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  • : Alternative Libertaire 37 - Le blog du Collectif Alternative Libertaire de Touraine
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Mensuel Alternative Libertaire

Dans la ville de Tours, vous le trouverez aux adresses suivantes :

- 3 rue Nationale

- 1 place du Grand Marché

- 5 rue de Bordeaux

- 18 rue B. Palissy

- 30-32 rue Giraudeau

- 115 bis rue Giraudeau

- 21 avenue de Grammont

- 59 quai Paul Bert

- Gare SNCF

- 110 rue de la Fuye

- Le Numéro 6 (avenue Stendhal).

Pour le reste du département : http://www.trouverlapresse.com

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:15

Tract d'Alternative Libertaire

Tafta, Tisa, Ceta : rêve des capitalistes, cauchemar des peuples !

Plusieurs accords de libre-échange sont en cours de négociation à l’échelle mondiale. Ces accords, destinés à servir les intérêts des entreprises multinationales, sont une menace majeure pour l’ensemble des droits sociaux (droit du travail, droit à la santé) et pour l’environnement.      

Deux accords sont négociés dans le plus grand secret par la Commission européenne : le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (ou Tafta), négocié avec États-Unis, et le Ceta, négocié avec le Canada. A cela s’ajoute le traité Tisa, qui touche 50 pays à travers le monde et a pour but de vendre les services publics.

L’objectif affiché de ces traités est de supprimer progressivement toutes les barrières douanières mais aussi toutes les règles qui empêchent les capitalistes de faire encore plus de profit. En clair, cela revient à faire sauter les normes de protection de la santé (par exemple les règlements sanitaires sur les OGM ou sur les poulets traités au chlore), les normes de qualité (AOC, bio) ou les normes environnementales (sur l’exploitation des gaz de schiste notamment).

Les mesures ultralibérales que tentent d’imposer ces textes ne sont pas nouvelles : de nombreux pays d’Amérique latine ou d’ailleurs subissent déjà des accords commerciaux aussi dramatiques. La nouveauté de ces accords, c’est qu’ils tentent de s’attaquer à tout en même temps. Si les capitalistes tentent aujourd’hui d’imposer des accords aussi désastreux pour les peuples, c’est parce qu’ils sentent que la résistance n’est pas à la hauteur et qu’ils ont pour l’instant les mains libres. Si nous voulons les empêcher de nuire, à nous de montrer que nous avons encore la capacité de résister !

Une arme de guerre pour les multinationales

Avec les traités en cours de négociation, tout ce qui peut être considéré comme un frein au commerce pourra être attaqué. Les services publics, qui échappent encore à la loi du marché, sont directement visés et les multinationales espèrent bien forcer les États à privatiser sans limite. Parmi les services en ligne de mire : l’éducation, mais aussi la santé, la sécurité sociale, la distribution de gaz ou d’électricité, la distribution de l’eau, etc.

Ces traités tentent également d’imposer un système de règlement des conflits entre les multinationales et les États qui échappe totalement à la justice classique. Lorsque les entreprises jugeront qu’une règle porte atteinte à leurs intérêts, elles pourront attaquer l’État et demander des dommages et intérêts colossaux. Et ce n’est même pas une cour de justice mais un groupe d’arbitres qui tranchera, sans possibilité de faire appel. Ce système a déjà été imposé dans d’autres pays où les multinationales ont par exemple fait condamner des États pour avoir augmenté le SMIC, ou interdit les gaz de schiste...

Organiser la résistance

Pour l’instant, les gouvernements n’affichent aucune réaction face à ces traités qui risquent de modifier complètement les règles du jeu capitaliste à l’échelle mondiale. Les parlements nationaux (comme l’Assemblée nationale en France) ou le Parlement européen restent muets alors qu’ils auront la possibilité de rejeter les projets d’accord. Pour empêcher les grandes firmes multinationales de se croire tout permis, nous appelons donc à participer à la campagne internationale contre le CETA et à rejoindre les collectifs « Stop Tafta » qui se multiplient.

Nous ne voulons pas de ce Partenariat négocié par des élites économiques et politiques, loin du regard des peuples. Nous ne voulons pas de ce grand marché transatlantique destiné à maintenir en bonne santé le système capitaliste et à contenter la voracité des investisseurs européens et américains. Nous ne voulons plus de ce système où seule compte la loi implacable du profit.

 

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 21:56

Tract d'Alternative Libertaire

Pour une vraie fronde sociale !

Face à ce gouvernement au service de la finance, des riches et des capitalistes. Face à ce gouvernement qui jette de plus en plus de travailleur-se-s dans la misère. Face à ce gouvernement qui désigne les immigré-es et les chômeurs-euses comme boucs émissaires. Face à ce gouvernement qui prépare le terrain pour l’arrivée au pouvoir du FN. Une seule réponse réaliste : la lutte sociale. A nous de construire la résistance aux fascistes et l’alternative au capitalisme !    

Après la claque qu’il s’est prise aux dernières élections, le gouvernement socialiste met un nouveau coup de barre à droite en nommant le gouvernement Valls II. C’est un pur calcul politicien  : puisque l’extrême droite fait de bons scores électoraux, il faudrait gouverner toujours plus à droite.

Un « tournant libéral » ?

Suite à la formation de ce nouveau gouvernement nous avons eu droit aux bavardages habituels des journalistes : le nouveau gouvernement est-il social-démocrate ou social libéral ? Un ministre a-t-il le droit de donner son opinion ?

Mais il n’y là rien de neuf. Le limogeage de Montebourg et l’entrée du banquier Macron au ministère de l’Économie sont des anecdotes, sans plus. Avec Hollande et ses complices, ce sont des dizaines de milliards d’euros qui sont déjà tombés dans la poche des capitalistes depuis deux ans. Le PS et l’UMP mènent la même politique quand ils sont au pouvoir : une politique contre les travailleur-ses, contre les jeunes, contre les immigré-es.

Ce qui va changer c’est que les choses vont désormais être faites sans complexe et avec brutalité. Parce que les capitalistes s’impatientent et veulent encore plus de fric, comme le montre l’ovation reçue par Manuel Valls à l’université d’été du MEDEF.

Un tournant autoritaire

Le ministre du travail Rebsamen (qui n’a jamais travaillé...) désigne les chômeuses et les chômeurs comme responsables du chômage. La police de Valls continue de traquer les sans-papiers, y compris les enfants dans les écoles. Tout montre que ce gouvernement entend accélérer les choses de manière autoritaire.

Désormais pas une oreille ne devra dépasser. Ce qui signifie une répression accrue contre toutes celles et ceux qui lutteront contre ces politiques ou qui ont le malheur d’être désigné-es comme boucs émissaires. On ne parle pas ici des «  frondeurs  » bien au chaud à l’Assemblée, mais bien des pauvres, des immigré-es, des syndicalistes, des gens qui protestent.

Mais ne nous y trompons pas : l’autoritarisme est la marque des gouvernements illégitimes. Les affaires de magouilles politiques (qui touchent le PS, l’UMP et le FN), la défiance massive face aux pouvoirs en place montrent que cette classe politique soumise aux capitalistes n’est plus légitime. La brutalité est sa seule issue.

Une seule alternative : lutter et s’organiser

Il n’y a pas de salut possible dans ce système. Les institutions sont verrouillées par le copinage, le clientélisme et la soumission à la logique capitaliste. Si nous voulons que les choses changent, il n’y a rien à attendre d’une énième alternance ou d’une VIe République vaguement toilettée.

Nous devons prendre les choses en main, dans nos quartiers, nos entreprises. Notre colère doit s’exprimer massivement dans la rue et dans la grève sans attendre davantage. Soit nous nous organisons pour construire une autre société, solidaire et démocratique, soit le repli sur soi et la soumission l’emportent et ce sont les fascistes du FN qui tireront leur épingle du jeu.

Le sursaut c’est maintenant !

 

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 14:05

Communiqué d'Alternative Libertaire

 

Après les cadeaux au patronat, Valls nous fait payer la facture

A la sortie du conseil des ministres, ce mercredi 16 avril, Manuel Valls a un peu plus détaillé ce qui allait (encore !) nous tomber dessus.

L’objectif de ces nouvelles mesures d’austérité ? Financer les énormes cadeaux faits aux capitalistes à savoir :

  • 20 milliards d’euros de crédit d’impôt dans le cadre du « pacte de compétitivité »
  • 10 milliards d’euros dans le cadre du « pacte de responsabilité »
  • 4,5 milliards d’euros correspondant à la suppression des cotisations sociales sur les bas salaires
  • quelques dizaines de milliards supplémentaires pour « tenir les engagements de réduction des déficits publics », c’est-à-dire financer les spéculateurs...

Pour réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros, Manuel Valls a annoncé la couleur :
- nouvelles suppressions de postes dans la fonction publique, ce qui va encore détériorer des services publics
- « économies » sur l’assurance maladie
- gel des prestations sociales (retraite, logement, famille, invalidité)
- gel prolongé jusqu’en 2017 du point d’indice des fonctionnaires

Sans compter qu’en plus de cette austérité à visage découvert, il y a l’austérité rampante qui continue de toucher de nombreux secteurs dans lesquels les emplois pérennes sont peu à peu remplacés par des emplois précaires et où les salaires sont sans cesse tirés vers le bas. Une austérité plus discrète mais qui a des conséquences directes pour des millions de travailleurs et de travailleuses.

Le programme est clair : continuer d’étrangler le peuple pour financer l’enrichissement les patrons. Car, bizarrement, il ne viendrait pas à l’idée du gouvernement de toucher aux niches fiscales qui devraient s’élever à 80 milliards d’euros en 2014... Le gouvernement parle d’"efforts justes et équitablement répartis" mais dans quel monde peut-on considérer que des dizaines de milliards d’euros pris dans la poche des travailleur-ses, des précaires pour les redonner aux riches, constitue un effort « équitablement réparti » ?

Et pendant que le gouvernement continue de réaliser les rêves du Medef, l’extrême droite se frotte les mains et encaisse les bénéfices électoraux de la politique antisociale du Parti socialiste...

Parce que nous refusons à la fois l’appauvrissement généralisé auquel nous prépare le gouvernement et les illusions nationalistes dont veut nous bercer l’extrême droite, il est plus que jamais temps de se révolter, de s’organiser et s’unir pour engager la riposte !

Alternative libertaire

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 03:46

 

 



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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 16:18

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Maintenant ça suffit ! Marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable et décent.. Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrant-e-s. La répression s’abat sur les sans papiers, les roms, les plus précaires, et celles et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ? Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs et actrices du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:12

Alternative libertaire de novembre est en kiosque

 

http://img11.hostingpics.net/pics/634932rubon238137x190.jpg

 

Edito

- Une idée toujours neuve

Pleins feux

- Radicalités : Contre un féminisme complice du patriarcat
- Campagne : Pour l’égalité des salaires
- D’égal à égales : l’égalité réelle maintenant
- Débat : prostitution - sortir des malentendus
- Recherche et luttes : La géographie ça sert aussi à faire la guerre sociale

Dico Antipatriarcat - Qu’est-ce que le féminisme ?

Luttes

- Traité européen : L’unité, un combat en soi
- Toulouse : Le droit au logement criminalisé
- Immigration : Vous avez dit changement ?
- Saint Bernard : un héritage qui divise
- Mayotte : Le colonialisme français tue toujours
- Universités : Des syndicalistes traqués
- Islamophobie : Pour une critique radicale des religions

Écologie

- Fonte de l’arctique : L’or noir, catastrophe de l’or blanc
- Biodiversité : Les dégâts de la pêche industrielle
- Surpêche : Des coopératives, pas des quotas
- Nantes capitale verte européenne : L’imposture écologique
- Notre dame des Landes : Coup de force policier
- Espagne : Tierra y Libertad !

Chroniques du travail aliéné : « ça ne pourrait pas être pire »

International

- Syrie : Des conseils populaires élus
- Or noir : Nigeria - la Total
- Québec : Il faut savoir continuer une grève

Histoire

- Il y a 110 ans : L’irruption de la classe ouvrière argentine

Culture

- Jeu : Luttes à l’ombre
- Références : Anticolonialisme pratique aux éditions Les Petits matins
- Histoire : La révolution française d’Eric Hazan, éd La Fabrique
- États-Unis : Wobblies et hobos de Joyce Kornbluh, éd. L’Insomniaque
- Politique : L’Usage de l’Utopie - Les sentiers de l’utopie film-livre de Isabelle Frémeaux et John Jordan

A contre courant

- Beaucoup de bruit autour de (presque) rien

Vie d’AL

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 14:30

 

Communiqué d'Alternative Libertaire

 

Contre les idées d'extrême droite et contre l'austérité, seule la lutte paie !

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, marqués par une très forte poussée de l’extrême droite (près d’un million de voix de plus qu’en 2002 pour le Front national), sont la conséquence directe de la politique antisociale et de la surenchère raciste et nationaliste auxquelles s’est livré un sarkozysme aux abois, prêt à tout pour se maintenir au pouvoir et poursuivre une politique ultralibérale menée main dans la main avec le patronat. Et, déjà, en axant leur campagne d’entre deux tours sur la question du vote des étrangers et sur celle de l’immigration, les dirigeants de l’UMP démontrent une fois de plus qu’ils sont prêts à toutes les outrances pour dissimuler le bilan lamentable de cinq années de destruction des droits sociaux, de liquidation des services publics, de traque des sans-papiers et d’incitation constante à la xénophobie.

Mais s’il faut condamner sans ménagement le patriotisme réactionnaire et raciste que chantent de concert les ténors du gouvernement et les cadres du Front national, il faut surtout garder en tête que ce n’est pas dans les urnes que nous pourrons faire advenir le changement que nous appelons de nos vœux.  Même si, dans leurs discours, les deux candidats qualifiés pour le second tour n’illustrent pas le même niveau de compromission avec l’économie libérale dominante, ils ne nous promettent en effet tous deux que de simples variations sur le thème de la rigueur et ils adhèrent totalement à la logique mortifère du paiement de la dette. Avec l’austérité qui s'annonce, aucun scrutin ne pourra se substituer à la lutte sociale et à l’action directe des exploité-es. Les vrais ennemis des travailleuses et des travailleurs ce sont bien les capitalistes qui, dans le monde entier, organisent la misère et pillent les richesses et, face à ces gestionnaires et à ces actionnaires qui profitent de nos divisions, aucune candidature ne peut remplacer l’organisation d’un mouvement anticapitaliste de masse qui défende, contre les illusions nationalistes, la solidarité entre travailleuses et travailleurs par-delà les frontières.

Quel que soit le président qui sortira des urnes le 6 mai prochain, nous devrons plus que jamais poursuivre notre combat contre les idées d’extrême droite et nous préparer à résister aux mesures d’austérité qui s’annoncent. Une première date se profile pour préparer ce 3ème tour social : le 1er mai. Alternative libertaire appelle tous les salarié-e-s à se joindre aux cortèges syndicaux du 1er mai, afin d'affirmer l'existence d'un syndicalisme de combat, qui ripostera sans hésiter aux politiques d'austérité qui se profilent, quel que soit le président élu, et de ne pas laisser le FN et l'UMP faire croire qu'ils peuvent s'approprier cette date. Seule la lutte paie alors organisons-nous pour lutter !

  Alternative Libertaire, 25 avril 2012

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 01:03

communiqué d'Alternative Libertaire

 

Non à la haine, au racisme et aux dérives sécuritaires !

La terrible affaire de Toulouse va laisser des traces. Les opportunistes politiques vont surfer indignement sur ces événements. On peut déjà, sans s'en étonner, constater que Marine Le Pen a repris sa croisade raciste tandis que Sarkozy, après avoir constamment attisé la peur et l'intolérance, ne trompera personne avec ses appels à ne pas stigmatiser les musulmans. Il nous promet d'ailleurs déjà un renforcement des mesures liberticides et un durcissement de la politique sécuritaire. Dans le même temps, les stigmatisations et amalgames vont proliférer à l’égard des musulmans ou plus généralement de tous les "jeunes de cité" qui, parce qu'ils ont le malheur de n'être pas nés à Neuilly-sur-Seine, seront désormais d'autant plus assimilés à des terroristes en puissance. Une psychose pareille à celle de l'après 11-septembre semble déjà être nourrie par des médias qui se plaisent à dépeindre la "dérive extrémiste de ces jeunes de cité".

Activés par les haines de tous bords que cette affaire semble nourrir, les actes de racisme risquent de se perpétuer dans les mois qui viennent tandis que la paranoïa savamment entretenue par des journalistes peu scrupuleux fera le lit de la répression tous azimuts. Après avoir fait passer sur Toulouse le plan Vigipirate au niveau "écarlate", Sarkozy mise sur le contre-coup de cette affaire pour se lancer dans une vaste entreprise liberticide. Où s'arrêtera cette dérive sécuritaire ?

Alternative libertaire condamne toutes les formes de racisme, d'antisémitisme et de discriminations sociales, ainsi que toutes les lois liberticides.

Alternative libertaire, le 27 mars 2012

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 17:37

Nouveau tract d'Alternative Libertaire

 

Sortir du capitalisme pour sortir de la crise

Les responsables et les profiteurs de la crise, ce ne sont pas juste les banquiers qui ont bâti des fortunes sur des bidouillages financiers, ce sont tous les capitalistes qui n’en finissent pas de faire payer les salarié-es pour augmenter leurs profits. Nous ne pouvons pas nous contenter de dénoncer les agences de notation et les spéculateurs boursiers. Nous ne pouvons pas nous contenter de durcir les règles du jeu ou de moraliser le capitalisme. La seule solution, c’est de se débarrasser une bonne fois pour toutes de ce système fondé sur l’exploitation et la domination.

Refuser de se soumettre aux marchés, refuser de payer la dette

A l’UMP comme au PS, les élites politiques pensent que la seule manière de s’en sortir, c’est de réduire les dépenses sociales, d’augmenter l’âge de départ à la retraite, de détruire les services publics et de saigner à blanc tous les salarié-es pour rassurer les prêteurs et les créanciers. Cette situation est insupportable ! Si les politiciens ont placé une confiance aveugle dans les marchés financiers et s’ils ont choisi d’augmenter la dette plutôt que d’augmenter les impôts des plus riches, qu’ils assument ! Il n’y a aucune raison pour que les travailleurs et les travailleuses, qui triment déjà pour enrichir leurs patrons, soient en plus obligé-es de payer l’addition ! Nous ne voulons pas nous serrer la ceinture pour remplir les poches de la bourgeoisie et il est hors de question que nous laissions les gouvernants liquider nos droits sociaux pour sauver un système à l’agonie. Le capitalisme est malade ? Achevons le !

Lutter sans attendre

Si nous les laissons faire, les capitalistes vont réduire nos salaires au minium et détruire nos retraites, comme en Grèce. Nous ne pouvons pas nous résoudre à encaisser les coups sans résister : contre-attaquons dès maintenant et organisons-nous pour reprendre nos vies en main. Si nous voulons sortir la tête de l’eau, il va falloir multiplier les résistances dans nos lieux de travail comme dans nos lieux de vie pour construire des contre-pouvoirs partout où les attaques se feront sentir. Contre les licenciements, contre les expulsions, contre les coupures d’électricité, nous devons nous serrer les coudes et entrer dans la lutte. Nous avons perdu la bataille contre la réforme des retraites car nous attendions trop d’un petit nombre de grévistes déterminés : si nous voulons gagner, c’est tous ensemble que nous devons agir !

Changer de système et changer la société

Les politiciens n’ont qu’un seul projet en tête : réformer le système afin de le maintenir en place. Et, pour cela, ils sont prêts à toutes les mesures d’austérité. De leur point de vue, peu importe que le chômage explose et que les services publics s’effondrent, du moment que les banques tiennent bon et que les actionnaires continuent à gagner de l’argent. Mais nous ne voulons plus de ce système injuste qui nous emmène droit dans le mur ! Contre la dictature patronale, nous revendiquons une économie sociale, directement contrôlée et organisée par la population. Le capitalisme n’est pas une fatalité et nous pouvons nous en débarrasser si nous commençons dès aujourd’hui à résister, à construire une alternative et à inventer une société réellement démocratique, bâtie sur la solidarité et débarrassée des oppressions.

 

tract PDF : http://alternativelibertaire.org/IMG/pdf/2012-01-24_crise.pdf

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 17:15

Texte sur le site d'Alternative Libertaire, http://alternativelibertaire.org/

 

Sécu, RSA

Le mythe utile des « profiteurs » (malades, chômeurs…)

Le candidat Sarkozy et l’UMP avaient certifié qu’ils s’attaqueraient sans coup férir à celles et ceux qui osaient abuser du système social français. Chose promise, chose due : en ces temps de crise économique, c’est en priorité contre les malades et les chômeurs qu’il faut agir.

Responsabiliser : telle est la formule magique, répétée sans relâche par les membres du gouvernement. « Si jamais, quand vous tombez malade, cela n’a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n’est pas très responsabilisant » a affirmé par exemple Laurent Wauquiez, avec sa morgue habituelle [1], reprenant là une vieille antienne de la droite et de l’extrême-droite [2] qui n’ont pas cessé de fustiger, au cours des dernières années, les acquis sociaux conquis au fil du temps par le salariat. Tirant les conclusion de ce fallacieux discours, la droite a pris la décision en novembre de faire passer de trois à quatre jours le délai de carence pour les salarié-e-s du privé – à savoir le laps de temps pendant lequel les travailleuses et les travailleurs malades ne sont pas remboursé-e-s par l’assurance maladie. Par ailleurs, dans le secteur public, les fonctionnaires subiront désormais un jour de carence eux aussi. Une mesure d’équité, serinent à tout vent les porte-parole de l’UMP, en tentant de dresser les salariés les uns contre les autres ; mais la réalité est quelque peu différente.

En fait, un certain nombre d’entreprises privées assuraient, sur la base de conventions collectives particulières et à partir de leurs fonds propres, le remboursement des salariés malades durant les trois jours de carence. Selon le très optimiste – et très sarkozyste – Christian Jacob, près de 75 % des entreprises palliaient de la sorte les insuffisances de la sécurité sociale. Quelle que soit la justesse de cette proportion, il apparaît clairement que le rallongement du délai va contribuer à l’effritement du pourcentage en question. Dès lors, tous les salariés ne seront pas égaux face à la maladie. Les agents publics – fonctionnaires ou non-titulaires – se trouvent quant à eux dans une situation inédite et ne disposent pas de ce genre d’aménagement. Leurs mutuelles vont vraisemblablement s’adapter, au prix d’une révision à la hausse des cotisations. En fin de compte, ce sont les salariés du privé travaillant dans les PME qui souffriront le plus de cette réforme, puisque leurs employeurs n’ont pas les moyens de rembourser leurs jours de carence. Or, c’est dans ce genre d’entreprise que l’on retrouve un nombre important de personnes qui exercent des métiers pénibles, et qui sont par conséquent beaucoup plus exposées au risque de maladie. Plusieurs médecins ont d’ailleurs dénoncé cette injustice patente, à l’image de Claude Leicher, le président du syndicat de généralistes MG France [3].

Quand on sait combien d’arrêts maladie sont refusés par les salarié-e-s eux-elles-mêmes qui craignent pour leur emploi et subissent déjà les effets de la pression au travail, sous-entendre que les travailleurs et les travailleuses malades sont avant tout des profiteurs, dilapidant sans remords l’argent public, est tout simplement un scandale. D’autant plus quand on songe à la politique menée par Sarkozy depuis son élection : distribution généreuse de cadeaux fiscaux aux riches en début de mandat, suivi par un renflouement massif et inconditionnel des banques… La réforme de la sécurité sociale n’est qu’un élément parmi d’autres, dans cette consécration des inégalités. En témoigne par exemple une autre décision prise en novembre dernier, qui impose un travail mensuel de 7h aux bénéficiaires du RSA – et crée au passage une armée de réserve de travailleurs précaires, au lieu de favoriser la création de nouveaux emplois.

La ligne générale est claire : ériger en coupables celles et ceux qui éprouvent les conséquences destructrices de l’exploitation capitaliste.

Boris (Paris Sud)

 

 

 

 

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