le nombre de nuits en prise en charge hôtelière a considérablement baissé, jusqu'à être réduite de moitié dans certains départements.

A l’entrée de la campagne électorale, qu'en est-il des 3.6 millions de personnes pas ou mal logées, des 4,4 millions de locataires HLM, des locataires et accédants modestes accablés par la cherté des loyers, des charges et de l’immobilier, de la majorité de la population qui a du mal face à la cherté du logement et la précarisation de ses habitants?

84 % des Français jugent insuffisante l'action des responsables politiques en matière de logement, pourtant cette question cruciale n’est pas une priorité dans la plupart les programmes électoraux pour la présidentielle.


Un contexte de précarité et d'inégalités sociales grandissantes...
Depuis plusieurs années, la situation financière de la majorité de la population se dégrade. D'après l'INSEE, le moral des Français est en berne.

Une hausse des inégalités sociales et de la pauvreté, du chômage et de la précarité
Aujourd'hui, la France compte plus de 8 millions de pauvres, soit 14% de la population. L'écart entre les plus riches et les plus pauvres, se creuse. Le niveau de vie des 10% les plus pauvres n'a augmenté que de 13.7% entre 1998 et 2008, soit un gain de 970 euros, alors que celui des 10% les plus riches a augmenté de 27.3 %, c'est à dire de 11 530 euros. Entre 2004 et 2008, les revenus des 0.01% les plus riches a augmenté de 33%, soit une hausse de revenus de 180 400 euros.
Avec la crise, les plans de licenciements massifs ont repris. Au deuxième trimestre 2011, 9.6% de la population active est au chômage. On compte 1.9 millions de travailleurs pauvres et le taux de précarité est passé entre 1984 et 2007 de 5.2 à 12.4.

Enfants, Jeunes, femmes, senior, handicapés et migrants sont particulièrement touchés...
Les moins de 30 ans représentent à eux seuls la moitié des personnes pauvres, le taux de pauvreté chez les 18 à 29 ans ne vivant pas chez leur parents est 17% pour 13% en moyenne de la population. Les personnes de plus de 75 ans ont vu leur niveau de vie baisser entre 1996 et 2008.
Au delà de l'âge, les femmes sont davantage touchées par la pauvreté que les hommes, leur taux de pauvreté est de 13.8% en 2008, celui des hommes de 12,2%. Enfin, les ménages immigrés ont un revenu de 24.8% inférieur à la moyenne nationale.


SE LOGER COÛTE DE PLUS EN PLUS CHER

Près d’un Français sur 5 éprouve des difficultés à payer son logement.
Entre 2000 et 2010, tandis que le coût de la vie à augmenté de 20%, les loyers HLM sont en hausse de 29%, les loyers privés ont en moyenne augmenté de 42 % et ont flambé à la relocation et les prix de l’immobilier de 107% !
Jamais le logement n’a été aussi cher, et disproportionné au regard des revenus de la grande majorité de la population.
Depuis 25 ans, le prix du logement a bondi. Les dépenses courantes de logement (regroupant loyer, énergie et charges) pour les résidences principales sont passées de 79 milliards d'euros en 1984 à 276 milliards en 2010.
Les dépenses liées au logement par rapport au revenu des ménages est en augmentation constante, il est est passé de 21.8% en 1984 à 33% en 2008, en moyenne. Pour les locataires du parc social, le taux d'effort médian pour le seul loyer est passé de 21.5% en 1996 à 30 %.


HAUSSE DES EXPULSIONS, DU MAL LOGEMENT, NON RESPECT DES LOIS :

Plus de 100 000 jugements d'expulsion par an
Dans ce contexte de logement cher et de baisse des revenus, les expulsions ont atteint un niveau record. Il y a eu 106 938 décisions de justice prononçant l'expulsion en 2009, soit une augmentation de plus d'un tiers en moins de 10 ans. Les expulsions par les forces de l'ordre ont, quant à elles, doublées en 2000 et 2009 pour dépasser les 10 000 expulsions par an. Depuis 2009, la loi Boutin a divisé par 3 les délais que le Juge d'exécution peut accorder, les limitant à un an. La précarisation du statut des occupants accélère également les expulsions.

Le retour du mal logement et des bidonvilles
Depuis 2000, le mal-logement touche plus lourdement : 685 116 personnes sont privées de domicile personnel et plus de 8 millions sont en situation de mal logement ou de réelle fragilité à court ou moyen terme ; 1,2 millions de ménages sont en attente de logement social, pour environ 400 000 attributions annuelles ; en effet 62.1% des ménages sont éligibles à un logement social.

La loi DALO mal appliquée par l’État
La loi sur le droit au logement opposable (DALO) avait pour but de remédier à cette situation, mais après plus trois ans, les résultats se font attendre. En décembre 2010, 59% des prioritaires n’étaient toujours pas relogés. Cette proportion monte à 70% en Île-de-France, où l’État bafoue le plus gravement la loi ; les régions PACA et Nord-Pas-de-Calais ne sont pas épargnées.

L’obligation d’accueil des personnes sans abris non respectée
Depuis 2009, l'article L 345-2 et suivants du Code de l'action sociale et des Familles prévoit l'obligation d'accueil des personnes et familles sans abris. En France métropolitaine, dans la deuxième moitié des années 2000, 133 000 personnes étaient sans domicile, dont 33 000 en très grande difficulté, entre la rue et les dispositifs d'accueil d'urgence.
Malgré cela, en mai dernier, le gouvernement a annoncé un recul de 30% du budget du logement d'urgence en hôtel, soit une diminution de 5 000 places hôtelières chaque nuit pour le Samu Social. Ce sont de plus en plus de personnes, y compris de familles avec enfants, qui se retrouvent exclues des dispositifs d'hébergement d'urgence.

Des attaques contre le statut des locataires
Depuis plusieurs années, les attaques contre les droits et la protection des locataires, entre autres définies par la loi de 1989 se multiplient. La loi MOLLE (loi Boutin de 2009) contient de sérieuses remises en cause. Pour les locataires HLM, le droit au maintien dans les lieux est attaqué ! Avec la multiplication des plans de rénovation urbaine et le « déplacement » des locataires, un locataire qui refuse 2 propositions de relogement peut être expulsé. La sous location se banalise …
Le parc locatif privé est particulièrement touché : sous location, baux de 3 mois et expulsion en hiver pour les « résidents temporaires », baux de 1 an (meublés), de 9 mois (étudiants), accélèrent la précarisation des locataires. Baux contre services rendus y compris des « services sexuels ».
Par ailleurs, les habitants qui font le choix d'un habitat léger, mobile ou éphémère (yourtes, caravanes, cabanes...) sont harcelés et ne sont que trop rarement reconnus et regularisés. Tandis que les Roms, les voyageurs, ou les habitants de camping à l’année sont marginalisés ou stigmatisés.

Et plus de 2 millions de logements vides
Parallèlement à cette situation dramatique, en 2010, l’INSEE a recensé 2.12 millions de logement vides en France, un record en 1983 le nombre de logements vacants en France était de 1,88 millions, tandis que la loi de réquisition reste inappliquée !


DES POLITIQUES PUBLIQUES RÉGRESSIVES

Malgré la crise et les difficultés grandissantes pour se loger, le gouvernement poursuit son offensive contre les droits des locataires et contre le logement social, mais il encourage l’endettement et la dépendance des accédants à l’égard des banques ...

Une Privatisation rampante du logement social
Le logement social, comme de nombreux autres secteurs, est en cours de privatisation. En 2003, la loi Borloo permet au MEDEF, et à des groupes financiers comme la Caisse d’épargne de prendre le contrôle des SA HLM (la moitié du parc). En 2009, la loi Boutin permet aux promoteurs de construire des logements sociaux, et leur ouvre la porte pour s’installer chez les bailleurs sociaux. Elle privatise l’autre moitié des bailleurs sociaux, les offices HLM, et les oblige à changer de statut.
Concernant les loyers, l’attaque est brutale, même si ses effets ne se font pas encore trop sentir. En 2004, les bailleurs obtiennent le droit de modifier les loyers et de les augmenter en fonction de l’emplacement et de la qualité du bâtiment. En 2009, cette possibilité devient obligatoire, ainsi que l’obligation de mettre en vente chaque année au moins 1% du patrimoine, et de définir un programme conséquent de démolition. La vente est censée pallier au désengagement de l’État en matière de financement des HLM

Le Désengagement financier de l’État
Alors que la pénurie de logements est criante, le parc social ne progresse que de 1% par an, c'est-à-dire moins vite que l'ensemble du parc. Les subventions d'Etat dédiées à la réalisation de logements sociaux sont en baisse chaque année. Alors qu'elles étaient d'1 milliard il y a 10 ans, elles sont passées en 2011 à 200 millions d'euros, déduction faite de la taxe sur les locataires créée cette année.
Le livret A, via la collecte par la Poste et les Caisse d’Épargne, est centralisée par la Caisse des Dépôts et Consignations. Il finance depuis 60 ans sous forme de prêts bonifiés, la construction de logements sociaux . En 2008, sa distribution est « banalisée » c’est à dire généralisée à toutes les banques. Aujourd'hui, les banques ont obtenu de garder à leur profit 35% de l’épargne populaire, voire 40. Plus de 37 milliards d’euros issus des livrets A sont désormais dans les caisses des banques, sans contrepartie, ou plutôt dans les circuits financiers spéculatifs et dans les poches des traders, des banquiers et des actionnaires.

Les allocations logements baissent également, elles ont été réduites de 240 millions d'euros entre 2010 et 2011 !
L’État se désengage aussi de l'hébergement, les crédits alloués ne sont pas à la hauteur des besoins et de plus en plus de familles, d’enfants, de malades, de handicapés, de personnes âgées, de femmes, de salariés, se retrouvent à la rue sans même un hébergement décent,  sans considération pour les souffrances qu’endurent les personnes à la rue.
Des maires continuent à bafouer impunément l'obligation de réaliser 20% de logements sociaux dans chaque commune, dans un délai de 20 ans. Entre 2002 et 2009, seules 50,3% des communes concernées par la loi SRU ont respecté les objectifs de financement de logements sociaux.

Au profit des bailleurs privés, des promoteurs et de l'illusion du tout propriétaire
Depuis son élection, Nicolas Sarkozy tente de vendre « la France des propriétaires ». Ce slogan est un échec complet car jamais le logement n’a été aussi cher, les locataires sont en grande majorité moins riches que les propriétaires occupants, et les crises financières ont limité les capacités. Heureusement cette politique n’a pas abouti pour l’instant, car l’endettement immobilier des ménages modestes aurait tourné à la catastrophe, comme on l’a vu aux USA ou en Espagne.
Ce discours de « la France des propriétaires » a davantage pour objectif de satisfaire les investisseurs. Ainsi pour le budget 2011, 1,32 milliards de cadeaux fiscaux pour l’investissement locatif, 500 millions d’euros pour les prêts à taux zéros déplafonnés, et un total de 150 milliards de d’allègements fiscaux (niches fiscales) c’est l’aubaine pour les plus riches…
Ces dernières années, l’État n’a cessé d’encourager la spéculation, les hausses de loyers, les sous statuts locatifs ou les programmes de rénovation urbaine et de réhabilitation des quartiers qui font grimper les prix, et chassent les couches populaires.
Ces politiques, loin de garantir un logement stable et décent pour toutes et tous, encourage et enrichi les spéculateurs, maintien la cherté des loyers, et installe toujours davantage de personnes dans la précarité.


REVENDICATIONS

A - Des mesures d'urgence :
Face à l’augmentation du nombre de sans-abris, à la réduction drastique des budget d’hébergement, à la hausse des expulsions locatives, nous exigeons des mesures d’urgence, à effet immédiat :

1.Un moratoire sur les expulsions locatives : il s’agit de suspendre toute expulsion locative en l'absence de relogement durable et décent.

2.Le respect de l’obligation d’accueil immédiat, digne, adapté et inconditionnel de toute personne sans logis jusqu’à son relogement et le développement de l'intermédiation locative à la place des hôtels jusqu'au relogement, conformément aux lois, et mobilisation des budgets publics nécessaires.

3.L'application et l'amélioration de la loi de réquisition, sur les logements et locaux vacants depuis plus de six mois, appartenant à de grands propriétaires, sociétés et personnes physiques, à l’initiative de l’État et de collectivités territoriales. Créer une obligation de déclaration de vacance et tripler la taxe sur les logements vacants. Mise à disposition d'office des biens vacants du domaine public.


B - Contre le logement cher:
Le logement cher asphyxie le budget des ménages, encourage les profits rapides, et crée une rente indue et contraire à l’intérêt général. C’est pourquoi nous demandons des mesures qui amènent au plus vite à une baisse des loyers, des charges, et qui découragent les profiteurs et les spéculateurs

4 Baisse et régulation des loyers dans le parc privé : baisse immédiate des loyers de 10% par un décret, et encadrement des niveaux de loyers à la relocation afin d’arriver à une baisse générale de 20%, dans un premier temps et dans l'objectif de revenir à un taux d'effort maximum de 20%.

5 Baisse de 20% des charges et des prix de l’énergie, tout de suite, puis gel des hausses supérieures à l’inflation, et renforcement du tarif social pour permettre aux précaires, chômeurs et travailleurs pauvres de vivre décemment.

6 Juguler la spéculation immobilière et foncière : Taxation des profits à la revente, arrêt de toutes les mesures de défiscalisation nouvelles et anciennes à l’investissement locatif non social, création de réserves foncières publiques notamment par préemption, en particulier sur les terrains devenant constructibles.


C - Un vrai logement social :
Les réformes se sont succédées depuis 2002, et sont en train de s’attaquer au cœur du logement social : par la baisse des financements, la dérégulation des loyers, la privatisation des statuts des bailleurs sociaux, les injonctions de vendre, de détruire … tandis que les loyers et les charges sont en forte hausse, et que la production de vrais logements sociaux reste insuffisante.

7 Gel des loyers dans les HLM  après une baisse immédiate, afin de revenir aux niveaux de loyers de 2000, compensé pour les bailleurs sociaux par la hausse des APL et des aides à la pierre, et la revalorisation du forfait charge dans les APL.

8 Création nette de 150 000  logements sociaux par an (PLUS, PLAI) et instauration d’un suivi de la production par année de financement, afin de mettre en place une véritable transparence sur les logements sociaux (traçabilité de la production et du financement des logements sociaux).

9 Le maintien intégral de la ressource du livret A, restitution à la Caisse des Dépôts et Consignations de l’épargne détournée à des fins spéculatives par les banques, afin de financer la réalisation des logements sociaux, et d’un programme massif de mise aux normes énergétiques des logements sociaux.

10 Abroger toutes les mesures de marchandisation du logement social prises depuis 2002, et retour à la situation antérieure en supprimant :

les CUS (Convention d’utilité sociale), qui impose la vente massive des HLM, le renforcement de la démolition et de la spéculation sur les terrains nus, la dérégulation progressives des loyers HLM (conventionnement global de patrimoine),

l’instauration d’un actionnaire majoritaire dans les conseils d’administration des SA HLM, et la privatisation rapide des offices HLM (règles de comptabilités privées)

la délégation aux promoteurs de la réalisation des logements sociaux


11 Mettre en œuvre et renforcer la loi SRU:
Retirer la compétence des permis de construire aux communes qui ne respectent pas l’obligation de réaliser sur 20 ans 20% de logements sociaux,

Obligation d’atteindre dans chaque commune 25% de vrais logements sociaux par commune sur 20 ans.

12 Créer un service public du logement et mobiliser les budgets publics nécessaires, pour mettre en œuvre ces dispositions


13 abroger la loi Boutin qui fait du logement une marchandise, qui accélère les expulsions locatives, qui précarise les locataires, qui retire le droit au relogement des habitants de taudis, qui réduit les moyens de financements du logement social , qui soutien la spéculation et l’exploitation des locataires …


D - Renforcer les droits des habitantEs :
Les habitants sont de plus en plus méprisés et considérés comme des marchandises : ils doivent être mobiles, c’est à dire être mis à la porte plus vite, les statuts locatifs se morcellent et de nombreux sous statuts font leur apparition. Pris en otages et exploités par les promoteurs, ils sont complètement exclus de l’élaboration des projets, et des logements .

14 Réaffirmer et renforcer le droit des locataires à un logement stable et durable :

. Interdiction des congés vente

. Suppression des sous statuts locatifs : meublé, locations touristiques dans les zones tendues, résident temporaire, location étudiante sur 9 mois, cohabitation contrainte …

. Abrogation des mesures qui remettent en cause le droit au maintien dans les lieux des locataires HLM.

. Renforcer le droit des locataires et de leurs représentants au sein des Conseils d'Administration et de concertation locative.

15 Respect de la loi DALO par l’application de la loi de réquisition, le développement de intermédiation locative type « louer solidaire », et par la création d’une indemnisation des prioritaires DALO non relogés suffisante pour leur permettre de se loger en attendant un logement social.

16 Droit à un logement décent : des mesures pour éradiquer les logements indignes, insalubres, toxiques (saturnisme infantile, amiante …) et ceux énergivore sans surcoût pour le locataire, prévoyant le relogement des occupants, quelque soit leur statut locatif.

17 Création d'un statut pour l’habitat léger, mobile et économe, développer les « terrains familiaux », reloger les habitants de camping à l'année, les protéger de la précarité et de la surexploitation en attendant leur relogement ou si c’est un choix.

18 Encourager les coopératives d’habitants, particulièrement les coopératives de locataires, et développer l’auto-production groupée de logements par les habitants, régulariser les maisons auto-construites et viabiliser les quartiers spontanés dans les DOM TOM ...



Premiers Signataires :

CSF, DAL, CNL, ACDL, Advocacy, Bagagérue, CAHL 94, CAL, CGL 75 et national, CGT, CNAFAL, Copaf, Fondation Copernic, FSU, Jeudi Noir, Sud Logement Social, Sud Santé Sociaux, USP, Union Syndicale Solidaires, ATTAC, SAF, AC !...

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 11:56

Urgence !! Un toit pour toutes et tous, toute l’année !

Le collectif « Urgence, un toit !! » est un regroupement d’associations, de professionnels et d’individus revendiquant l’accueil, l’hébergement et l’accès au logement des personnes sans abris ou en situation de précarité.

 

Dans toute la France, des mobilisations sont organisées le jeudi 10 novembre pour réclamer l’application pure et simple d’un droit fondamental, le droit au logement pour toutes et tous. Alors que plus de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et que 700.000 personnes sont sans domiciles, le gouvernement et les pouvoirs publics méprisent et violentent les mal logés en refusant d’appliquer les lois. En effet, le code de l’action sociale et des familles affirme le droit à l’accueil inconditionnel de toute personne qui se trouve à la rue et les lois DAHO et DALO étaient censées résoudre une situation injuste et incompréhensible : des personnes qui dorment dans des rues abritant des logements vides.

Réclamons le financement et l’application de ces lois !

A Tours, l’hébergement d’urgence géré par le 115 est saturé. Les places manquent tout comme les financements. Depuis plusieurs semaines des familles de demandeurs d’asile se retrouvent chaque soir à la rue, sans solution d’hébergement. A ces familles s’ajoutent les célibataires qui doivent régulièrement dormir dehors. Pourtant les logements vides sont nombreux à Tours, Jean Germain les estimant lui-même à 2.000... Ces logements vides, auxquels il faut ajouter les bureaux inoccupés, maintiennent une pression sur les loyers pendant que les sans logis sont contraints de quitter les foyers d’urgence chaque matin sans certitude d’y retrouver une place le soir venu.

Revendiquons des préfets et des maires qu’ils utilisent leur pouvoir de réquisition !

Le collectif tourangeau « urgence, un toit !! » appelle donc à un rassemblement le jeudi 10 novembre à 18h devant l'Hôtel de ville, afin de réclamer l’application du droit au logement pour toutes et tous sans distinctions.

 

Plateforme revendicative 

  • Mise en œuvre du droit à l’accueil inconditionnel avec des moyens adaptés, jusqu’au relogement.

  • Garantie d’un accompagnement social pour les personnes qui en ont besoin et participation des mal logés à l’élaboration des politiques qui les concernent.

  • Moratoire sur les expulsions et prévention de toutes formes d’exclusion

  • Application de la loi DALO.

  • Réquisition des logements vides.

  • Régulation des loyers pour rendre le logement accessible à tou-te-s.

 

Contact mail: urgenceuntoit37@gmail.com

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 19:47

Communiqué d'Alternative libertaire :

 

Halte à la répression coloniale de l'Etat français à Mayotte

Depuis maintenant près de trois semaines, un mouvement social populaire contre la vie chère secoue l’île. Une grève générale bloque l’économie du pays et des manifestations ont lieu tous les jours depuis le 27 septembre. Ce mouvement fait suite à la départementalisation de l’île pour laquelle la population avait majoritairement voté croyant ainsi améliorer son niveau de vie. Or ces réformes n'ont pas amélioré les salaires, ni l'accès aux prestations sociales, puisqu'en réalité le gouvernement compte étaler son plan de mise à niveau sur une bonne dizaine d'années. Elles n'ont pas non plus remédié à la hausse des prix (60% entre 2007 et 2011), organisée par une poignées de leaders de la distribution en situation de quasi monopole. En revanche, la départementalisation a permis un déploiement sécuritaire massif et coûteux visant à empêcher tout déplacement du reste des Comores vers Mayotte.

Face aux revendications du peuple mahorais, l’Etat français a répondu par la violence et le mépris en renforçant les troupes de gendarmes mobiles et le nombre des blindés. L’envoi d’un médiateur pour rencontrer l’intersyndicale s’est soldé par un échec le 24 octobre. Le mercredi 19 octobre, un manifestant est mort après avoir reçu un tir de flash Ball et un enfant de 9 ans a été grièvement blessé.

Alternative libertaire soutient le mouvement social de Mayotte face à la politique coloniale du gouvernement français et au silence presque total des médias.

Alternative libertaire, le 27 octobre 2011

 

 

 

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 18:30

Appel à la grève initié par un collectif de professionnels de l'urgence siociale.

 

GREVE DES 115 DE FRANCE LE 2 AOUT 2011

Parce que les baisses drastiques de budget annoncées condamnent les associations à remettre à la rue des centaines de personnes, Parce que nous, professionnels de terrain, nous connaissons les conséquences de ces remises à la rue pour les personnes que nous accompagnons chaque jour, Parce que nous ne voulons pas être les complices impuissants d’une situation de non-droit

Les professionnels du 115 seront en grève dans de nombreuses villes de France, le mardi 2 Août.

Il s’agit d’une mobilisation dont le caractère inédit souligne l’ampleur de la crise que connaît actuellement l’urgence sociale.

« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ». Art L 345-2-2 Code de l’action sociale et des familles. « Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée. » Art.L 345-2-3.

L’Etat ne doit pas se cacher derrière la politique du « logement d’abord », encore en chantier et sans effet pour le moment, pour remettre à la rue, en dépit de la loi, des centaines de femmes, d’hommes et d’enfants. L’argument d’un accès au logement pour tous est un leurre : ces logements n’existent pas et l’accompagnement médico-social prévu n’est pas mis en place. Ce sont les trottoirs, les parcs et les terrains vagues qui accueillent aujourd’hui les personnes n’accédant pas ou plus à l’hébergement. Nous les voyons chaque jour s’épuiser physiquement et psychologiquement, perdre l’espoir d’un ailleurs que la rue, condamnés à la survie.

Cette grève est donc, après les différentes mobilisations locales ainsi que la démission de Xavier Emmanuelli, un nouveau cri d’alarme, celui exprimant la colère des professionnels de terrain de toute la France.

Nous demandons à ce que la loi soit respectée. Pour se faire, que l’Etat doit revenir sur la restriction de budget annoncée et montrer un réel engagement en faveur des plus démunis. Il en va de destin humains, de notre éthique professionnelle et du maintien du pacte social.

A Paris, Rassemblement 12h30 square Boucicaut Métro : Sèvres-Babylone

Contact : reelengagementsdf@gmail.com

 

Tours :
à l'initiative du collectif SOIF D'UTOPIES et du DAL, appel soutenu et relayé par SUD Santé Sociaux 37
Rassemblement à 14h dans les jardins de la préfecture.

 

                                      D'ABORD UN LOGEMENT POUR TOUS !

L'hébergement craque de partout ! Apparu, secrétaire d'Etat au logement, joue des gros bras avec son slogan « le logement d'abord ». Concrètement que se passe-t-il ?
L'accès au logement pour les plus démunis reste une course d'obstacles laissant bon nombre à la rue. Il faut des mois, voire des années pour espérer signer un bail.
Sous couvert de ce slogan, le gouvernement réduit les budgets sociaux, notamment ceux des dispositifs d'urgence. Ainsi, à Tours, ce sont tous les soirs, des hommes, des femmes, des familles qui restent dehors.
Pour que tous et toutes aient un toit, il n'y a pas d'autre solution que de réquisitionner des logements vides. Il y en aurait 2000 à Tours selon le maire et 5000 selon l'INSEE.
Réduction des budgets sociaux signifie que les dispositif d'urgence ne peuvent pas remplir leurs obligations légales. Ainsi la loi impose que toute personne à la rue puisse se voir proposer un hébergement et y rester le temps de trouver une solution durable.
Le nombre de places des foyers est limité. Bon nombre d'entre elles sont occupés par des demandeurs d'asile. Or, si l'Etat remplissait ses obligations, toutes ces personnes devraient être hébergées dans des Centres d'Accueil pour Demandeurs d'Asile, qui sont à sa charge. Cela libérerait des places d'urgence. Les demandeurs d'asile connaitraient un hébergement plus digne et plus respectueux de leurs droits.
Mais l'Etat n'est pas le seul responsable de cette situation. Le Conseil Général n'assume pas ses obligations. L'Aide Sociale à l'Enfance (sous la responsabilité du Conseil Général) devrait héberger les familles à la rue, quelque soit leur situation administrative (donc même sans papier), ayant entre autres un enfant de moins de 3 ans. Encore une fois, des familles restent dehors à Tours ou séjournent dans des chambres d'hôtel ou des foyers d'urgence.
On ne peut pas dire que la mairie soit aussi très encline à résoudre la question du logement sur sa commune. La loi prévoit que le maire peut réquisitionner des logements vides ou demander au préfet de le faire. Eh bien que nenni ! Germain dit clairement qu'il préfère préserver la propriété privée plutôt que d'œuvrer pour que tous et toutes aient un toit sur la tête.
Les associations gérant les foyers d'urgence « composent » avec la réalité. Plusieurs structures existent à Tours. Dans la plupart des cas, les personnes hébergées (hommes ou femmes) doivent quitter les lieux tous les matins et appeler le 115, en espérant qu'elles auront de nouveau une place, sinon : dehors. La durée de cet hébergement, en particulier pour les hommes, est limitée dans le temps (3 nuits d'assurées par semaine). C'est totalement illégal. En effet, les structures hébergeant des personnes ou des familles ne doivent mettre un terme à leur hébergement seulement si les responsables des foyers sont en capacité de faire des propositions en terme de logement ou d'hébergement. En clair, les associations responsables des dits foyers, malgré quelques récriminations, s'adaptent à la volonté de l'Etat. La gestion des places d'urgence ressemble à une partie de chaises musicales !
Les salariés de ces dispositifs sont de plus en plus en difficulté. D'un côté, on leur dit que leur travail consiste à faire respecter les droits des personnes, de l'autre on leur impose des fonctionnements illégaux. La situation se durcie tous les jours. Ce n'est plus tenable !
« Un logement d'abord » ne doit pas servir à déshabiller les dispositifs sociaux qui ne peuvent plus remplir leur fonction.
« Un logement pour tous » doit devenir un droit réel, ne pas rester virtuel. Cela ne pourra se réaliser sans la réquisition de logements vides. Mais il faut aussi obliger l'Etat, les collectivités territoriales (mairie, conseil général) à remplir leurs obligations. La mobilisation des associations gérant les foyers, au delà des négociations sous les dorures des préfectures, des ministères..., est tout aussi nécessaire afin qu'elles proposent un hébergement digne de ce nom. Leurs salariés ne seront plus obligés d'agir à l'encontre de leur déontologie.

MARDI 2 AOUT EST UNE JOURNEE NATIONALE D'ACTION,
D'APPEL A LA GREVE DES SALARIES DU SECTEUR DE L'URGENCE.
A TOURS RASSEMBLEMENT À 14 H
DANS LES JARDINS DE LA PRÉFECTURE
* pour discuter tous et toutes ensemble de la situation et envisager des actions concrètes pour UN LOGEMENT POUR TOUS ET TOUTES
* pour des lieux d'hébergement dignes et respectueux des droits des usagers
* pour la défense des droits des salariés.



COLLECTIF SOIF D'UTOPIES 06 31 56 17 56
soifdutopies@yahoo.fr

DAL 37 06 83 00 88 76
dal37tours@gmail.com
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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 19:23

APPEL A SOLIDARITE POUR DIDIER

Le 1 juillet 2011, Jean-Jacques Tibi, ci-devant directeur de la DOTC Touraine-Berry, prenait à l’encontre de Didier Cechella, facteur à Tours Marceau et militant de SUD-PTT, une sanction d’exclusion temporaire de fonction de 6 mois (dont 3 fermes). En clair, notre collègue ne sera pas payé durant 3 mois et risquera, à tout moment, de voir son sursis de 3 mois « tomber ».

Son crime ? Avoir refusé l’inacceptable à savoir des conditions de travail qui le poussait à bout, suite aux multiples réorganisations qui se sont succédées à Tours Marceau. Le dossier disciplinaire instruit lui a même reproché d’être présent sur son lieu de travail alors qu’il était suspendu depuis peu. Or, un conflit spontané s’est déroulé (qui a fait majoritairement débrayer le bureau durant 3 jours) suite à sa mise à pied. Il était naturel dès lors qu’il soit présent avec ses collègues en grève puisqu’il était le principal sujet de ce conflit !

Mais la direction a raclé les fonds de tiroir pour instruire ce dossier. La plupart des faits reprochés à Didier sont liés directement aux désorganisations du travail et à la situation critique dans ce bureau (et à la distribution en général) dénoncée dans un premier temps par le rapport annuel du médecin du travail et dans un second temps, en juin, par l’inspection du travail elle-même !

Lors du conflit, en avril dernier, la direction, pour calmer le jeu, a fait relayer par ses nervis que la mesure de mise à pied prise à l’encontre de Didier n’était pas si grave puisqu’elle ne préjugeait pas du résultat du conseil de discipline. Elle s’est bien fichue (une nouvelle fois) de la gueule du personnel !

Le dit conseil de discipline s’est réuni le 10 juin et a proposé (sans l’accord de SUD, CGT et FO) une sanction déjà disproportionnée : 6 mois d’exclusion (dont 2 fermes). Le ci-devant Tibi a jugé que cette proposition était sans doute trop généreuse et à rajouter un mois ferme à l’adition. Pour ce monsieur Tibi, dont les revenus annuels dépassent de loin les 40 000 euros, la paie d’un misérable petit facteur doit lui paraître si dérisoire qu’un, deux ou trois mois de traitement retirés n’ont pas d’importance. Pour lui, un mois de salaire d’un préposé cela correspondre à ses emplettes à Noël…

Pour notre collègue, c’est une catastrophe ! Nous allons, évidemment, engager des recours devant les tribunaux pour casser cette décision qui prouve la hargne et le mépris de nos dirigeants pour leurs employés et pour les syndicalistes.

En attendant (les délais étant relativement longs) notre collègue a besoin de notre solidarité ! Vous avez été très nombreux à vous mettre en grève à Tours Marceau pour le soutenir, vous avez été très nombreux à signer la pétition sur le département, soyez aussi nombreux pour le soutenir ! Les dons (même de quelques euros) seront autant de signes clairs de solidarité et une réponse collective face aux saloperies de la direction du courrier !

TOUS ENSEMBLE ! SOLIDARITE AVEC DIDIER CECHELLA !

Adresse pour l’envoi des chèques de soutien (à l’ordre de Sud PTT 36/37). Mentionner solidarité avec Didier Cechella au dos.

SUD PTT 36/37 La Camusière 18 rue de l’oiselet 37550 Saint Avertin Tél : 02 47 85 11 11


 

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 08:59

Tract d'Alternative Libertaire 1er mai :

 

2011-05-01-AL-1er-mai-a.jpg

 

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